LA QUOTIDIENNE DU CAPC 16 SEPTEMBRE 2020
Les sujets du Jour :
Les profits perdus des nations (Le grand continent)
La Chine facilitera davantage l'accès à son marché dans le secteur des services (People daily)
France : la reprise économique marque le pas (La croix)
150 millions d’euros de l’AFD et d’Afreximbank au profit de la finance verte en Afrique (Agence ecofin)
Banques: guerre des tranchées sur la place d’Abidjan sous fond de surliquidités structurelles (Financial Afrik)
Senegal : Commerce extérieur : Les exportations en hausse de 8,3 % en juillet (Le Soleil)
Nigeria : les fortes inondations ont détruit 25 % de la récolte rizicole prévue pour 2020/2021 (Agence ecofin)
Pourquoi les supermarchés désertent le Kenya (Jeune Afrique)
En août 2020, le Cameroun exporte 12 981 tonnes de bananes, soit une hausse de près de 10% (Investir au cameroun)
Malawi : le gouvernement accroît la résilience de 5000 ménages au changement climatique dans deux districts (Agence ecofin)
Algérie : développement des champs pétroliers et gaziers: plusieurs accords signés (APS)
Maroc : « Relance TPE » et « Damane Relance » : 22,4 milliards de DH de crédits garantis accordés pour la relance des entreprises (Maroc diplomatique)
ANNONCE IMPORTANTE : enquête
Conformité avec les Règles d'origine, mesures SPS et normes techniques des Accords commerciaux en Afrique - La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) mène une étude comparative axée sur deux mesures non tarifaires dont le respect revêt un aspect crucial pour que les opérateurs puissent bénéficier d'un accès au marché à des conditions préférentielles : (1) les règles d'origine (RdO) et (2) les mesures relatives aux obstacles techniques au commerce (OTC) et aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS). Dans cette optique, nous vous demandons de bien vouloir nous apporter votre soutien et de participer à une enquête de 10 minutes. Votre participation est essentielle pour nous aider à mieux comprendre les obstacles qui empêchent les opérateurs privés de tirer pleinement parti des possibilités découlant des accords commerciaux, et pour nous permettre de mieux aider les décideurs politiques à concevoir des accords commerciaux plus inclusifs. CAPC
Mots Clés: Afrique, Accords commerciaux, Normes, SPS, OTC, RdO
INTERNATIONAL
Les profits perdus des nations - Trois économistes, Thomas Tørsløv (Københavns Universitet), Ludvig Wier (UC Berkeley) et Gabriel Zucman (UC Berkeley), publient des estimations inédites de la part des profits des multinationales transférés dans les paradis fiscaux. En proposant des ordres de grandeur dans ce débat houleux, pris entre celui de la difficile harmonisation fiscale et la question de l’efficacité du régulateur, ils apportent une perspective inédite sur l’ampleur du phénomène d’évitement et ses conséquences.
- Le rôle des paradis fiscaux dans la pression à la baisse mondiale des taux d’imposition
L’évolution la plus frappante de la politique fiscale ces dernières décennies dans le monde est sans doute la réduction de moitié du taux moyen global d’imposition des sociétés. De fait, entre 1985 et 2018, le taux légal de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est passé de 49 % à 24 % en moyenne dans le monde. Leurs recherches utilise de nouvelles données macroéconomiques pour montrer que le transfert de bénéfices est un facteur essentiel de cette baisse spectaculaire : près de 40 % des bénéfices des multinationales ont été artificiellement transférés vers des paradis fiscaux en 2015, et cet évitement fiscal massif, comme l’incapacité à le contrôler, conduit de plus en plus de pays à renoncer à imposer les multinationales. L’explication classique de la baisse tendancielle des taux d’imposition est que la mondialisation pousse les pays à se faire de plus en plus concurrence sur le capital productif, et donc à durcir la concurrence fiscale. En réduisant ses taux, un pays peut attirer plus de machines, d’usines et d’équipements, ce qui rend les travailleurs plus productifs et in fine augmente leur salaire, etc. Cette théorie est particulièrement populaire auprès des décideurs politiques, et informe la plupart des discussions sur l’agenda de la politique fiscale, comme l’illustre la décision américaine d’abaisser leur taux d’imposition sur les sociétés de 35 % à 21 % en 2018 (CEA 2017). Mais cette théorie est-elle vraiment fondée empiriquement ? Il semblerait que les plus grandes multinationales ne délocalisent pas beaucoup de capitaux tangibles vers des lieux à faible imposition – et n’ont d’ailleurs pas