LA QUOTIDIENNE DU CAPC 10 SEPTEMBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

Enquête : Conformité avec les Règles d'origine, mesures SPS et normes techniques des Accords commerciaux en Afrique (CAPC)

« Pas d’inflation, plus de crédit : les bourses vont aimer, pas forcément tout de suite »  (Le cercle des economistes)

Hausse des cours mondiaux des produits alimentaires en août (FAO)

Un plan de secours de € 12 millions en faveur du café en Afrique (Commod Africa)

Mali : perturbations des opérations sur le marché des obligations de l'UEMOA (Agence ecofin)

CFA 1 milliard pour aider le vivrier face à la Covid en Côte d'Ivoire (Commod Africa)

Ouganda : l'Etat risque de perdre jusqu'à 2 milliards $ de revenus touristiques en 2020  (Agence ecofin)

Fiscalité : les Gabonais paient-ils de moins en moins leurs impôts ?  (Gabon review)

Cameroun : BGFI s’accorde avec l’Etat sur un soutien de 10 milliards FCFA aux PME (Agence ecofin)

Angola: Mota-Engil remporte un contrat de 280 millions € pour la réhabilitation d’un corridor vers la RDC (Agence ecofin)

Le Zimbabwe anticipe une récolte de maïs record de 3,6 millions de tonnes en 2020/2021  (Agence ecofin)

Maroc-Afrique : « Les principaux concurrents du royaume sont Pretoria, Alger et Paris (Jeune Afrique)

Algerie : l’agriculture et le btph en progression malgré la baisse de la croissance économique en 2019  (Maghreb emergent)

 

ANNONCE IMPORTANTE : enquête

Conformité avec les Règles d'origine, mesures SPS et normes techniques des Accords commerciaux en Afrique - La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) mène une étude comparative axée sur deux mesures non tarifaires dont le respect revêt un aspect crucial pour que les opérateurs puissent bénéficier d'un accès au marché à des conditions préférentielles : (1) les règles d'origine (RdO) et (2) les mesures relatives aux obstacles techniques au commerce (OTC) et aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS). Dans cette optique, nous vous demandons de bien vouloir nous apporter votre soutien et de participer à une enquête de 10 minutes. Votre participation est essentielle pour nous aider à mieux comprendre les obstacles qui empêchent les opérateurs privés de tirer pleinement parti des possibilités découlant des accords commerciaux, et pour nous permettre de mieux aider les décideurs politiques à concevoir des accords commerciaux plus inclusifs. CAPC

Mots Clés: Afrique, Accords commerciaux, Normes, SPS, OTC, RdO

 

INTERNATIONAL

« Pas d’inflation, plus de crédit : les bourses vont aimer, pas forcément tout de suite » - 1% d’inflation sous-jacente des ménages sur un an en juillet aux États-Unis, hors alimentation et énergie, alors que Jerome Powell, le Président de la Banque Centrale Américaine, en veut 2% à 2 ans ! C’est l’un de ses deux objectifs : l’inflation autour de 2%, avec le plus faible taux de chômage possible, le second. Pourquoi donc un tel manque d’inflation, que faire pour le combler ? Ce sont là les questions qui le taraudent ce jeudi 27 août, à l’occasion de sa conférence (virtuelle) à Jackson Hole, devant ses collègues banquiers centraux et tous les marchés du monde. Mais au fond, 1%, c’est facile à expliquer : le COVID-19 ! Il fait monter le taux de chômage américain à 10,2%. Et pour le taux de chômage au plus bas, son second objectif : le COVID-19 ! Mais Jerome Powell sait bien qu’il ne s’en sortira pas aussi facilement, car une autre question est dans tous les esprits depuis plusieurs mois : au premier trimestre 2020, donc avant le virus, l’inflation était à 1,8%, donc au-dessous de 2%, mais pour un taux de chômage à 3,5%, « en plein emploi » ! Pourquoi, en janvier, si peu d’inflation pour si peu de chômage et comment faire, à partir de septembre, pour retrouver 2% d’inflation, avec quel taux de chômage et quand ?

