LA QUOTIDIENNE DU CAPC 14 SEPTEMBRE 2020
Les sujets du Jour :
L’OMC à la recherche d’un directeur… et d’un avenir (La croix)
Renforcer la gouvernance des projets d’infrastructures pour ne plus gaspiller l’argent public (FMI)
Afrique: la BAD s'engage à mobiliser 25 milliards $ pour le climat d'ici 2021 (Agence ecofin)
Côte d’Ivoire : Dekel Agri-Vision se tourne vers la noix de cajou (Jeune Afrique)
Bénin : la campagne de commercialisation des amandes de karité 2020/2021 démarrera le 15 septembre (Agence ecofin)
Nigeria : la SFI soutient les industries d'emballage et de recyclage des plastiques (La tribune Afrique)
Madagascar : La Banque mondiale fournit 75 millions de dollars pour atténuer les impacts du COVID-19 et soutenir le redressement (Banque mondiale)
Centrafrique : la Banque mondiale annonce un nouveau cadre de partenariat 2021-2025 assorti de 355 millions $ d’aide (Agence ecofin)
Cameroun : vers l’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi (Agence ecofin)
Botswana : la politique énergétique nationale prévoit la construction de 600 MW de solaire et de thermique d’ici 2026 (Agence ecofin)
Zimbabwe : chute de 23,5 % des exportations de tabac à 178 700 tonnes en 2020 (Jeune Afrique)
Le Maroc ambitionne de devenir le hub automobile le plus compétitif au monde (Maghreb Emergent)
Algerie : partenariat pnd-ue pour le financement de 6 micro-projets agricoles à tala-guilef (Maghreb Emergent)
ANNONCE IMPORTANTE : enquête
Conformité avec les Règles d'origine, mesures SPS et normes techniques des Accords commerciaux en Afrique - La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) mène une étude comparative axée sur deux mesures non tarifaires dont le respect revêt un aspect crucial pour que les opérateurs puissent bénéficier d'un accès au marché à des conditions préférentielles : (1) les règles d'origine (RdO) et (2) les mesures relatives aux obstacles techniques au commerce (OTC) et aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS). Dans cette optique, nous vous demandons de bien vouloir nous apporter votre soutien et de participer à une enquête de 10 minutes. Votre participation est essentielle pour nous aider à mieux comprendre les obstacles qui empêchent les opérateurs privés de tirer pleinement parti des possibilités découlant des accords commerciaux, et pour nous permettre de mieux aider les décideurs politiques à concevoir des accords commerciaux plus inclusifs. CAPC
Mots Clés: Afrique, Accords commerciaux, Normes, SPS, OTC, RdO
INTERNATIONAL
L’OMC à la recherche d’un directeur… et d’un avenir - Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Roberto Azevêdo quitte son poste ce lundi 7 septembre de façon anticipée. Vingt-cinq ans après sa création, l’OMC se heurte à la crise du multilatéralisme. Déjà paralysée depuis plusieurs mois, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doit se trouver un nouveau directeur général. Elle entame ce lundi 7 septembre les consultations pour désigner un successeur à Roberto Azevêdo qui a annoncé en mai son départ surprise, un an avant la fin de son second mandat. Pour le remplacer, huit candidats se sont déclarés : trois Africains, deux Européens, deux Asiatiques et un Latino-Américain. Aucun ne s’impose et il est difficile de prévoir l’issue du processus, tant l’OMC apparaît aujourd’hui dans une zone de tempête.
- Les États-Unis ont mis l’OMC dans l’impasse
Donald Trump a sonné depuis des mois la charge contre l’OMC. Il a menacé de quitter l’organisation et fait en sorte qu’elle soit paralysée. Washington a notamment mis un veto systématique au remplacement des juges de l’instance d’appel de l’organe de règlement des différends, en charge de trancher les litiges commerciaux. Depuis décembre 2019, il n’est donc plus possible d’arriver à un jugement définitif sur les conflits entre États, ce qui est pourtant l’une des fonctions essentielles de l’OMC.