tant de capitaux tangibles que cela. En réalité, ce sont leurs bénéfices comptables qu’elles transfèrent pour éviter les impôts. En 2016, par exemple, l’entreprise Alphabet, qui possède Google, a réalisé 19,2 milliards de dollars de recettes aux Bermudes, une petite île de l’Atlantique où elle n’emploie pratiquement aucun travailleur et ne possède aucun actif tangible, et où le taux d’imposition sur les sociétés est de… 0 %. La baisse de l’impôt sur les sociétés serait donc plutôt le résultat de politiques inefficaces dans les pays à forte fiscalité, et non l’un des inévitables effets secondaires de la mondialisation qui entretiendrait la concurrence fiscale. (Le Grand Continent)
Mots Clés: Pression fiscal, paradis fiscaux, délocalisation
La Chine facilitera davantage l'accès à son marché dans le secteur des services - La Chine continuera à faciliter l'accès à son marché dans le secteur des services en raccourcissant davantage la liste négative des investissements étrangers, a déclaré samedi un responsable du commerce. Le pays encouragera l'expansion et l'ouverture de l'industrie des services, accélérera le développement novateur du commerce des services, et favorisera de nouveaux moteurs de croissance pour un développement commercial de haute qualité, a déclaré le vice-ministre du Commerce, Wang Bingnan, lors du Salon international du commerce des services de Chine 2020, qui se déroule actuellement à Beijing. "L'économie des services est devenue un nouveau moteur de la croissance économique et un point chaud pour la coopération mondiale", a déclaré M. Wang lors d'un forum sur les tendances émergentes en matière d'ouverture et de développement du commerce des services. Selon le responsable, malgré les perturbations causées par le COVID-19, la croissance du commerce des services à forte intensité de savoir, tel que représenté par les services de l'informatique, a insufflé un nouvel élan à la reprise économique mondiale et a renforcé la confiance en celle-ci. Au cours des cinq dernières années, le commerce des services de la Chine a enregistré une croissance annuelle moyenne de 4,7 %, avec des importations et exportations de services s'élevant à 785 milliards de dollars en 2019, a indiqué M. Wang, ajoutant que le développement rapide du commerce des services de la Chine a également apporté des contributions positives à l'économie mondiale. Pour la prochaine étape, la Chine accéléra l'ouverture des secteurs des soins de santé, de la culture, de l'éducation et des télécommunications entre autres, et introduira une liste négative pour le commerce transfrontalier des services, a-t-il noté. (People daily)
Mots Clés: Chine, Industrie, Commerce, Services
France : la reprise économique marque le pas - D’après l’Insee, l’économie française a continué pendant la pause estivale de récupérer du choc provoqué par le coronavirus. Mais le redressement s’annonce désormais « moins rapide », avertit l’institut, qui prévoit une chute de 9 % du PIB et chômage à 9,5 % d’ici à la fin de l’année. Un moteur à la fois « bridé et dopé ». C’est le diagnostic que pose l’Institut national de la statistique pour une économie française qui peine, en cette rentrée, à retrouver son niveau d’avant-crise malgré le rebond sensible engagé depuis mai avec le déconfinement. Une contraction de 9 % du PIB. Mais aussi un moteur dopé parce que « dans le même temps, les politiques monétaires et budgétaires vont soutenir massivement l’activité », souligne l’Insee en référence aux mesures d’urgence prises par le gouvernement pendant la crise, à quoi s’ajouteront les premiers effets du plan de relance à 100 milliards d’euros annoncé le 3 septembre. Conséquence directe de ce double mouvement opposé : « Sous l’hypothèse de stabilité des dispositions sanitaires », le redressement économique du pays devrait être « moins rapide » d’ici à la fin de 2020, anticipe l’Insee. Ce qui devrait se traduire par une contraction globale du produit intérieur brut (PIB) de l’ordre de 9 % sur l’année. C’est un peu moins, si l’on veut se consoler, que la récession de – 11 % sur laquelle tablait jusque-là le gouvernement. (la croix)
Mots Clés: France, Reprise économique
PANAFRICAIN