-0,2% d’inflation en août en zone euro, c’est évidemment pire, avec un taux de chômage à 7,9% : c’est le virus qui est derrière la baisse des prix et la remontée de l’inflation, mais là encore il n’explique pas tout. En janvier, l’inflation était à 1,4% et le taux de chômage à 7,4%. En zone euro, il n’y avait, déjà, là aussi, pas assez d’inflation. Que va faire Jerome Powell ? Se compliquer la tâche ! Il annonce, ce 27 août, qu’il veut désormais 2% d’inflation en moyenne à moyen terme, donc qu’il acceptera plus de 2%, sachant surtout qu’il veut un taux de chômage faible plus « inclusif », qui tiendra compte de ce qui se passe dans les communautés dont les revenus sont « moyens ou faibles ». Donc pas de chiffre global de taux de chômage : des indicateurs plus fins et locaux seront préférés. Pour les marchés, l’inflation pourra donc aller jusqu’à 2,5% sinon plus, avec des taux d’intérêt qui resteront très longtemps très bas, et la politique de quantitative easing va durer, aussi, très longtemps. Que va faire Christine Lagarde ? Dans six mois, elle fera le même exercice d’aggiornamento que Jerome Powell, mais se compliquera différemment la tâche ! Elle cherchera à avoir une politique monétaire qui réduise les inégalités – ce qui se rapproche du plein emploi « inclusif » de Jerome Powell – et à participer, en plus, à la lutte contre le réchauffement climatique. Ceci implique des financements sélectifs, normalement opposés aux règles de neutralité de la BCE et des horizons très longs. Mais, pour les marchés, l’inflation devra monter jusqu’à 2% sinon bien plus, avec des taux très longtemps très bas et une politique de quantitative easing qui va durer, aussi, très longtemps – comme avec Jerome Powell !  (Le cercle des economistes)

Mots Clés: Banques centrales, Inflation, Bourses

Hausse des cours mondiaux des produits alimentaires en août - Les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu leur troisième mois consécutif de hausse en août, sous l'effet d'une demande globalement plus forte et de l'affaiblissement du dollar des États-Unis, selon un rapport publié aujourd'hui par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'indice FAO des prix des produits alimentaires, qui suit les cours internationaux des produits alimentaires de base les plus couramment échangés, s'est établi en moyenne à 96,1 points en août, soit en hausse de 2,0 pour cent par rapport à juillet et à son niveau le plus haut depuis février 2020. L'indice FAO des prix des céréales a progressé de 1,9 pour cent par rapport à juillet, pour s'établir en moyenne 7,0 pour cent au-dessus de sa valeur d'août 2019, la hausse étant due majoritairement aux céréales secondaires. Les cours du sorgho ont grimpé de 8,6 pour cent par rapport à juillet et de 33,4 pour cent par rapport à leur niveau de l'année dernière à la même période, principalement sous l'influence de la forte demande à l'importation émanant de Chine. Les prix du maïs ont augmenté de 2,2 pour cent en raison de la crainte que les dégâts subis par les cultures dans l'Iowa aient une incidence sur l'offre. Les cours internationaux du riz ont également progressé, du fait du resserrement saisonnier des disponibilités et de la croissance de la demande africaine. L'indice FAO des prix du sucre a enregistré une hausse de 6,7 pour cent par rapport au mois précédent, qui s'expliquait par la perspective d'une production réduite du fait des conditions météorologiques défavorables dans l'Union européenne et en Thaïlande, deuxième exportateur mondial de ce produit, ainsi que par la forte demande à l'importation émanant de Chine. L'indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 5,9 pour cent, compte tenu de l'affermissement des cours de l'huile de palme en particulier, mais aussi de ceux des huiles de soja, de tournesol et de colza. Ces évolutions sont essentiellement le reflet des ralentissements de la production qui sont attendus dans les principaux pays producteurs d'huile de palme, dans un contexte où la demande mondiale à l'importation est forte. L'indice FAO des prix des produits laitiers est demeuré pratiquement inchangé par rapport à juillet: les cours du fromage et du lait entier en poudre ont baissé face à la perspective d'importantes disponibilités saisonnières à l'exportation en Océanie, mais les cours du beurre ont augmenté sous l'effet du resserrement des disponibilités à l'exportation en Europe qui a fait suite à la réduction de la production de lait, elle-même imputable à la vague de chaleur du mois d'août. (FAO)