- La mondialisation au banc des accusés
Vingt-cinq ans après sa création en 1995, l’OMC pouvait se féliciter d’avoir accompagné le développement des échanges internationaux, mais le modèle qu’elle incarne est en crise. Pendant un quart de siècle, la valeur en dollars du commerce mondial a quadruplé. Le volume des échanges a augmenté en moyenne de 4,1 % par an depuis 1995. Mais en 2018, la tendance s’est inversée : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, hors période de crise, le commerce mondial est entré dans une phase de stagnation, et même de décrue. Les échanges ont été en recul de 0,8 % au quatrième trimestre 2019, avant même la crise du Covid. (La croix)
Mots Clés: OMC, Multilatéralisme, Crise, Directeur
Renforcer la gouvernance des projets d’infrastructures pour ne plus gaspiller l’argent public - Les populations, les entreprises et les systèmes économiques du monde entier subissent de plein fouet les effets de la COVID-19. À l’heure où les économies tournent au ralenti et où l’endettement atteint des sommets inédits, les pays ont multiplié les mesures d’urgence vitales à destination des individus et des entreprises, mais ils éprouveront d’immenses difficultés à se relever de la pandémie. L’investissement public dans les infrastructures jouera un rôle essentiel dans le redressement économique. Mais les ressources se font rares ; aussi les États doivent-ils dépenser l’argent public à bon escient en finançant les projets qui en valent la peine. Pour ce faire, les pays doivent être pourvus de solides régimes de gouvernance des infrastructures, c’est-à-dire d’institutions et de dispositifs robustes qui encadrent la planification, la répartition et la réalisation d’infrastructures publiques de qualité. Notre récent ouvrage montre comment les pays peuvent mettre au point de solides régimes de gouvernance des infrastructures. Les investissements publics accouchent trop souvent d’infrastructures onéreuses, de piètre qualité et peu utiles aux populations et à l’activité économique. Il s’agit souvent de projets de long terme, complexes et de grande envergure, qui constituent un terrain propice à la corruption, aux retards et aux dépassements de coûts. Il est indispensable de disposer de régimes solides de gouvernance des infrastructures pour limiter ce gaspillage des deniers publics. D’après nos travaux, certains dysfonctionnements conduisent les pays à gaspiller en moyenne un tiers de leurs dépenses d’infrastructures. Dans certains pays à faible revenu, cette proportion atteint des niveaux vertigineux, jusqu’à 50 %. Ces ressources mal employées représentent un potentiel considérable que les pays doivent exploiter pour redresser leurs économies sinistrées par la pandémie. Fort heureusement, la gabegie et les dépenses inutiles dans des projets d’infrastructures ne sont pas une fatalité. D’après nos estimations, la consolidation des régimes de gouvernance des infrastructures pourrait permettre d’éviter plus de la moitié de ces pertes. (FMI)
Mots Clés: Economie, Infrastructures, Investissement
PANAFRICAIN
Afrique: la BAD s'engage à mobiliser 25 milliards $ pour le climat d'ici 2021 - La Banque africaine de développement (BAD) ambitionne de mobiliser 25 milliards $ pour le financement de l’action climatique sur le continent d’ici 2021. Akinwumi Adesina, son président, a fait cette annonce lors de son investiture à la tête de l’organisation pour un second mandat. « Depuis la COP 21 à Paris, nous avons pris en compte le climat dans nos opérations. Le financement de la Banque pour le climat est passé de 9 % lorsque vous m’avez élu en 2015 à 36 % en 2019, soit une augmentation de 400 %. Nous avons maintenant pour objectif d’atteindre 25 milliards de dollars de financement climatique d’ici 2021 », a affirmé le responsable. En 2019, la BAD a alloué 3,5 milliards $ de financement propre à la lutte contre le changement climatique et à l’adaptation sur le continent. Elle prévoit d’allouer en 2020 au moins 40 % de ses allocations financières à l’action climatique. (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Climat
AFRIQUE DE L’OUEST
Côte d’Ivoire : Dekel Agri-Vision se tourne vers la noix de cajou – Alors que moins d’un cinquième de la production ivoirienne de noix de cajou est transformé à l’intérieur du pays, Dekel Agri-Vision, entreprise cotée à l’Alternative Investment Market (AIM) de Londres et spécialisée dans l’huile de palme, s’est lancée dans la création d’une unité de broyage à Tiébissou, à 40 km au nord de Yamoussoukro. Cette diversification est une manière pour l’entreprise de réduire son exposition aux aléas de la récolte des fruits de palmier en Côte d’Ivoire et aux prix internationaux de l’huile de palme. Après avoir atteint un pic d’environ 870 dollars la tonne en janvier, ces derniers ont en effet été sévèrement affectés par la crise sanitaire et le confinement, avant de retrouver récemment un niveau de 700 dollars, qui permet à Dekel de conserver une certaine rentabilité, a confié à Jeune Afrique Lincoln Moore, le directeur exécutif de l’entreprise.
