LA QUOTIDIENNE DU CAPC 2 OCTOBRE 2020

 

 

Les sujets du Jour :

Le Covid-19 profite aux énergies renouvelables mais pas au nucléaire (La tribune)

La crise du coronavirus accélère la révolution technologique en Amérique latine et dans les Caraïbes (Banque mondiale)

Augmenter les salaires et abaisser les rentes des entreprises : prescription pour se remettre de la COVID-19  (CNUCED)

L’ACPC va de l’avant en catalysant l’apprentissage du changement climatique en Afrique   (UNECA)

50 millions € de la BIDC à Oragroup, pour financer les PME/PMI dans l’Uemoa (Togo first)

Togo : les retombées du rebasage du PIB (Togo first)

Soudan du Sud : la subvention de la Banque africaine de développement destinée à la lutte contre le Covid-19 aide à sauver des vies (BAD)

Pour la première fois, l’Adamaoua, région septentrionale du Cameroun, devient un bassin de production du cacao (ONCC) (Investir au cameroun)

Le gouvernement angolais accorde 11 000 dollars à chaque micro-commerce (Agence ecofin)

Transformation digitale des PME marocaines : La BERD veut faire bouger les lignes (la quotidienne)

 

INTERNATIONAL

Le Covid-19 profite aux énergies renouvelables mais pas au nucléaire - La production d'énergies renouvelables a progressé en pleine pandémie de Covid-19, résistant mieux que celle liée au nucléaire, qui a reculé face à une baisse de la demande, souligne un rapport diffusé jeudi. Au 1er trimestre 2020, "le déploiement et la production d'énergies renouvelables ont mieux résisté aux effets de la pandémie (...) que le secteur de l'énergie nucléaire", a relevé l'édition 2020 du World Nuclear Industry Status Report, un rapport annuel consacré au sujet. Sur cette période, la production d'énergies renouvelables a progressé d'environ 3%, tandis que leur part relative dans la production mondiale a augmenté de 1,5 point de pourcentage.

  • Les énergies renouvelables portées par l'éolien

Selon les auteurs, cette hausse s'explique essentiellement par une progression "à deux chiffres du pourcentage d'énergie éolienne et d'un bond de la production d'énergie solaire photovoltaïque (PV) issue de projets installés au cours de l'année précédente". La production de nucléaire a en revanche diminué "d'environ 3%" sur la période, en réponse à la baisse de la demande et parce que moins de réacteurs étaient opérationnels dans certaines régions. La Covid-19 "est la première pandémie de cette ampleur" dans l'histoire de l'énergie nucléaire, a souligné le document. Sur l'année 2019, la part de la production d'électricité à partir des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) dans le mix énergétique a même dépassé pour la première fois celle de l'énergie nucléaire (10,39% contre 10,35%). L'impact à moyen terme de la pandémie sur le mix énergétique est toutefois "loin d'être clair", selon le rapport. Toujours en 2019, la production annuelle d'électricité nucléaire a augmenté. Elle a atteint 2.657 térawattheures nets (TWh), soit une progression de 3,7% par rapport à 2018 "et seulement 3 TWh de moins que le pic historique de 2006", peut-on lire dans le rapport.  (La tribune)