Mots Clés: Alimentation, Cours mondiaux, US Dollar, Demande

 

PANAFRICAIN

Un plan de secours de € 12 millions en faveur du café en Afrique - Comment atténuer l’impact de la pandémie du Covid-19 sur la filière café en Afrique déjà fragilisée par des cours mondiaux bas ? L'Organisation interafricaine du café (OIAC) avec l'Organisation internationale du café (ICO) et le Centre pour l'agriculture et les biosciences internationales (CABI) ont pris le taureau par les cornes avec la mise en place d’un programme d’intervention d’urgence pour soutenir le secteur du café en Afrique et ses millions de caféiculteurs. Une filière qui devrait enregistrer des pertes d’exportations évaluées entre $100 et $200 millions et ainsi toucher potentiellement 6,6 millions d’emplois dans la secteur du café, en particulier dans la région de l’Afrique de l’Est, observe l’ICO. Planifié sur une période de trois ans avec une enveloppe d’environ €12 millions sur onze pays, l’initiative est une réponse directe à la pandémie du Covid-19 qui a heurté de plein fouet la filière café. « Dans l'immédiat, le programme se concentrera sur la construction d'un système permettant aux petits producteurs de café de gagner leur vie en incorporant systématiquement des cultures nutritives de grande valeur qui fournissent un revenu en dehors de la saison du café. Il garantira par conséquent que les pays producteurs restent en sécurité alimentaire dans un contexte de réduction des importations de produits alimentaires due à la Covid-19 et atténuera les futures perturbations », affirme Denis Seudieu, économiste en chef de l’ICO dans un communiqué. Les cultures complémentaires permettront, outre d’assurer une certaine sécurité tant au niveau des revenus qu’alimentaire, le développement de PME  rurales dans le domaine de l'agrégation, du classement, de l'emballage et de la distribution du café et des produits des cultures associées ajoute Morris Akiri, directeur régional de CABI. (Commod Africa)

Mots clés: Afrique, Café, Covid-19

 

AFRIQUE DE L’OUEST 

Mali : perturbations des opérations sur le marché des obligations de l'UEMOA  Le coup de force survenu au Mali a perturbé les activités du pays sur le marché des capitaux de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, a pu apprendre l'Agence Ecofin des informations de marché. Le 26 août 2020, une émission d'obligations assimilables du Trésor d'un montant de 30 milliards FCFA a été « reportée à une date ultérieure ». L'Agence UMOA-Titres qui organise le marché des emprunts sur émission des titres dans cette sous-région n'a pas donné des précisions sur les motifs de ce report. « Au nom du Trésor public du Mali, l’Agence remercie l'ensemble des investisseurs pour le soutien constant aux initiatives de financement des actions de développement de l’Union », a simplement expliqué l'institution. Il n'est pas certain que le Mali soit sur le marché monétaire de l'UEMOA les 9 et 23 septembre prochains comme le prévoit le calendrier d'émission des titres du pays. L'incertitude plane aussi sur sa capacité à rembourser 51,43 milliards FCFA représentant les montants principaux et les intérêts des emprunts sur titres, qui arrivent à maturité entre le 1er et le 26 septembre 2020. Cette situation pèse en première ligne sur les investisseurs maliens qui détiennent l'essentiel des titres publics émis par le pays sur le marché de l'UEMOA (403 milliards FCFA). Les investisseurs burkinabè (210 milliards FCFA) constituent le deuxième groupe qui suit de près la situation. (Agence ecofin)