- Des installations « rentables en six mois »
L’entreprise, qui n’a pas eu à recourir aux licenciements malgré ces mois difficiles et « devrait s’en sortir » sans avoir besoin de lever des fonds supplémentaires, se félicite le dirigeant, doit donc se lancer dans la transformation d’anacarde en se basant sur ses infrastructures et sa main d’œuvre originelles, dédiées jusque-là uniquement à l’huile de palme. (Jeune Afrique)
Mots clés: Côte d’ivoire, Dekel, Anacarde, Huile de palme, Prix
Bénin : la campagne de commercialisation des amandes de karité 2020/2021 démarrera le 15 septembre – Au Bénin, la campagne de commercialisation des amandes de karité 2020/2021 sera lancée le 15 septembre prochain dans la ville de Gogounou, située au nord du pays. L’annonce a été faite par le gouvernement au terme du Conseil des ministres qui s’est tenu le 2 septembre. Pour la nouvelle saison, les acteurs de la filière ont opté pour un prix d’achat de 100 Fcfa/kg, un tarif inchangé depuis déjà trois saisons. Pour accompagner le secteur, l’exécutif a notamment annoncé un appui matériel au ramassage des noix de karité afin de réduire la pénibilité de l’activité de collecte par les femmes.
« Le gouvernement entend encourager les personnes et les structures chargées de la collecte et de la transformation, à observer davantage de meilleures conditions de traitement et de stockage afin d’améliorer continuellement la qualité des produits », indique le communiqué du Conseil des ministres. Il faut souligner que la campagne pourrait s’ouvrir dans un contexte délicat pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du karité sur le continent. En effet, l’industrie du chocolat qui représente 90 % des achats totaux réalisés sous forme de noix traverse actuellement une mauvaise passe en raison de la chute de la consommation des produits liée aux conséquences de la crise du coronavirus. Certains observateurs craignent notamment que cette situation n’entraîne une baisse de la demande mondiale pour les noix, fragilisant ainsi le revenu des femmes. (Agence ecofin)
Mots clés: Benin, Karité, Prix
Nigeria : la SFI soutient les industries d'emballage et de recyclage des plastiques – La Société financière internationale (IFC), bras de la Banque mondiale chargé du secteur privé, vient d'adopter mercredi un plan de financement pour aider Engee Manufacturing Limited, un des principaux fabricants nigérians de résine PET utilisée dans les emballages de boissons non alcoolisées, d'eau en bouteille et d'autres produits ménagers et pharmaceutiques, à construire une usine de résine PET à polymérisation continue dans l'État d'Ogun qui s'approvisionnerait à plus de 20 % en matières premières à partir de déchets plastiques locaux, renforçant ainsi les secteurs du recyclage et de la fabrication au Nigeria. La nouvelle usine de polyéthylène téréphtalate (PET) d'Engee pourrait doubler le nombre de bouteilles en plastique recyclées au Nigeria grâce à un processus de collecte, de nettoyage et de traitement allant jusqu'à 30 000 tonnes de bouteilles en plastique usagées chaque année. Le pays ne dispose d'aucun système efficace d'élimination, de recyclage et de gestion des déchets plastiques et non plastiques, la plupart des déchets solides finissant dans les décharges, les égouts, et les plages. La nouvelle usine devrait être pleinement opérationnelle dans les vingt-quatre prochains mois.