Mots Clés: Covid-19, Industrie, nucléaire

La crise du coronavirus accélère la révolution technologique en Amérique latine et dans les Caraïbes - Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, la région Amérique latine et Caraïbes traverse une “quatrième révolution industrielle”, entraînée par les innovations technologiques. Elle requiert de développer la productivité du secteur des services, d’investir dans le capital humain et de repenser le code du travail ainsi que les politiques de protection sociale. Toutes ces politiques prioritaires deviennent d’autant plus urgentes, à l’heure où la pandémie de COVID-19 entraîne le plus sévère ralentissement de l’activité économique depuis la grande dépression. En ces temps de distanciation physique, le passage au numérique joue un rôle des plus importants pour appuyer l’activité économique. L’accélération de cette transformation technologique risque par ailleurs de menacer certains emplois à travers toute la région. Selon le rapport Going viral : COVID-19 and the Accelerated Transformation of Jobs in Latin America and the Caribbean, les mutations à l’œuvre depuis les dernières décennies dans la sphère professionnelle sont vouées à s’accentuer. Dans ce contexte, il est essentiel de déterminer comment organiser le redressement face à cette crise et de reconstruire en mieux. « Il nous faut repenser l’avenir et non pas seulement essayer de revenir à la situation d’avant la pandémie, a déclaré Carlos Felipe Jaramillo, vice-président de la Banque mondiale pour la région Amérique latine et Caraïbes. « Les pouvoirs publics doivent trouver les moyens de soutenir la création de nouveaux emplois et la formation des travailleurs pour les préparer à occuper ces nouvelles fonctions, tout en aidant leurs citoyens durant cette transformation radicale. » Face à une désindustrialisation prématurée et à la rapidité de l’innovation technologique, il est nécessaire d’établir des politiques accompagnant de façon harmonieuse la transformation du travail, socialement acceptable. La région était déjà confrontée à la fin de la « décennie en or », comme on a parfois désigné la période 2003-2013, synonymes de développement rapide et d’amélioration soutenue des indicateurs sociaux. La croissance économique s’est depuis lors essoufflée, et la pandémie n’a fait qu’empirer les choses. (Banque mondiale)

Mots Clés: Covid-19, Amérique latine, Innovation technologique

Augmenter les salaires et abaisser les rentes des entreprises : prescription pour se remettre de la COVID-19  - Selon le Rapport sur le commerce et le développement 2020 de la CNUCED, le monde devrait s'attaquer aux hyper-inégalités pour mieux reconstruire l’économie mondiale suite aux ravages causés par la pandémie de coronavirus. De toutes les conditions préexistantes au choc de la COVID-19, les hyper-inégalités – fruits de quatre décennies de pression à la baisse sur les salaires (voir figure) – constituent la plus grande menace. Le Rapport avertit que les discussions sur une reprise en forme de "K" laissent déjà entrevoir un avenir encore plus inégalitaire, avec une reprise en forme de "V" pour les riches et des difficultés pour tous les autres. S'appuyant sur des recherches de longue date, la CNUCED s'inquiète du fait que la polarisation est désormais ancrée dans un modèle de croissance hyper-mondialisé, tant dans les pays développés que dans les pays en développement.

Elle estime que pour s'attaquer à ce problème, il ne faut pas se contenter de "ne laisser personne de côté". Il est en effet impératif d’examiner comment les choix politiques favorisent des gagnants tout en menaçant de bloquer une reprise plus inclusive. La crise financière mondiale a révélé à quel point le secteur financier exerçait une emprise sur les décisions politiques et commerciales tout en alimentant une croissance peu fiable et non durable. "Très vite on a annoncé un changement, mais les règles et les pratiques régissant la distribution des revenus et du pouvoir économique sont restées largement les mêmes", a déclaré Richard Kozul-Wright, directeur de la division de la CNUCED sur la mondialisation et les stratégies de développement. Selon le Rapport, l'affectation de près de mille milliards de dollars par an par des sociétés du S&P500 à des rachats d'actions, plutôt qu'à des investissements, montre à quel point les règles du jeu ont perdu de leurs cohérences. Dans le même temps, les politiques en vigueur ont favorisé la hausse de la valeur des actifs, ce qui ne fait qu'aggraver les inégalités. (CNUCED)

Mots Clés: Covid-19, Relance économique, Inégalités

 

