LA QUOTIDIENNE DU CAPC 9 SEPTEMBRE 2020
Les sujets du Jour :
Comment sécuriser le financement de ses chaînes d’approvisionnement ? (The conversation)
L'inflation annuelle de l'OCDE augmente légèrement à 1.2% en juillet 2020 (OCDE)
Le genre doit être au cœur des initiatives de relance économique face au COVID-19 en Afrique (UNECA)
Ghana: le Royaume-Uni octroie 79 millions € pour les travaux de l’axe Tema – Aflao, section du corridor Lagos – Abidjan (Agence ecofin)
UEMOA : Plus de 18.698 milliards de FCFA d’importations de biens opérées par les Etats en 2019 (Financial Afrik)
Les entreprises d’Estonie et d’Afrique de l’Est ont signé un accord de coopération dans les TIC (Agence ecofin)
La CEEAC se dote d’une commission pour accélérer son intégration (Agence ecofin)
En créant sa propre régie en charge du dragage, le port de Douala projette une économie annuelle de 10 milliards de FCFA (Agence ecofin)
Statistics Mauritius : Le trafic passager en recul de 52,2% (Le mauricien)
Afrique du Sud : à nouveau, plusieurs entreprises publiques réclament un soutien financier de l'Etat (Agence ecofin)
Mauritanie : le FMI valide une augmentation du montant de l'accord FEC et décaisse 52 millions $ pour l'Etat (Agence ecofin)
L’Egypte souhaite exporter ses 10 GW de surplus vers l’Europe et le reste de l’Afrique (Agence ecofin)
ANNONCE IMPORTANTE : enquête
Conformité avec les Règles d'origine, mesures SPS et normes techniques des Accords commerciaux en Afrique - La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) mène une étude comparative axée sur deux mesures non tarifaires dont le respect revêt un aspect crucial pour que les opérateurs puissent bénéficier d'un accès au marché à des conditions préférentielles : (1) les règles d'origine (RdO) et (2) les mesures relatives aux obstacles techniques au commerce (OTC) et aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS). Dans cette optique, nous vous demandons de bien vouloir nous apporter votre soutien et de participer à une enquête de 10 minutes. Votre participation est essentielle pour nous aider à mieux comprendre les obstacles qui empêchent les opérateurs privés de tirer pleinement parti des possibilités découlant des accords commerciaux, et pour nous permettre de mieux aider les décideurs politiques à concevoir des accords commerciaux plus inclusifs. CAPC
Mots Clés: Afrique, Accords commerciaux, Normes, SPS, OTC, RdO
INTERNATIONAL
Comment sécuriser le financement de ses chaînes d’approvisionnement ? - Avec le fort ralentissement du commerce international, les chaînes d’approvisionnement (ou « supply chains ») ont fait l’objet de nombreux débats ces derniers mois. Si les experts et journalistes ont surtout focalisé leurs analyses sur la question des ruptures d’approvisionnement à l’échelle mondiale ou la problématique de l’optimisation et de la relocalisation des chaînes de valeur, la question du financement des supply chain a, elle, peu été abordée. Or, pour fonctionner efficacement, les supply chains nécessitent d’être bien financées. Nous pouvons résumer ce concept à travers ce qu’on appelle la « supply chain finance » (SCF). Selon l’entreprise de supply chain finance Prime Revenue, elle se définit comme « un ensemble de solutions qui améliorent les flux de trésorerie en permettant aux entreprises d’optimiser leurs conditions de paiement à leurs fournisseurs tout en offrant la possibilité à leurs grands fournisseurs et aux petites et moyennes entreprises d’être payés plus tôt ». Elle est considérée comme un outil important pour résoudre certains problèmes actuels de la chaîne d’approvisionnement, surtout durant cette période d’incertitude liée à la crise sanitaire de la Covid-19. Évolution du nombre de publications d’article sur le domaine de la supply chain finance entre 2001 et 2020. Auteurs. À ce jour, la littérature sur la supply chain finance est encore peu développée bien qu’en forte croissance. En effet, la plupart des études antérieures ont été orientées vers l’étude des flux d’information et des flux physiques de la supply chain. Par ailleurs, très peu d’études empiriques sont axées sur l’analyse de la supply chain finance. C’est pourquoi, dans le cadre de notre étude, nous avons cherché à évaluer le niveau actuel de la recherche en supply chain finance. (The conversation)