- Un financement de 39 millions de dollars
La future usine sera la deuxième du genre en Afrique subsaharienne. Le montant global de financement (39 millions de dollars) comprend un prêt de premier rang « A » de 24 millions de dollars de la SFI et un prêt subordonné de 15 millions de dollars du mécanisme de financement mixte du secteur privé de l'Association internationale de développement, la branche de la Banque mondiale dédiée au pays pauvres. Engee est un acteur de premier plan dans la production de résines de bouteille au Nigeria. Il est depuis peu devenu un des fabricants de matériaux d'emballage enregistrant la croissance la plus rapide à l'échelle nationale. (La tribune Afrique)
Mots clés: Nigeria, SFI, Recyclage, Financement
AFRIQUE DE L’EST
Madagascar : La Banque mondiale fournit 75 millions de dollars pour atténuer les impacts du COVID-19 et soutenir le redressement - Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a récemment approuvé une opération d'appui budgétaire d’un montant de 75 millions de dollars en faveur de Madagascar afin d’atténuer les impacts de la crise du COVID-19. Ce financement contribuera à combler un déficit de financement budgétaire causé par la crise du COVID-19 tout en soutenant des réformes clés pour renforcer l'efficacité et la transparence de la réponse du gouvernement à la crise et jeter les bases d'une reprise durable et résiliente. « L'impact économique et fiscal de la crise du COVID-19 à Madagascar sera très important en 2020 et pourrait inverser les progrès passés réalisés en matière de réduction de la pauvreté et aggraver la fragilité. Ce financement soutiendra les efforts du gouvernement à sauver des vies, à protéger les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables et à préserver les emplois, tout en mettant en œuvre des réformes politiques et en renforçant les institutions afin de jeter les bases d'une reprise sociale et économique plus forte », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, Représentante de la Banque mondiale à Madagascar. La pandémie de COVID-19 a considérablement redéfini les perspectives économiques, notamment à cause de l'effondrement du commerce international et du tourisme. Les mesures de confinement nécessaires pour contenir la pandémie ont également eu de graves effets sur l’économie et les moyens de subsistance des populations. Dans ce contexte, l'extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, annulant trois années de baisses consécutives. Cette opération vise à atténuer l'impact immédiat de l'épidémie de COVID-19 ainsi qu’à aider à reconstruire une économie plus forte et plus résiliente. Les engagements politiques pris par le Gouvernement dans le cadre de cette opération comprennent: (i) un plan national multisectoriel d'urgence; (ii) un fonds de réponse COVID-19 dédié pour gérer de manière transparente les dépenses d'urgence; (iii) une procédure simplifiée d'ouverture de comptes individuels e-money afin de faciliter les transferts monétaires aux populations vulnérables; (iv) un plan de réponse pour soutenir le secteur privé et préserver les emplois; (v) des mesures pour maintenir la liquidité et l'accès au crédit pour les entreprises viables; (vi) une nouvelle politique de raccordement électrique et de tarification au profit des populations vulnérables; et (vii) des mesures pour renforcer la transparence de la dette. Ensemble, le programme de réformes soutenu par cette opération devrait avoir des effets positifs sur la pauvreté. (Banque mondiale)
Mots clés: Madagascar, Banque mondiale, Covid-19
AFRIQUE CENTRALE