PANAFRICAIN

L’ACPC va de l’avant en catalysant l’apprentissage du changement climatique en Afrique - Le Centre africain pour la politique en matière de climat (ACPC), de la Commission économique pour l’Afrique est fier et ravi d’avoir contribué à l’étape clé et de s’être fait l’avocat de l’instruction climatique dans le monde, célébré la semaine dernière par le Partenariat unique pour l’apprentissage des Nations Unies sur les changements climatiques (UN CC : Learn) à l’UNITAR. Le 18 septembre 2020, UN CC : Learn a célébré la réussite de ses cours en ligne gratuits par plus de 100 000 apprenants, dont plus de 50% étaient des femmes. L’ACPC a dispensé un cours sur l’information et les services climatiques au programme. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a félicité le Partenariat UN CC : Learn pour cette étape importante, notant que l’éducation au climat est cruciale afin de renforcer l’ambition nécessaire pour faire face à la menace existentielle du changement climatique. « Cela ajoute 100 000 voix éclairées à la cause, avec des connaissances, des compétences et, surtout, une motivation accrue pour faire avancer la science du climat, la conception d’infrastructures durables, l’investissement responsable et d’autres dimensions clés de ce défi. La tâche consiste maintenant à intensifier cet effort et construire un mouvement mondial qui puisse nous aider à tenir la promesse de l’Accord de Paris », affirme-t-il. La lutte contre la crise du changement climatique est un pilier clé du Programme de développement durable à l’horizon 2030, à travers l’ODD 13, qui exhorte le monde à prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses impacts. Dans la région africaine, les connaissances et la prise de conscience limitées des communautés vulnérables et des décideurs sur les options pouvant être utilisées pour atténuer les effets du changement climatique ont été un obstacle à la réalisation de progrès. Afin de combler le fossé en matière de sensibilisation, l’ACPC, en collaboration avec des partenaires, est à l’avant-garde des efforts visant à promouvoir l’apprentissage. « Ceci est réalisé grâce à la production, la diffusion et le soutien à l’adoption de connaissances, de leçons et de meilleures pratiques pertinentes dans la région », déclare M. James Murombedzi, Chef de l’ACPC, ajoutant que le Centre est ravi de sa contribution à ce Partenariat unique. En 2016, par exemple, l’ACPC a organisé un évènement de formation de formateurs (ToT) sur « Intégrer les informations et les services climatiques dans la législation, les politiques et les plans de développement », auquel ont participé des législateurs et des groupes de jeunes venus de tout le continent. (UNECA)

Mots clés: Afrique, ACPC, CEA, Climat

 

AFRIQUE DE L’OUEST 

50 millions € de la BIDC à Oragroup, pour financer les PME/PMI dans l’Uemoa - La multinationale Oragroup, une entité bancaire panafricaine basée à Lomé, va augmenter son appui aux PME/PMI dans les pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). Ceci, grâce à une ligne de crédit conséquente qui lui a été octroyée par la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Ces fonds mis à disposition par la banque de développement de la Cedeao, s’élèvent à 50 millions € (environ 32,8 milliards FCFA). « Cette ligne de crédit de refinancement de la BIDC qui permettra de financer environ 34 PME/PMI avec un ticket moyen de l’ordre de 1,03 milliard FCFA, devrait contribuer à la création de 818 nouveaux emplois permanents. », précise-t-on. Ce soutien de la BIDC, détaille le communiqué, participe à la mise en œuvre de son nouveau modèle économique et de sa stratégie d’intervention dans le secteur privé. Il s’agirait également, par cette approche, de soutenir ORAGROUP à renforcer son expertise en accompagnant le secteur privé dans la sous-région. L’accord actant la facilité a été signé, ce mardi 22 septembre, indique un communiqué conjoint des deux institutions. Il a été paraphé à Lomé, au siège de la BIDC par George Agyekum Nana DONKOR, Président de la BIDC et Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général d’ORAGROUP SA. Pour rappel, en juillet dernier, la BIDC avait elle-même bénéficié d'une ligne de crédit (de 50 millions d’euros justement) de la part de l'AFD (Agence française de développement) pour promouvoir l'intégration économique et financière dans la sous-région. C'était alors une première « historique ».  (Togo first)

Mots clés: UEMOA, BIDC, Ora group, financement, PME/PMI

Togo : les retombées du rebasage du PIB- Le Togo a procédé au rebasage de son PIB, en accord avec les nouvelles méthodes de comptes des grandes institutions internationales, avec un passage au nouveau système de comptabilité. A l’instar d’autres en Afrique, le pays a migré du système de Comptabilité nationale (SCN) 1993 au système de comptabilité nationale (SCN) 2008. Ce changement de référentiel, sous pilotage de l’INSEED (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques), a eu non seulement un impact sur l’évaluation du PIB, mais a rejailli sur d’autres éléments structurants, comme la situation de la dette et le taux de pression fiscale.