Mots clés: Mali, Coup de force, Marché des capitaux, UEMOA

CFA 1 milliard pour aider le vivrier face à la Covid en Côte d'Ivoire  En Côte d'Ivoire, un fonds de FCFA 1 milliard (€ 1,52 million) a été mis à la disposition de l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV) pour aider les acteurs de la filière à faire face à la pandémie de coronavirus, a annoncé hier son directeur central Gnenye Adou Bernard. Une partie sera utilisée pour l’acquisition de matériel de protection pour les usagers des différents marchés et le reste pour les frais relatifs à la collecte des données sur ce secteur du vivrier, précise l'AIP. Ce fonds fait partie du plan d’actions de l’Etat de 4,4 milliards (€ 6,6 millions) et FCFA 1,2 milliard (€ 1,8 million) de la Banque mondiale pour atténuer l’impact de la Covid sur la commercialisation vivrière et assurer la disponibilité en produits de qualité à des prix abordables, notamment pour les consommateurs du district d’Abidjan. Samedi prochain, le plan d’action "Mise en marché des produits vivriers" sera lancé à Yamoussoukro dans le cadre du programme d’urgence du secteur agriculture face au coronavirus. D'autre part, la branche d'Alépé de l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANDER), qui couvre les départements d'Alépé et de Grand-Bassam, a distribué des kits agricoles aux coopératives et producteurs de vivriers et cultures maraîchères dans les sous-prefectures d'Alépé, de Bongo et de Bonoua. "Ces kits sont composés de semences, d'engrais et de pesticides. C'est au total 63 ha de semences de piment, de gombo et de concombre ; 191 ha de bouture de maniocs puis 30 ha de rejets de bananes qui seront distribués", a précisé le responsable Kouadio Brou Edmond. (Commod Africa)

Mots clés: Côte d’ivoire, Covid-19, Agriculture vivrière

 

AFRIQUE DE L’EST

Ouganda : l'Etat risque de perdre jusqu'à 2 milliards $ de revenus touristiques en 2020 - L’Ouganda pourrait perdre jusqu’à 2 milliards $ de recettes touristiques cette année. C’est ce qu’a indiqué Godfrey Ssuubi Kiwanda, ministre ougandais du Tourisme. L’anticipation de ces pertes importantes pour l’économie du pays est-africain est due aux restrictions de transport mises en œuvre partout dans le monde pour freiner la propagation du coronavirus. L’Ouganda qui dépend fortement des touristes européens, américains, japonais, chinois et indiens pour attirer des devises étrangères a vu sa manne touristique fondre ces derniers mois, notamment en raison de la rapide propagation de la pandémie dans ces régions et pays. Même si le gouvernement envisage de rouvrir ses frontières aériennes dans le cadre de l’assouplissement des mesures restrictives, il faudrait encore plusieurs mois pour voir le secteur touristique ougandais revenir à son niveau d’avant le coronavirus. D’ailleurs, indique le ministre Kiwanda, des discussions sont actuellement en cours pour obtenir une aide de la Banque mondiale en faveur du secteur. L’annonce intervient quelques mois après la déclaration du président Yoweri Museveni, indiquant que son pays s’attendait à perdre plus d’un milliard de dollars de revenus touristiques par an. D’après le FMI, la diminution du flux de touristes dans le pays devrait faire chuter de 54% les recettes touristiques prévues pour l’année fiscale 2019-2020, et de 52% celles de l’exercice suivant. (Agence ecofin)

Mots clés: Ouganda, Revenu fiscal, Tourisme

 

AFRIQUE CENTRALE

Fiscalité : les Gabonais paient-ils de moins en moins leurs impôts ? - Si le recouvrement effectué jusqu’en fin mars a permis de rassembler plus de 100 milliards de FCFA d’impôts directs au terme des trois premiers mois de l’année courante, ce chiffre cache mal un déficit de plus de 14% par rapport au 1er trimestre 2019, qui laisse penser que les Gabonais n’honorent plus assez leurs obligations fiscales, mais qui résume en réalité l’impact du Covid-19 sur l’économie nationale. La crise due à la pandémie du Covid-19 s’étant officiellement déclarée au Gabon le 12 mars dernier y est sans nul doute pour beaucoup : les trois premiers mois de l’année 2020 n’ont pas été positifs en termes de paiement des impôts directs. Après s’être établi à 119,2 milliards de francs CFA au 1er trimestre 2019, le recouvrement effectué jusqu’à fin mars 2020 n’a permis de rassembler que 102,1 milliards de FCFA. À la direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), l’on déplore une baisse de 14,3%. Pourtant, en dépit de ce déficit qui peut s’expliquer par la décision de la direction générale des Impôts (DGI) de réaménager le calendrier des recouvrements d’impôts pour permettre aux personnes physiques et morales de surmonter la crise due au coronavirus, les recettes hors pétrole ne s’en sont pas mal portées. Les chiffres compilés par la direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale (DGEPF) montrent au contraire que ces recettes se sont consolidées de 4,3%. « Cette consolidation des recettes hors pétroles résulte des performances réalisées en matière de recouvrement de toutes les catégories de recettes, nonobstant le retrait des recettes issues de l’impôt sur les sociétés», explique la DGEPF qui informe que, arrêtées à 1 324,5 milliards de FCFA dans la Loi de finances initiale 2020, les recettes hors pétrole se sont établies à 296 milliards de FCFA au terme des trois premiers mois de l’année, soit un taux d’exécution de 22,3%.  (Gabon review)