150 millions d’euros de l’AFD et d’Afreximbank au profit de la finance verte en Afrique - L’Agence française de développement (AFD) et l’African Export-Import Bank (Afreximbank) viennent de signer un accord pour la mise en place d’une facilité de 150 millions d’euros. Le financement permettra à la Banque de réaliser des investissements verts, bas carbone, socialement inclusifs et plus résilients sur le continent. L’AFD a déjà mis à disposition une subvention de 500 000 euros pour un programme d’assistance technique au développement de la stratégie de finance climatique d’Afreximbank. A terme, ce partenariat permettra l’expansion des mécanismes de financement du développement durable en Afrique. Les effets du changement climatique coûtent 100 milliards de dollars au continent, soit 2,8 % de son PIB annuel. Pour répondre à ce défi, des solutions doivent être développées aussi bien pour mobiliser du financement extérieur que pour mettre en place des instruments plus spécifiques et plus appropriés afin d’accélérer et de renforcer le développement durable. Cette facilité va donc améliorer la capacité d’Afreximbank à accroître sa finance climatique. « Cela permettra de créer de la valeur à partir d'actifs environnementaux et de promouvoir des investissements respectueux du climat afin de soutenir les gouvernements et entreprises d’Afrique dans leur recherche de financements des infrastructures et de développement social et économique », a affirmé Amr Kamel, vice-président d’Afreximbank pour le développement des affaires et la banque d'entreprise. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, Afreximbank, AFD, Finance verte
AFRIQUE DE L’OUEST
Banques: Concurrence sur la place d’Abidjan sous fond de surliquidités structurelles – Sur la place d’Abidjan, les banques ont du coffre avec l’équivalent de 18 milliards de dollars sous forme de dépôts. Les banques marocaines ont pris le pas sur les françaises. En effet, les trois institutions financières du royaume (Attijariwafa bank, BCP et Bank Of Africa) pèsent 26% des parts de marché contre 22% pour les deux enseignes françaises, Société Générale et BNP Paribas. Derrière ce duel franco-marocain, arrive la constellation des 10 banques régionales subsahariennes comptant 32% des parts de marché agrégés. Les banques dites ivoiriennes, à savoir la BNI et la NSIA détiennent solidairement 15% des parts de marché. La question est de connaître la contribution du système bancaire à l’économie. Notons tout d’abord que si les banques exigent une transparence élevée à leurs clients demandant du crédit, elles sont en revanche peu enclines à montrer patte blanche. Seules neuf d’entre elles sont cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (BRVM), ce qui exprime une certaine réticence par rapport à la transparence et prive les ménages et acteurs économiques de la possibilité de fructifier leurs épargnes.
- Surliquidité structuelle
Le désintérêt pour la Bourse s’expliquerait-il par le fait que les établissements de crédit ont d’autres sources de financement plus compétitives ? La place d’Abidjan présente en tout cas une surliquidité structurelle puisque les crédits sont financés à 70% par les dépôts, notamment l’épargne. D’où la guerre sur le pricing qui y a cours en ce moment et qui participe à la surconcentration des risques sur quelques acteurs, toujours les mêmes, assaillis par les offres et surenchères bancaires. Le risque systémique est immense. Notons par ailleurs que 30% du bilan des banques dort dans les titres pour des raisons prudentielles (Bâle 2 et Bâle 3). En fait, les banques ivoiriennes ne sont pas motivées à emprunter puisqu’elles financent essentiellement des actifs à cycles courts dont les maturités s’alignent sur les passifs exigibles comme les dépôts et aussi les possibilités offertes par le guichet de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). (Financial Afrik)
Mots clés: Côte d’Ivoire, Banques, Surliquidité
Senegal : Commerce extérieur : Les exportations en hausse de 8,3 % en juillet– L’augmentation des expéditions des produits vers l’extérieur dont l’or non monétaire (53,2 milliards de FCfa), les poissons frais de mer (18,1 milliards de FCfa), les produits pétroliers (10,0 milliards de FCfa), le titane (7,1 milliards de FCfa) et le ciment hydraulique (6,4 milliards de FCfa), a été essentielle dans la hausse des exportations du Sénégal au mois de juillet dernier, indique le Bulletin du commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). En effet, les exportations sénégalaises sont évaluées à 169,4 milliards de FCfa contre 156,4 milliards de FCfa au mois précédent, soit une hausse de 8,3 %. Toutefois, le repli des exportations d’acide phosphorique (-60,7 %) et de poissons frais de mer (-21,0 %) a amoindri cette progression. Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse (15,1 %), l’Australie (15,0 %), le Mali (9,5 %), l’Inde (7,0 %) et la Côte d’Ivoire (5,0 %).