  • Embellie du PIB

Alors qu’il était de 3216,8 milliards FCFA dans l’ancien SCN, le PIB du Togo en 2019 est évalué désormais à 4230,6 milliards FCFA dans le nouveau SCN. De même, pour 2020, les prévisions actualisées se chiffrent à 4399,9 milliards FCFA. Cette appréciation est attribuée principalement à « l’amélioration des sources de données avec une large couverture des cibles, surtout des activités informelles qui n’étaient pas suffisamment prises en compte dans l’ancien système (SCN 1993) », selon des notes officielles. (Togo first)

Mots clés: Togo, PIB, Calcul, SCN 2008

 

AFRIQUE DE L’EST

Soudan du Sud : la subvention de la Banque africaine de développement destinée à la lutte contre le Covid-19 aide à sauver des vies - Le Soudan du Sud a fortement renforcé ses capacités pour faire face à la crise sanitaire due au Covid-19 grâce à une subvention de quatre millions de dollars américains octroyée par la Banque africaine de développement. Le 18 septembre, le pays enregistrait 2 599 cas confirmés, dont 1 290 personnes guéries et 49 décès. En juin dernier, pour aider le pays à faire face à la pandémie, la Banque africaine de développement, à travers son fonds d’intervention contre la pandémie de Covid-19 (CRF), a accordé cette subvention afin de renforcer notamment l’efficacité des opérations menées conjointement par le gouvernement sud-soudanais, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et différents partenaires. « Grâce au programme mis en place par la Banque et le gouvernement du Soudan du Sud, 376 agents de santé ont pu être formés à la gestion des cas de Covid‑19, la surveillance épidémiologique a été renforcée ainsi que la coordination au niveau infranational. Le pays a reçu le matériel indispensable en soutien à ses mesures d’intervention face à la pandémie », s’est félicité Olushayo Olu, représentant de l’OMS au Soudan du Sud. Quelques semaines seulement après l’octroi de la subvention de la Banque, le Soudan du Sud a reçu les fournitures médicales nécessaires, notamment des équipements de protection individuelle (EPI), 51 concentrateurs d’oxygène, vingt oxymètres de pouls, treize moniteurs de surveillance et du matériel de prévention et de contrôle des infections. La rénovation de 17 établissements de santé a été programmée ainsi que leur équipement pour permettre la prise en charge efficace des cas. Ce programme permet de renforcer les capacités locales de gestion des cas et d’augmenter la surveillance et la détection des cas de Covid‑19. Il contribue aussi au renforcement des capacités de réaction du Soudan du Sud, notamment au niveau infranational. Depuis que les agents de santé ont reçu une formation, la surveillance, le recueil d’échantillons, les tests et le traçage des contacts se déroulent de façon plus efficace. Au moins 84 % des contacts des personnes infectées ont pu être identifiés grâce à des opérations de suivi. (BAD)

Mots clés: Soudan du sud, Covid-19, BAD, Subventions

 

AFRIQUE CENTRALE

Pour la première fois, l’Adamaoua, région septentrionale du Cameroun, devient un bassin de production du cacao (ONCC) - Au cours de la campagne cacaoyère 2019-2020, qui est rentrée en gare le 15 juillet 2020, un peu plus de 82 tonnes de fèves de cacao ont été officiellement déclarées en achats, dans l’Adamaoua, l’une des trois régions septentrionales du Cameroun. Selon l’Office national du cacao et du café (ONCC), c’est la première fois que les achats de fèves sont enregistrés dans cette région, ce qui témoigne de l’existence d’une activité cacaoyère. En effet, depuis des lustres, les populations des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua (plus proche de la région forestière de l’Est), qui constituent la partie septentrionale du Cameroun, ne connaissent que le coton comme produit de rente. Des tentatives de diversification des cultures de rente dans cette partie du Cameroun, impulsées par la Sodecoton, avec notamment des produits tels que la gomme arabique, n’ont pas prospéré. Les premières fèves de cacao apparaissent dans le Septentrion camerounais, au moment où le gouvernement, avec le concours de l’Institut de recherche agronomique pour le développement (IRAD), conduit dans cette partie du pays une intense campagne de promotion de la culture de l’anacarde, communément appelée noix de cajou. Cette campagne, selon les pouvoirs publics, a pour objectif principal de sortir les populations de la dépendance au coton, culture qui, avec ses activités connexes, fait vivre plus de trois millions d’âmes dans la partie septentrionale du Cameroun, selon les chiffres de la Sodecoton. L’arrivée du cacao dans la région de l’Adamaoua, dans un contexte de baisse continue des cours mondiaux du coton, offre également une nouvelle alternative aux populations. (Investir au camerooun)