Centrafrique : la Banque mondiale annonce un nouveau cadre de partenariat 2021-2025 assorti de 355 millions $ d’aide - La Centrafrique (RCA) bénéficiera d’un nouveau cadre de coopération avec la Banque mondiale au cours des cinq prochaines années. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié le mardi 1er septembre 2020. Le nouveau cadre de coopération vise à renforcer les investissements dans le capital humain, la connectivité, la gestion économique et la gouvernance. Il servira également à consolider la stabilisation, l’inclusion et la résilience, tout en permettant à l’Etat d’asseoir sa légitimité contestée par la présence de nombreux groupes armés sur le territoire et de stimuler la croissance. Alors que le pays, à la veille d’une élection présidentielle cruciale pour son avenir, est toujours marqué par plusieurs décennies de conflits meurtriers la crise de la covid-19 a exacerbé la pénurie en ressources financières que connaissait déjà l’Etat. Pourtant les besoins en investissement ne cessent de croître en matière d’infrastructures, mais également en matière de capital humain et on estime que 140 000 Centrafricains supplémentaires pourraient basculer dans l’extrême pauvreté. Pour financer ces investissements, la Banque mondiale se dit prête à décaisser 355 millions $ d’aide pour les trois prochaines années, à condition que « le pays poursuive son action sur la voie de la stabilisation et de la paix ». (Agence ecofin)
Mots Clés: Centrafrique, Banque mondiale, Investissement
Cameroun : vers l’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi - Le ministre délégué en charge de l’Environnement, Nana Aboubakar Djalloh, a délivré, le 24 août dernier, un certificat de conformité environnementale au ministère des Travaux publics pour avoir respecté la réglementation en matière d’étude d’impact environnemental et social dans le cadre du projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi (Par-Zik), située dans le sud du Cameroun. Ce certificat ouvre la voie à la réhabilitation et la construction de deux tronçons routiers à savoir Edéa – Kribi (120 km) et Lolabé – Campo (39 km) pour un total de 159 km. Le coût de la réhabilitation de la section de route Edéa-Kribi s’élève à 99 milliards FCFA (180,2 millions $). Le coût d’aménagement de la route Lolabé – Campo s’élève à 49,08 milliards FCFA pour la variante avec impacts significatifs sur l’environnement, et 45,64 milliards FCFA pour la variante avec impacts modérés. La durée de la réhabilitation des sections de route en étude est de deux ans. La durée de la période d’exploitation va osciller entre 15 et 20 ans. Le principal bailleur financier est la Banque africaine de développement. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, port de Kribi
AFRIQUE AUSTRALE
Botswana : la politique énergétique nationale prévoit la construction de 600 MW de solaire et de thermique d’ici 2026 - Le Botswana ambitionne d’accroître sa puissance électrique nationale de 610 MW d’ici 2026. Ces capacités seront principalement constituées par des centrales solaires et des centrales à charbon. Lefoko Moagi, le ministre de l’Energie a, en effet, affirmé qu’un appel d’offres sera lancé au début de l’année 2021 pour la mise en place d’une centrale solaire de 200 MW qui devrait être achevée d’ici 2026. La construction d’une centrale à charbon de 10 MW sera également lancée au cours de la même année et sera achevée en 2025. Le plan énergétique national adopté pour les 20 prochaines années prévoit aussi la mise en place d’une centrale photovoltaïque de 100 MW d’ici à 2022 et l’installation d’une centrale à charbon de 300 MW à l’horizon 2026. Le gouvernement prévoit de faire construire ces centrales par des développeurs privés tout en conservant la prérogative de distribution électrique à la Botswana Power Corporation (BPC). Il a récemment accordé une licence à trois développeurs pour la production de 827 MW principalement destinés à l’exportation. Le Botswana a actuellement une demande de 600 MW, mais peine à la satisfaire en raison des défaillances régulières de sa principale centrale électrique, la centrale de Morupule B (600 MW). (Agence ecofin)
Mots clés: Botswana, Energie, Electricité