- Les importations en baisse de 0,7 % en juillet 2020
S’agissant des importations de juillet 2020, elles sont ressorties à 328,6 milliards de FCfa contre 330,9 milliards de FCfa au mois précédent, soit un repli de 0,7 %. Cette baisse est imputable au repli des achats à l’extérieur de riz (-61,0 %), d’huile brute de pétrole (-27,8 %), de produits pétroliers finis (-24,9 %) et d’autres machines et appareils (-11,2 %). Cependant, la contraction des importations a été modérée par la hausse des importations de sucre brut et raffiné (11,5 milliards de FCfa contre 1,8 milliard de FCfa au mois précédent) et de produits pharmaceutiques (+47,4 %). Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les autres machines et appareils (33,4 milliards de FCfa), les produits pétroliers finis (25,7 milliards de FCfa), l’huile brute de pétrole (21,5 milliards de FCfa), les métaux communs (17,3 milliards de FCfa) et les produits pharmaceutiques (12,5 milliards de FCfa). Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (17,1 %), la Chine (10,0 %), le Nigeria (6,9 %), le Brésil (5,0 %) et la Russie (3,7 %). (Le soleil)
Mots clés: Sénégal, Commerce extérieur
Nigeria : les fortes inondations ont détruit 25 % de la récolte rizicole prévue pour 2020/2021 – Au Nigeria, les récentes inondations causées par des pluies torrentielles ont balayé près de 450 000 hectares de riz dans l’Etat de Kebbi, première zone productrice du pays. Cette superficie représente environ 2 millions de tonnes de la céréale, soit le quart de la récolte totale espérée sur le plan national en 2020/2021. D’après Mohammed Sahabi, président régional de l’Association des riziculteurs nigérians, cette catastrophe naturelle devrait désormais conduire l’Etat de Kebbi à livrer environ 500 000 tonnes de riz, soit 20 % de ce qui est était prévu (2,5 millions de tonnes). « Même si nous avions été informés sur la survenue des inondations cette année, nous ne nous attendions pas à des dommages aussi élevés », indique M. Sahabi. Pour rappel, cet épisode météorologique défavorable a affecté également les producteurs rizicoles des Etats de Kano, Enugu, Jigawa et Nasarawa ainsi que plusieurs spéculations comme le sorgho, le mil et le maïs. Le Nigeria devrait voir ses importations de riz chuter à 1,9 million de tonnes en 2020/2021 contre 2,3 millions de tonnes un an plus tôt selon les dernières données de l’Observatoire des statistiques internationales sur le riz (Osiriz). (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Inondation, Production, Riz
Mali : la Banque africaine de développement améliore l’intégration régionale, l’économie locale et l’emploi par le financement d’un tronçon routier - Le Projet d’élargissement de la route Carrefour de la Paix‑Pont Woyowayanko‑Point Y, réalisé entre 2010 et 2013 à Bamako, a amélioré le système de transport terrestre, réduit les accidents de la circulation, accru les échanges locaux et régionaux et créé de nombreux emplois. Le tronçon, qui fait partie du corridor reliant la Guinée et le Mali via Kankan, est la porte d'entrée de Bamako pour le commerce au Mali, via la Guinée. Le projet, financé à hauteur de 18,7 millions de dollars par le Fonds Africain de développement, a été mis en œuvre selon une approche participative durant 39 mois. Il a consisté en l’aménagement, l’élargissement et le revêtement de 8,8 kilomètres en 2x2 voies de 3,5 mètres de large avec pistes cyclables, de trottoirs de 2 mètres, de la section de la route urbaine entre le Carrefour de la Paix et Point Y et le pont de Woyowayanko, ainsi que l’installation d’un poste à péage. « Le projet a atteint son objectif de développement, » indique le rapport d’achèvement du projet. Selon les estimations de la Banque, l’ouvrage a permis d’accroître le volume du trafic entre la Guinée et le Mali de 59 000 tonnes en 2008 à 120 000 tonnes en 2018. Le projet a aussi bénéficié à toute la population de la Commune