Mots Clés: Cameroun, Production, Cacao

 

AFRIQUE AUSTRALE

Le gouvernement angolais accorde 11 000 dollars à chaque micro-commerce - Le secrétaire d’État angolais à l’Économie, Mário Caetano João, a annoncé la mise à disposition effective d’un financement de 4 milliards de kwanzas, soit plus de 6 millions de dollars, pour les micro-commerces. Chaque petite entreprise pourra bénéficier de 7 millions de kwanzas, soit environ 11 000 dollars, de ce fonds opérationnel depuis mardi dernier. Les conditions matérielles et techniques sont mises en place pour injecter l’argent sur la ligne d’appui au microcrédit. Le Fonds actif de capital de risque angolais (FACRA) a déjà transféré 2 milliards de kwanzas pour les sociétés de microcrédit et les coopératives de crédit liées au projet. Pour y avoir accès, l’entrepreneur doit remplir les conditions exigées par lesdites sociétés. Les secteurs concernés sont les suivants : agriculture, aviculture, aquiculture, élevage, traitement des aliments et production de boissons, logistique et distribution de produits agro-alimentaires, recyclage, pêche, services de transport, formation professionnelle, développement de software, tourisme, et production culturelle et artistique. Ce financement intervient dans le cadre des mesures économiques approuvées par décret présidentiel, et visant à assurer le maintien des niveaux minimum d'activité des micros, petites et moyennes entreprises des secteurs formel et informel.  (Agence ecofin)

Mots clés: Angola, Microcrédit

 

AFRIQUE DU NORD

Transformation digitale des PME marocaines : La BERD veut faire bouger les lignes Les TPME qui ont anticipé comme il se doit le virage du numérique bien avant la crise liée à la pandémie, ont mis à profit le digital afin de ne pas stopper leurs activités lors de la période du confinement. Elles ont eu recours aux ventes en ligne, au télétravail et au démarchage des clients sur Internet. C’est dans ce contexte encore en proie à la progression de la pandémie au Maroc que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a organisé récemment une visioconférence sous le thème : «La transformation digitale de la PME marocaine : nécessité ou ambition ?». Et ce, dans le cadre d’une série de workshops, intitulée «back to business initiative». Ce programme de la banque européenne a pour but d’accélérer la reprise d’activité des entreprises marocaines dans des conditions optimales. Il convient de préciser que depuis la crise de la Covid-19, la BERD a décaissé près de 770 millions d’euros afin de soutenir le Maroc. 85 millions d’euros ont servi au financement des entreprises. La banque a aussi donné une assistance technique à près de 700 PME.

  • Une faible prise de conscience

La rencontre a été relevée par la participation des représentants des principaux acteurs de l’écosystème du digital au Maroc, notamment l’Agence de développement du digital (ADD) et l’Association des utilisateurs des systèmes d’informations au Maroc (AUSIM). Il est ressorti des échanges que les PME marocaines n’ont pas encore cerné tous les enjeux de la transformation digitale. « Les entreprises doivent se réinventer pour tirer profit des atouts du numérique », dixit Marie Alexandra Veilleux-Labonie, directrice de la BERD au Maroc.  Le digital est devenu un puissant facteur de compétitivité pour les entreprises marocaines, dont beaucoup n’ont même pas de site Internet. « Le numérique permet aux petites entreprises de concurrencer les grandes compagnies », a fait remarquer Philip Mikos, chef de la Coopération de l’Union européenne au Maroc. Les obstacles à la transformation digitale des entreprises locales sont nombreux. Il y a notamment le manque de ressources humaines et financières, un mindset non adapté et le profil de l’écosystème digital en cours de construction. A ce titre, les pouvoirs publics ont un grand rôle à jouer pour l’accélération de la transformation digitale des PME.    (La quotidienne)

Mots clés: Maroc, PME, Digitale