Mots Clés: Gabon, Fiscalité, Recouvrement, Covid-19

Cameroun : BGFI s’accorde avec l’Etat sur un soutien de 10 milliards FCFA aux PME - La filiale au Cameroun du groupe bancaire gabonais BGFI a signé ce mardi 1er septembre, un accord avec le gouvernement local visant à apporter un soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) du pays, en pleine crise de la covid-19. La Banque indique avoir mis à disposition une ligne de financement de 10 milliards de francs CFA pour accompagner la traversée de crise dans ce secteur et y booster la reprise des activités, avec l’appui technique du ministère des Finances. Il sera question en fonction de certains critères d’éligibilité tels que le secteur d’activités et le chiffre d’affaires d’apporter aux PME qui seront retenues le support qui leur fait défaut en ces temps de crise. « La pandémie de covid-19 nous a tous impactés à des degrés divers, et nous a fait réaliser à quel point nous dépendons les uns des autres. Nous ne saurions donc rester sourds aux sollicitations des différents acteurs de notre chaîne de valeurs », a fait savoir Abakal Mahamat, DG de BGFI Cameroun. Selon le rapport d’enquête du Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM) publié en avril, la proportion des PME ayant déclaré être négativement affectées par la pandémie était de 72%, pour des pertes pouvant aller jusqu’à 80%. Chez BGFI, on estime qu’il est apparu nécessaire d’intervenir rapidement afin de limiter les dégâts à travers la préservation des emplois et la sauvegarde des outils de production. Le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze représentant le gouvernement a exprimé sa satisfaction au terme de la cérémonie de signature des documents. « J’ai exprimé au directeur général la satisfaction qui est la nôtre que la BGFI se mette résolument du côté du gouvernement dans la lutte qui est celle que nous connaissons. L’appui qui nous vient de la Banque est très important au moment où le chef de l’Etat nous demande justement d’élaborer un plan de relance », a fait savoir M. Motaze en guise de commentaires.  (Agence ecofin)

Mots Clés: Cameroun, BGFI, PME

 

AFRIQUE AUSTRALE

Angola: Mota-Engil remporte un contrat de 280 millions € pour la réhabilitation d’un corridor vers la RDC - Mota-Engil a annoncé lundi avoir signé, via sa filiale en Angola, un contrat d'environ 280 millions d’euros pour la réhabilitation de la route EN230 entre les villes angolaises de Muamussanda et Saurimo. Les travaux seront réalisés en partenariat (50/50) avec l’entreprise locale Omatapalo, SA.  Dans un communiqué adressé à la Securities Market Commission (CMVM), Mota-Engil a déclaré que les travaux commenceront immédiatement. Ils sont prévus pour durer 18 mois. La portée du chantier comprend également la réalisation d’une nouvelle voie de contournement de 39,5 km au niveau de Saurimo, ce qui portera le linéaire total du projet à 306,5 km.  Mota-Engil, qui a récemment établi un partenariat stratégique avec le groupe public chinois Acom, souligne que l'EN230 est un axe stratégique en Angola, puisqu’il relie Luanda à la ville de Saurimo, traverse les provinces de Bengo, Kwanza Norte, Malange, Lunda Norte et Lunda Sul et débouche sur la République démocratique du Congo. (Agence ecofin)

