LA QUOTIDIENNE DU CAPC 05 OCTOBRE 2020
Les sujets du Jour :
La Chambre de commerce chinoise exhorte l'UE à revoir son projet de loi sur les subventions étrangères (China.org)
Les principales mesures sectorielles en faveur du climat dans l’Union européenne, en sept graphiques (FMI)
Avec le coronavirus, « tout s’est arrêté d’un coup » : l’Afrique perd ses touristes (Le monde)
Le Bénin et le Burkina Faso mettent en place un accord-cadre de coopération transfrontalière (Agence ecofin)
Côte d’Ivoire : Compétitivité des Pme du secteur agricole: Une vingtaine d’entreprises dirigées par des femmes bénéficient du projet ‘’She trades’’ (Fraternité matin)
RDC : la BAD approuve une enveloppe de 142 millions de dollars pour appuyer la lutte contre la pandémie de Covid‑19 (Agence ecofin)
Ethiopian Airlines, sauvée du Covid grâce au fret aérien (VOA)
Le FIDA va injecter plus de 33 milliards de FCFA dans le développement des filières riz et oignons au Cameroun (Agence ecofin)
La Cemac s’achemine vers la création d’une brigade douanière mixte inter-Etats (Agence ecofin)
Une banque sud-africaine investit dans le gaz mozambicain (Agence ecofin)
La BERD débloque 20 millions de dollars pour les exportateurs et importateurs présents au Maroc (APA news)
INTERNATIONAL
La Chambre de commerce chinoise exhorte l'UE à revoir son projet de loi sur les subventions étrangères - La Chambre de commerce chinoise auprès de l'Union européenne (CCCEU) a exhorté la Commission européenne à ne pas transformer son livre blanc sur les subventions étrangères en loi, mettant en garde contre son possible impact négatif. La Commission européenne a fait savoir que son livre blanc, publié le 17 juin, vise à lutter contre les effets de distorsion causés par les subventions étrangères sur le marché unique en déployant des outils existants et nouveaux. Une consultation publique, qui vise à aider la commission à préparer les mesures législatives appropriées, s'est conclue mercredi. La CCCEU, dans ses commentaires sur la consultation avant la date limite, avait exprimé des inquiétudes concernant d'éventuelles barrières juridiques pour les entreprises chinoises opérant au sein de l’UE. Elle avait appelé la commission à « examiner attentivement la légalité, la rationalité et la nécessité d'adopter de nouveaux outils législatifs sur les subventions étrangères » et avait avancé que le livre blanc ne devrait pas être transformé en loi. « Le cadre juridique proposé dans le livre blanc pour examiner les subventions étrangères aura un impact direct sur les entreprises non européennes, y compris nos entreprises membres, ainsi que sur l'environnement législatif et commercial de l'UE dans lequel elles opèrent », a déclaré la présidente de la CCCEU, Zhou Lihong. Elle a ajouté : « Nous espérons que la Commission européenne prendra dûment et soigneusement en compte nos préoccupations et, en fin de compte, réduira les barrières commerciales et d'investissement et adoptera une approche juste, transparente et non discriminatoire envers les entreprises étrangères, dont les entreprises chinoises ». La CCCEU a avancé que les nouveaux outils juridiques proposés dans le livre blanc n'avaient pas de base juridique claire dans le cadre des traités de l'UE, arguant qu’ils chevaucheront un certain nombre d'instruments existants de l'UE et des États membres et produiront des « doubles standards » dans leur application. (China.org)
Mots Clés: Chine, UE, Subvention
COVID-19 : La normalisation des politiques d’austérité pourrait conduire à une nouvelle décennie perdue - Face à une récession mondiale profonde associée à une pandémie encore incontrôlée, le monde a besoin d'un plan de relance global qui puisse mettre les pays, y compris les plus vulnérables, dans une situation plus favorable que celle qui prévalait avant la COVID-19. C’est le message du Rapport sur le commerce et le développement 2020 de la CNUCED. Selon ce Rapport, la clé du succès consistera à s'attaquer à une série d’éléments qui menaçaient déjà l'économie mondiale avant même que la pandémie ne frappe. Il s'agit, entre autres, des hyper-inégalités, de niveaux d'endettement insoutenables, de la faiblesse des investissements, de la stagnation des salaires dans le monde développé et de l'insuffisance du nombre d’emplois dans le secteur formel dans le monde en développement. C'est ce qu'a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi : "La construction d'un monde meilleur exige des actions audacieuses dès maintenant. La vie des générations futures, voire l’existence de la planète elle-même, dépendra des choix que nous ferons tous au cours des prochains mois". Tirant les leçons de la crise financière mondiale, le Rapport affirme que réforme et relance, tant au niveau national qu'international, doivent aller de pair si l’objectif visant à « reconstruire mieux » a pour ambition d’ériger un avenir plus résilient et non pas de rester un simple slogan. Une forte poussée d'investissements publics, accompagnée d'un soutien et d'une coordination internationale efficaces, pourrait pratiquement doubler le taux de croissance mondial au cours de la prochaine décennie, tout en améliorant la viabilité de la dette et en assurant une répartition plus équitable des revenus. (CNUCED)
Mots Clés: Covid-19, Politique d’austérité
Les principales mesures sectorielles en faveur du climat dans l’Union européenne, en sept graphiques - L’Union européenne confirme son avance au niveau mondial dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Commission européenne propose de réduire considérablement les émissions de l’UE d’ici 2030, et se donne pour objectif un solde net d’émissions nul à l’horizon 2050. Pour atteindre ces nouveaux objectifs audacieux, les pouvoirs publics devront prendre des mesures fortes dans la durée, par exemple en imposant une tarification plus ambitieuse du carbone et en mettant en place des politiques sectorielles complémentaires. Les vastes plans de relance adoptés par les gouvernements européens pour faciliter la reprise de l’activité économique au lendemain de la crise de la COVID-19 sont aussi l’occasion d’accélérer la mise en œuvre de politiques respectueuses du climat.