Mots Clés: Chaines d’approvisionnement, Financement
L'inflation annuelle de l'OCDE augmente légèrement à 1.2% en juillet 2020 - L'inflation annuelle dans la zone OCDE a légèrement augmenté à 1.2% en juillet 2020, contre 1.1% en juin. Les prix de l'énergie ont moins diminué en juillet (moins 8.4% en glissement annuel) qu’en juin (moins 9.5%) tandis que l'inflation des prix des denrées alimentaires a ralenti à 3.8%, contre 4.6% en juin. Hors alimentation et énergie, l'inflation de l'OCDE a également légèrement augmenté à 1.7% en juillet 2020, contre 1.6% en juin. En juillet 2020, l'inflation annuelle a augmenté en France (0.8% contre 0.2% en juin 2020), aux États-Unis (1.0% contre 0.6%), au Royaume-Uni (1.1% contre 0.8%), et au Japon (0.3% contre 0.1%). En revanche, l'inflation annuelle a fortement diminué en Allemagne (moins 0.1% contre 0.9% suite à une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à compter du 1er juillet 2020) et au Canada (0.1% contre 0.7%). En Italie, les prix ont continué à baisser pour le troisième mois consécutif, à moins 0.4 % contre moins 0.2 % en juin 2020. Dans la zone euro, l’inflation annuelle, mesurée par l’IPCH1, a augmenté légèrement à 0.4% en juillet, contre 0.3% en juin. Hors alimentation et énergie, l’inflation annuelle a augmenté plus fortement à 1.2% après 0.8% en juin. L’estimation rapide2 d’Eurostat pour août pour la zone euro indique une inflation annuelle chutant à moins 0.2% et une inflation hors alimentation et énergie ralentissant fortement à 0.4%. Parmi les économies du G20 non membres de l'OCDE, l'inflation annuelle a augmenté fortement en Arabie saoudite (à 6.1% après 0.5% en juin, suite à une augmentation des taux de TVA de 5% à 15% au 1er juillet 2020), en Afrique du Sud (à 3.2% après 2.1%) et plus modérément en Inde (à 5.3% après 5.1%), dans la Fédération de Russie (à 3.4% après 3.2%), en Chine (à 2.7% après 2.5%) et au Brésil (à 2.3% après 2.1%). L'inflation annuelle a diminué en Argentine (à 42.4% après 42.8%) et en Indonésie (à 1.2% après 1.7%). L’inflation annuelle dans l’ensemble de la zone du G203 a augmenté à 2.5%, contre 2.3% en juin. (OCDE)
Mots Clés: OCDE, Inflation
PANAFRICAIN
Le genre doit être au cœur des initiatives de relance économique face au COVID-19 en Afrique - À moins qu’une perspective genre ne soit adoptée dans les initiatives de relance post-COVID-19, la pandémie de santé mondiale en cours amplifiera les disparités existantes entre les sexes, conduisant à de pires résultats pour les femmes en termes de moyens de subsistance et de bien-être. C’est ce que déclare ce jeudi, Mme Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la Division du genre, de la pauvreté et de la politique sociale, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), dans ses remarques lors d’une campagne en ligne « Le genre est mon agenda (GIMAC) » sur les effets de la pandémie de coronavirus sur les hommes et les femmes. Mme Ruzvidzo dit que les initiatives de politique de relance face au COVID-19 doivent adopter une perspective genre afin de réduire les vulnérabilités croissantes des femmes, en particulier dans le commerce transfrontalier. « Les femmes dans les pays africains sont en général concentrées dans l’entrepreneuriat de nécessité dans le secteur des services, des activités commerciales et du commerce transfrontalier dans l’économie informelle. On s’attend à ce que les répercussions dues aux