Mots clés: Angola, Congo, Infrastructure, Corridor

Le Zimbabwe anticipe une récolte de maïs record de 3,6 millions de tonnes en 2020/2021 - Au Zimbabwe, les autorités tablent sur un rebond de la production de maïs durant la saison estivale 2020/2021. D’après les estimations du gouvernement, la récolte de la céréale devrait s’élever à 3,6 millions de tonnes au terme de ladite campagne, soit plus du quadruple du volume de la saison écoulée (850 000 tonnes). Selon John Basera, ministre de l’Agriculture, une superficie de 1,5 million d’hectares devrait être ensemencée avec un rendement attendu de 2,4 tonnes par hectare. Pour la réalisation de cet objectif, le pays pourrait également compter sur de bonnes pluies qui devraient tomber de manière régulière selon les prévisions des services météorologiques. Si la production anticipée se concrétisait, le Zimbabwe pourrait largement atteindre l’autosuffisance, sa consommation se situant entre 1,8 et 2 millions de tonnes par an. Le pays pourrait également reconstituer ses stocks stratégiques qui ont été durement éprouvés ces deux dernières saisons par la perturbation de la récolte en raison des mauvaises conditions météorologiques (sécheresse et cyclone). Du côté de certains analystes, on reste prudent face à l’optimisme des autorités par rapport aux prévisions de rendement même si des efforts ont été accomplis dans la fourniture de semences et d’engrais aux producteurs.  (Agence ecofin)

Mots clés: Zimbabwe, Agriculture, Production, Maïs

 

AFRIQUE DU NORD

Maroc-Afrique : « Les principaux concurrents du royaume sont Pretoria, Alger et Paris » – Radiographier les investissements directs étrangers (IDE) marocains sur le continent. C’est le travail qu’a effectué le chercheur Ahmed Iraqi, docteur en relations économiques internationales de l’Université Abdelmalek-Essaâdi de Tétouan (nord du Maroc), dans un ouvrage publié en début d’année chez L’Harmattan Géopolitique des investissements marocains en Afrique – Entre intérêt économique et usage politique. Si selon le World Investment Report 2019, la France conserve le plus important stock d’IDE sur le continent (64 milliards de dollars à la fin 2017), l’ouvrage analyse la nette progression réalisée par les acteurs économiques du royaume sur le continent. Il aborde différentes dimensions de l’offensive économique du royaume en Afrique subsaharienne, sujet très débattu, notamment depuis la demande d’adhésion du Maroc à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en 2017. Revenant sur l’histoire de l’essor des IDE, l’étude détaille leur répartition géographique et sectorielle tout en examinant leurs ressorts politiques. (Jeune Afrique)

Mots clés: Maroc, Afrique, IDE

Algerie : l’agriculture et le btph en progression malgré la baisse de la croissance économique en 2019 Selon les données consolidées de l’Office national des statistiques (ONS), la croissance économique en Algérie a atteint 0,8% en 2019 contre 1,2% en 2018. Le secteur de l’Agriculture a connu une croissance de 2,7% en 2019 contre 3,5% en 2018 alors que le BTPH, y compris les services et travaux publics pétroliers (STPP) a progressé de 3,8%, un taux stable par rapport à l’année d’avant. Le secteur de l’Industrie, a également enregistré une croissance de 3,8% en 2019, presque similaire à celle de 2018 (3,9%) alors que les services ont connu un accroissement de 3%, précisent les données de l’ONS. Le PIB nominal est passé de 20.452,3 milliards de DA en 2018 à 20.428,3 milliards de DA en 2019, enregistrant ainsi une légère baisse de 0,1% de la valeur courante. Durant l’année écoulée, le déflateur du PIB a connu une baisse de 0,9% dans le sillage des fortes baisses des prix dans le secteur des hydrocarbures. La croissance de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures est passée de +31,4% en 2018 à -7,8% en 2019. En 2019, les valeurs nominales des exportations d’hydrocarbures ont baissé. Ainsi, les exportations sont évaluées à 33,2 milliards de dollars contre 39 milliards de dollars en 2018, soit une baisse de 14,9%. Les prix moyens du brut algérien sont passés de 70,9 dollars en 2018 à 64,7 dollars l’année dernière, soit une baisse du prix du baril de 8,7%. Par tête d’habitant (PIB per capita), le PIB passe de 4.119,6 dollars en 2018 à 3.940,0 dollars en 2019, a relevé encore l’organisme public des statistiques. (Maghreb emergent)

Mots clés: Algérie, Croissance sectorielle, Agriculture, BTPH