IV du District de Bamako estimée à 700 000 habitants, soit 29% de la population totale du District, et à ceux des environs immédiats. Les autres bénéficiaires du projet sont les transporteurs guinéens. Le désenclavement du Mali constitue une priorité du gouvernement qui, depuis des années, s’est engagé à diversifier les corridors d’accès du pays à la mer. Ce projet de 8,8 kilomètres est le prolongement du projet multinational Kankan‑Kourémalé‑Bamako achevé en 2008 et fait partie du corridor malien d’une longueur de 91,8 kilomètres, débouchant sur les ports de Conakry en Guinée et de Dakar au Sénégal. (BAD)
Mots clés: Mali, BAD, Intégration régionale, désenclavement
AFRIQUE DE L’EST
Pourquoi les supermarchés désertent le Kenya - Après seulement deux ans de présence sur le marché kényan, Shoprite jette l’éponge. Un retrait qui suit ceux de Choppies et TFG, et la faillite du géant Nakumatt. « Le Kenya a continué à afficher cette année des performances en deçà des exigences », constate le groupe sud-africain dans son rapport financier de 2020. Conséquence, la chaîne prévoit « de fermer ou de céder l’année prochaine [ses] deux magasins encore ouverts dans le pays ». C’est en 2018 que Shoprite fait ses premiers pas sur le marché kényan, espérant profiter de l’échec des deux chaînes de supermarchés leaders dans le pays. Son directeur général, Pieter Engelbrecht, avait à l’époque confié à Reuters que la désorganisation totale du secteur « en désorganisation totale » lui permettait de pénétrer le marché à moindre coût : « Nous pouvons assurer sept implantations en nous acquittant seulement du prix convenu pour le loyer », expliquait-il. En décembre 2018, le groupe ouvre donc ses quatre premiers magasins. Mais en avril et mai, il commence à réduire la voilure, fermant deux de ses magasins et licenciant le personnel, et le sort de ses deux derniers supermarchés est désormais tranché.
- Restrictions sanitaires
L’échec de Shoprite suit le retrait, en 2019, de Choppies, une chaîne du Botswana qui s’était implantée au Kenya en acquérant une participation majoritaire d’un groupe local en 2016. En avril 2019, le départ de la chaîne a été suspendu en raison d’un désaccord avec le fisc kényan. (Jeune Afrique)
Mots clés: Kenya, Grande distribution, faillite
AFRIQUE CENTRALE
En août 2020, le Cameroun exporte 12 981 tonnes de bananes, soit une hausse de près de 10% - Selon les statistiques que vient de publier l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), les exportations de bananes du pays ont progressé de près de 10% au mois d’août 2020. Dans l’ensemble le Cameroun a exporté 12 981 tonnes en août contre 11 695 tonnes le mois précédent. Les exportations de la société des plantations du Haut Penja (PHP), filiale locale de la Compagnie fruitière de Marseille, se situent à 10 675 tonnes contre 9 948 tonnes, le mois d’avant. Soit une hausse de 727 tonnes. La CDC, cette unité agro-industrielle publique qui paye le plus lourd tribut de la crise dans les régions anglophones du Cameroun, a exporté 1200 tonnes contre 678 tonnes au mois de juillet dernier. Soit une progression de 522 tonnes. Boh Plantations, le troisième opérateur de la filière au Cameroun, se situe à 1 106 tonnes au mois d’août 2020, contre 1 069 tonnes en juillet. Soit une performance légèrement haussière de 37 tonnes. (Investir)
Mots Clés: Cameroun, Exportations, Bananes
AFRIQUE AUSTRALE