fermetures de frontières et restrictions du marché pour faire face au COVID-19 soient importantes », indique-t-elle. La Directrice de la CEA ajoute que les femmes de l’économie informelle se trouvent plus souvent dans les situations les plus vulnérables. « La prédominance des femmes dans le commerce transfrontalier informel est souvent attribuée aux contraintes de temps et de mobilité de celles-ci, ainsi qu’à leur accès limité aux ressources productives et aux systèmes de soutien, faisant de ces activités l’une des rares options dont elles disposent pour gagner leur vie », affirme Mme Ruzvidzo. Elle déclare que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) présente de nouvelles opportunités pour les femmes en Afrique, ce qui peut aider à accélérer leur autonomisation économique au lendemain du COVID -19 et des efforts de relance connexes. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, Relance économique, Genre
AFRIQUE DE L’OUEST
Ghana: le Royaume-Uni octroie 79 millions € pour les travaux de l’axe Tema – Aflao, section du corridor Lagos – Abidjan – Le projet d’agrandissement de la route Tema – Aflao au Ghana va connaitre un coup d’accélérateur. UK Export Finance (UKEF) a annoncé aujourd’hui qu’il débloquera plus de 70 millions de livres sterling (79 millions €) de financement sous forme de prêts directs et de garanties pour les travaux de réaménagement de cette grande route commerciale desservant quatre pays de la sous-région. La route Tema – Aflao sera étendue des 2 voies actuelles à 6. Le pont de la Basse-Volta à Sogakope, qui traverse le tracé routier, sera également élargi. Les travaux seront exécutés par l’entreprise britannique BHM Construction International. Partant de l’embranchement de Tema à l’est d’Accra, l’axe long de 166 km aboutit à Aflao sur la frontière togolaise dans la région de la Volta. Elle constitue une voie internationale importante qui fait partie du corridor transfrontalier Abidjan-Lagos. Cette voie est un vecteur d’intégration régionale et de coopération économique entre le Ghana et ses partenaires commerciaux de la CEDEAO, spécialement le Togo, le Bénin, le Nigeria et le Niger. En plus du soutien de l’UKEF, le projet bénéficie d’un financement de la Banque africaine de développement (BAD), du Fonds de la CEDEAO, et de l’Etat du Ghana. Rappelons que le corridor Abidjan – Lagos est une autoroute divisée en 3 lots. Le lot 1 relie Abidjan en Côte d’Ivoire à Apemenim dans la région occidentale du Ghana. Le lot 2 va d’Apemenim à Akanu, dans la région de la Volta au Ghana, et le lot 3 connecte Akanu à Lagos au Nigeria. (Agence ecofin)
Mots clés: Ghana, Infrastructure, Corridor Abidjan-Lagos
UEMOA : Plus de 18.698 milliards de FCFA d’importations de biens opérées par les Etats en 2019 – Les importations de biens en valeur FOB opérées par les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont établies à 18.698,1 milliards de FCFA (28,047 milliards d’euros) en 2019, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Comparées à 2018 où elles se situaient à 18.155,9 milliards de FCFA, ces importations connaissent une hausse de 3,0%. L’institut d’émission impute cette situation notamment à « l’augmentation des acquisitions de biens d’équipement (+12,3%) et intermédiaires (+8,3%), dont la progression a été modérée par le repli des approvisionnements en biens de consommation (-1,0%) et en produits énergétiques (-0,8%) ». Les achats extérieurs de la zone UEMOA sont composés principalement de biens de consommation courante (31,5%), de biens d’équipement (21,9%), de produits énergétiques (19,5%) et de biens intermédiaires (18,9%). Les importations de biens d’équipement, composées principalement de machines et appareils mécaniques, de machines et appareils électriques ainsi que de matériel de transport, ont progressé de 12,3% en 2019 pour s’établir à 4.811 milliards