Zimbabwe : chute de 23,5 % des exportations de tabac à 178 700 tonnes en 2020 - Au Zimbabwe, la filière tabac a réalisé une campagne 2020 en demi-teinte. Selon les données du Conseil de l’industrie et de commercialisation (TIMB) relayées par Reuters, les ventes de la feuille ont atteint 178 700 tonnes au terme de ladite saison, soit 23,5 % de moins qu’en 2019 (233 600 tonnes). Cette contreperformance est attribuable aux mauvaises conditions météorologiques comme la sécheresse qui a réduit les rendements de la feuille. Selon le TIMB, la filière a pu compenser toutefois l’impact de la réduction des volumes expédiés dans les centres de vente aux enchères par les gains liés à de meilleurs prix sur le marché mondial. Les producteurs ont ainsi encaissé 460,7 millions $ cette saison contre une enveloppe de 447 millions $ engrangée en 2019 pour un stock supérieur. Pour rappel, la culture du tabac implique près de 170 000 personnes. La Chine est le principal acheteur du tabac zimbabwéen. (Agence ecofin)
Mots clés: Zimbabwe, Exportations, Tabac
AFRIQUE DU NORD
Le Maroc ambitionne de devenir le hub automobile le plus compétitif au monde – Le Maroc entend tirer profit de l’ensemble des opportunités qu’offre la crise pour devenir le hub automobile le plus compétitif au monde, a affirmé le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy. Mettant l’accent sur l’impératif de tirer profit de la crise mondiale, le ministre a indiqué, dans un entretien publié vendredi dans les colonnes de “Finances News Hebdo”, que le Maroc est en mesure de devenir le hub automobile le plus compétitif au monde. La nécessité de compter davantage sur soi est également un enseignement de cette crise, a-t-il dit, précisant qu’en “faisant confiance à nos forces vives, notre pays était en mesure de monter en compétence, en production et en agilité en un temps record, malgré les contraintes sanitaires”. “Si nous réalisons des respirateurs, des lits de réanimation, des kits de test et de prélèvement en quelques semaines, imaginez ce que nous pourrions faire sur la durée”, a fait observer le ministre, poursuivant que le capital marocain doit profiter de cette confiance retrouvée et investir davantage le champ de l’automobile. Le ministre a, à ce propos, noté que le contexte international est porteur d’opportunités réelles pour le secteur. La mobilité de masse est moins plébiscitée depuis la crise, le véhicule personnel retrouve un regain d’intérêt pour les ménages, y compris dans les grandes villes, a-t-il soulevé. Il a, en outre, souligné que deux actions sont priorisées pour l’automobile, à savoir l’amélioration de la compétitivité par l’intégration locale profonde, et la décarbonation de l’écosystème pour qu’il soit performant sur le volet énergétique et parvienne à maintenir nos parts de marché à l’export. (Maghreb emergent)
Mots clés: Maroc, Automobile, Production
Algerie : partenariat pnd-ue pour le financement de 6 micro-projets agricoles à tala-guilef – Six (06) micro-projets d’exploitations agricoles seront financés au niveau du secteur de Tala-Guilef, Sud de Tizi-Ouzou, dans le cadre d’un projet d’Appui aux communautés paysannes des parcs nationaux (A.C.P.P.) en partenariat avec l’Union européenne, a rapporté samedi, un communiqué du parc national du Djurdjura (PND). Les dernières retouches à ce projet, d’un montant de 5,4 millions DA ont été finalisées lors d’une réunion tenue le 1er de ce mois de septembre, entre le PND, l’UE et l’Association de réflexion, d’échanges et d’action pour l’environnement et le développement (AREA-Ed) et les autorités locales de la commune de Ouadhias. L’organisme explique dans son communiqué que ces projets sont proposés dans l’optique d’améliorer le cadre de vie des riverains du parc par leur initiation à “produire une alimentation saine et durable adaptée à leurs besoins dans le cadre d’une stratégie globale de préservation et de promotion des ressources naturelles de la région”. Il s’agit, est-il indiqué, de la réalisation d’une pépinière afin de réhabiliter le patrimoine phytogénétique cultivé localement, d’une ferme agro écologique, d’une champignonnière de production du pleurote, d’une unité apicole de production des ruches, d’une boucherie de produits d’élevages naturels locaux, ainsi que la fourniture d’un module de vingt ruches complètes et l’aménagement du site de dépôt du rucher. (Maghreb emergent)
Mots clés: Algérie, Agriculture, Union Européenne