Malawi : le gouvernement accroît la résilience de 5000 ménages au changement climatique dans deux districts - Au Malawi, le gouvernement met en œuvre un projet d’adaptation au changement climatique dans les districts de Machinga et de Zomba. L’initiative coordonnée par le ministère de l’Environnement sera implémentée pendant deux ans et bénéficiera à respectivement 2000 et 3000 ménages dans les deux localités. Selon Tawonga Mbale Luka, directrice des affaires environnementales, le projet permettra d’affermir les avancées enregistrées dans les deux régions suite à de précédents projets de résilience climatique. « Le projet a ainsi pour objectif d’accroître la résilience des communautés et des systèmes écologiques aux effets du changement climatique. Il soutiendra les communautés avec des infrastructures de développement qui les aideront à sauvegarder la sécurité alimentaire, la bonne nutrition et les revenus des ménages », a-t-elle indiqué. Le projet bénéficie de l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui lui a alloué une enveloppe d’environ 1,5 million $. La mise en œuvre de cette initiative entre dans le cadre des politiques et stratégies nationales visant à rendre le secteur de l’agriculture résilient au changement climatique. (Agence ecofin)
Mots clés: Malawi, Changements climatiques, PNUD
AFRIQUE DU NORD
Algérie : développement des champs pétroliers et gaziers: plusieurs accords signés– Des contrats d'un montant global de 67 milliards de dinars ont été signés mardi à Alger par la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, avec ses filiales ainsi que d'autres entreprises algérienne dans le cadre du développement de champs gaziers et pétroliers à l'ouest du pays. Ainsi, lors de la cérémonie de signature, présidée par le P-dg de Sonatrach, Tewfik Hakkar, le Groupe public a confié à six (06) entreprises algériennes à savoir, ENGCB, SARPI, ENGTP, ENAC, KANAGHAZ et COSIDER Canalisations, la construction des réseaux de collecte et des lignes d’expéditions du projet de développement des champs gaziers du Sud-Ouest du pays et qui totalisent une longueur de plus de 700 km. "Vu l'importance de ce projet, nous l'avons divisé en plusieurs projets pour permettre un gain de temps. L'autre objectif est d'assurer un plan de charge au profit des filiales de Sonatrach et des entreprises algériennes surtout après le contexte suscité par la crise sanitaire", a fait savoir M. Hakkar lors d'un point de presse en marge de cette cérémonie. Il a ainsi indiqué, qu'une fois réceptionné, ce projet permettra d’assurer un apport de production de gaz estimé à 11 millions m3/jour à l’horizon 2022.Dans le même contexte, Sonatrach a signé avec le Groupement SARPI/SAFIR un contrat relatif au développement des champs pétroliers Ouest de TOUAT- Phase 2. (APS)
Mots clés: Algerie, Champs pétroliers
Maroc : « Relance TPE » et « Damane Relance » : 22,4 milliards de DH de crédits garantis accordés pour la relance des entreprises – La reprise post Covid est bien amorcée. Depuis leur mise en place par la Caisse Centrale de Garantie (CCG), les mécanismes « Relance TPE » et « Damane Relance » ont profité à pas moins de 15.183 entreprises, pour un total de 22,4 milliards de DH de crédits ayant bénéficié de ces garanties exceptionnelles, soit un montant global d’engagements s’élevant à 19,7 milliards de DH. Lancés le 15 juin 2020, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures décidées par le Comité de veille économique (CVE) visant l’atténuation des effets de la crise induite par la pandémie COVID-19, l’objectif de ces deux mécanismes est de permettre aux Très Petites Entreprises (TPE), Petites et Moyennes Entreprises (PME) et grandes entreprises (GE) de financer le retour progressif à une activité normale. Le produit « Relance TPE », destiné à garantir les prêts des TPE réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de DH, a bénéficié à pas moins de 10.756 entreprises, totalisant 2,4 milliards de DH de crédits consentis, pour un volume d’engagement de 2,3 milliards de DH. Pour sa part, le produit « Damane Relance », déployé en faveur des petites, moyennes et grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions de DH, a profité à 4.427 entreprises. Ce mécanisme a ainsi couvert un volume de crédits de près de 20 milliards de DH, pour des engagements de 17,4 milliards de DH. (Maroc diplomatique)
Mots clés: Maroc, Relance économique, TPE, PME