de FCFA contre 4.283,9 milliards de FCFA en 2018. Les achats de biens d’équipement occupent le deuxième rang des acquisitions de biens de l’Union, avec une part estimée à 21,9% contre 20,3% un an auparavant. « Cette évolution est imputable notamment aux différents projets d’infrastructure au Bénin dans le cadre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), aux travaux de construction et de rénovation dans les domaines aéroportuaires et hôteliers au Niger et aux divers projets socio-économiques dans les pays de l’Union notamment au Sénégal », explique la BCEAO. Ces biens d’équipement proviennent principalement du continent européen (43,7%), notamment des pays de la zone euro (35,6%). La part des acquisitions de biens d’équipement effectuées en Asie s’est fixée à 40,8% en 2019, dont 26,3% sont achetés en Chine. (Financial Afrik)
Mots clés: UEMOA, Importations
AFRIQUE DE L’EST
Les entreprises d’Estonie et d’Afrique de l’Est ont signé un accord de coopération dans les TIC - L'Association estonienne des technologies de l'information et des télécommunications (ITL) et la Commission des sciences et de la technologie de l'Afrique de l'Est (EASTECO) ont signé un accord de coopération le 31 août 2020. L’accord paraphé virtuellement a pour but d'accroître les opportunités d'exportation des entreprises estoniennes dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. Selon Urmas Reinsalu, le ministre des Affaires étrangères, « l'Estonie est sans égal en matière d'infrastructure et d'expertise dans le domaine de l'e-Etat ; c'est l'une des raisons pour lesquelles de nombreux pays et organisations souhaitent coopérer avec l'Estonie sur les questions numériques ». Pour Urmas Reinsalu, « l'une de nos missions est d'accroître la visibilité des entreprises estoniennes sur les marchés étrangers. En coopérant avec ITL, nous pouvons renforcer notre économie externe grâce à des visites à l'étranger de haut niveau, des ambassades numériques pop-up et un échange d'informations proactif ». La coopération avec l’ITL ouvrira aux entreprises estoniennes les marchés du Kenya, Rwanda, Ouganda, Tanzanie, Burundi et Soudan du Sud. (Agence ecofin)
Mots clés: Estonie, Afrique de l’est, Entreprises, Numérique
AFRIQUE CENTRALE
La CEEAC se dote d’une commission pour accélérer son intégration - La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) est désormais dirigée par une Commission dont la tâche est de s’atteler à l’intégration des onze pays de la région. La nouvelle équipe a été installée mardi 1er septembre à Libreville, siège de l’institution, en remplacement du secrétariat général dissous en vue de mettre en œuvre les réformes censées mener à cet objectif. La nomination des membres de la Commission de la CEEAC a été actée depuis le 30 juillet, lors de 17e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de cet organisme sous-régional. Tenue par visioconférence, elle était présidée par le Gabonais Ali Bongo qui a passé, à l’occasion, le flambeau du président en exercice de la CEEAC à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, désigné par acclamation. Pour ce nouveau départ, les onze chefs d’État membres de la CEEAC ont à leur tour désigné l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo à la présidence de l’institution. Au moment de sa prise de fonctions ce mardi, il a indiqué que la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes entre les États membres seraient les priorités de son mandat de cinq ans. « Pendant ce mandat, on devra résoudre la situation en RCA ; il y a aussi la situation en République démocratique du Congo ; Boko Haram au Tchad et au Cameroun. Ce sont des défis que l'on doit relever parce que si l'on n'a pas la paix dans ces pays, nous n'aurons pas le développement dans la sous-région », a-t-il noté d’emblée sur RFI, avant de soulever d’autres difficultés qui plombent l’intégration. « On a le problème des visas. Moi-même je suis Angolais, pour venir au Gabon, je dois demander un visa. Ce n'est pas normal », a-t-il dit. La 17e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC était axée sur la réforme institutionnelle de l’institution sous-régionale. Celle-ci avait été ordonnée le 25 mai 2015 par ces derniers réunis à N’Djamena, capitale du Tchad, pour améliorer l’efficacité de la communauté. (Agence ecofin)
Mots Clés: Afrique centrale, CEEAC, Intégration
En créant sa propre régie en charge du dragage, le port de Douala projette une économie annuelle de 10 milliards de FCFA - Suite à l’installation du top management de la régie en charge de son dragage, le 27 août, le Port autonome de Douala (PAD) projette de réaliser un gain annuel d’environ 10,46 milliards de FCFA. A titre d’illustration, sur les cinq dernières années, le coût moyen annuel des travaux du dragage se chiffrait à 17,16 milliards de FCFA. Or, les prévisions liées à la gestion du dragage en régie, le coût moyen annuel de l’ensemble des activités de dragage du port de Douala-Bonabéri se situera à environ 6,7 FCFA sur les cinq prochaines années. Soit un gain annuel de plus de 10 milliards. « Sur la base de l’analyse temporelle des activités de dragage et du calcul des critères clés de rentabilité du projet, l’on tire comme principal enseignement que le PAD engrangera d’importants gains grâce à la mise en œuvre de l’autonomisation du dragage », apprend-on de l’autorité portuaire. Elle juge que le mode de gestion de cette activité, marqué par son externalisation, à travers la passation des marchés aux opérateurs privés, pour la plupart étrangers, à des coûts exorbitants et prohibitifs grevait douloureusement la trésorerie du PAD. Il fallait donc trouver une solution adéquate et efficace. Dans ce sens, la mise sur pied de la Régie en charge du dragage au sein du Port autonome de Douala vise donc : la maîtrise et la réduction drastique des coûts de dragage ; la réduction des coûts du passage, l’attractivité et la compétitivité dudit port. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, Port de Douala, dragage, économie
AFRIQUE AUSTRALE
Statistics Mauritius : Le trafic passager en recul de 52,2% - Les derniers relevés émanant de Statistics Mauritius, font état d’une chute de 52,2% du trafic passager pour le premier semestre de l’année, en comparaison avec la même période l’année dernière. Les départs et arrivées pour la période de janvier à juin 2020 totalisaient seulement 424 127 personnes, contre 887 787 au premier semestre 2019. S’agissant plus particulièrement des arrivées touristiques, elles ont reculé de 53,1% au premier semestre 2020, comparé à la même période en 2019. La baisse est flagrante sur les principaux marchés touristiques : France (-45,5%), Allemagne (-42%), Réunion(-52,1%), Royaume-Uni (-63,7%), Afrique du Sud (-65,4%), Inde (-69,9%), Italie (-56,2%), Suisse (-59,2%), Autriche (-32,3%) et République Tchèque (-34,9%). De même, le taux de remplissage hôtelier au premier semestre de l’année a dégringolé à 34%, comparé à 69% l’année dernière. (Le mauricien)
Mots clés: Maurice, Tourisme
Afrique du Sud : à nouveau, plusieurs entreprises publiques réclament un soutien financier de l'Etat - Plusieurs entreprises publiques ont à nouveau réclamé une aide financière de l’Etat pour se maintenir à flot. C’est ce que rapporte l’agence de presse Reuters, citant un document officiel transmis au Parlement ce mardi. Selon le média, il s’agit entre autres de la Poste sud-africaine et du diffuseur public South African Broadcasting Corporation (SABC) qui ont demandé une nouvelle aide de la part de leur gouvernement. Ainsi, 4,9 milliards de rands (294 millions $) ont été réclamés par la Poste sud-africaine tandis que la SABC estime avoir besoin de 1,5 milliard de rands (90 millions $). Ces fonds devraient servir à aider ces entreprises à maintenir leurs activités dont la poursuite a été rendue difficile par les conséquences de la pandémie de covid-19. Cette annonce intervient alors que l’Afrique du Sud est confrontée à une contre-performance de ses entreprises publiques qui ont absorbé des milliards de dollars de fonds publics ces dernières années. Le cas de l’entreprise nationale d’électricité, Eskom, et de la compagnie nationale aérienne, South African Airways (SAA) illustre mieux cette situation ; la dernière roulant d’ailleurs à perte depuis 2011 même après avoir été placée sous perfusion d’argent public. Notons qu’une injection de 3,5 milliards de rands (211 millions $) est également réclamée par la société aéroportuaire ACSA pour survivre au coronavirus qui a drastiquement réduit les voyages internationaux. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Entreprise publique, Aide
AFRIQUE DU NORD
Mauritanie : le FMI valide une augmentation du montant de l'accord FEC et décaisse 52 millions $ pour l'Etat – La Mauritanie bénéficiera d’un financement de 52 millions $ de la part du Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié ce mercredi 2 septembre 2020. Le nouveau décaissement s’inscrit dans le cadre d’une augmentation du montant de l’accord de facilité élargie de crédit (FEC) conclu en décembre 2017 entre l’institution de Bretton Woods et le gouvernement mauritanien. Initialement de 164 millions $, l’accord passe à 193 millions $. Cette situation a été motivée par les conséquences de la pandémie de covid-19 qui au-delà de la crise sanitaire a créé une crise économique inquiétante en augmentant les besoins en investissements, tout en restreignant les sources de revenus de l’Etat. Ainsi, cinq mois après le décaissement d’un financement d’urgence de 130 millions $ en faveur de Nouakchott, le FMI vient d’approuver un nouveau financement de 52 millions $ pour aider les autorités mauritaniennes à poursuivre leurs réformes. Celles-ci visent à mieux gérer le déficit budgétaire afin de faciliter la mise en œuvre des dépenses sociales prioritaires, rééquilibrer la balance des paiements, et assurer la stabilité macroéconomique. (Agence ecofin)
Mots clés: Mauritanie, FMI, Crédit
L’Egypte souhaite exporter ses 10 GW de surplus vers l’Europe et le reste de l’Afrique – L’Egypte a entamé des discussions sur ses ambitions d’exporter de l’énergie en direction des autres pays de l’Afrique et vers l’Europe. Le pays compte s’appuyer sur sa production à faible coût à partir des énergies renouvelables pour devenir un hub énergétique régional, a affirmé Ayman Soliman, le PDG du Fonds souverain égyptien. « Nous sommes en discussion avec des investisseurs européens en infrastructure, les conseillers et les traders en énergie pour évaluer la viabilité de cette option ainsi que l’appétit des marchés. Nous sommes intéressés par les économies industrialisées qui ont besoin d’énergie et sont soucieuses de préserver leur environnement », a affirmé le responsable. Le pays qui exporte déjà du gaz, produit actuellement 50 GW d’électricité, dont 10 GW d’excédent. Il produit actuellement 8,6 % de son énergie à partir du renouvelable et compte faire passer cette part à 20 % d’ici 2022 et à 40 % d’ici 2035. Cet excédent contraste avec le déficit énergétique auquel le pays a dû faire face durant la décennie écoulée, principalement en 2013 en raison de sa croissance démographique particulièrement soutenue. Le Fonds souverain égyptien a obtenu l’aval du ministère de l’Energie pour engager des investisseurs sur ce plan d’exportation d’énergie. « Nous identifions des acteurs pertinents en Afrique afin de les associer à ce plan et sommes également en discussion avec plusieurs fonds souverains », a affirmé Ayman Soliman. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Electricité, Exportation, Europe