- Cinq secteurs (électricité, industrie, transports, bâtiment et agriculture) représentent environ 95 % du total des émissions de l’UE
- Un système de tarification du carbone plus solide et volontariste doit figurer au premier rang de l’ensemble de mesures à mettre en œuvre.
- Le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE) reste le principal mécanisme de réduction des émissions dans les secteurs de l’industrie et de l’électricité.
- Dans le secteur des transports, il semble que les pays qui appliquent des taxes différenciées sur les véhicules en fonction de leurs émissions de CO2 ont généralement enregistré une baisse plus importante des émissions.
- Environ 35 % du bâti résidentiel de l’Union européenne a plus de cinquante ans, et plus de 90 % du parc de logements est inefficace sur le plan énergétique. (FMI)
Mots Clés: UE, Climat
PANAFRICAIN
Avec le coronavirus, « tout s’est arrêté d’un coup » : l’Afrique perd ses touristes - Au premier semestre, les arrivées de voyageurs internationaux en Afrique ont chuté de 57 %, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Et la débâcle est loin d’être terminée : début septembre, 50 % des destinations africaines étaient toujours inaccessibles pour cause de frontières fermées. « L’industrie a été décimée », s’afflige Naledi Khabo, la directrice de l’Association du tourisme africain, une agence de promotion du continent basée aux Etats-Unis : « La banqueroute menace de nombreuses PME qui constituent l’essentiel des acteurs du secteur. Elles n’ont pas les fonds pour faire face et doivent souvent se débrouiller sans aides publiques. »
- Des effets en chaîne
Le constat est d’autant plus amer que l’Afrique était, avant la pandémie, de plus en plus demandée par les touristes internationaux. Les arrivées étaient en forte hausse (+ 6 % en 2019). Le secteur représente aujourd’hui 10 % des recettes d’exportation du continent (contre à peine 5 % dans les années 1980), et plus d’un emploi sur cinq dans certains pays comme le Cap-Vert ou l’île Maurice. « La dynamique était excellente et tout s’est arrêté d’un coup », résume Sisa Ntshona, le patron de la Fédération du tourisme en Afrique du Sud : « C’est particulièrement regrettable pour une économie comme la nôtre, qui essaie de se diversifier dans les services pour moins dépendre des matières premières. » Le professionnel garde un souvenir traumatisant du premier coup de semonce : l’annulation, en janvier, d’un congrès international sur l’ophtalmologie censé se tenir en juin au Cap. L’événement, en préparation depuis cinq ans, devait accueillir 15 000 participants venus du monde entier. Soit 15 000 billets d’avions, 15 000 chambres d’hôtel et tous les à-côtés, dont il a fallu se passer. (Le monde)
Mots clés: Afrique, Covid-19, Tourisme
AFRIQUE DE L’OUEST
Le Bénin et le Burkina Faso mettent en place un accord-cadre de coopération transfrontalière - Le Bénin et le Burkina Faso vont mettre en place un accord-cadre de coopération transfrontalière. Des délégations issues des deux pays ont participé cette semaine à un atelier de validation bilatérale d’une convention pour coordonner la gestion de leur frontière commune. Selon les autorités béninoises, le nouvel accord vise à renforcer les liens qui existent entre les populations frontalières afin de faciliter leur collaboration. Il constituera également une base légale pour le lancement de projets de développement dans la région avec l’appui des partenaires techniques et financiers. De ce fait, la convention devrait permettre de corriger les dysfonctionnements liés à la coopération transfrontalière notamment l'absence de cadre légal régissant la coopération administrative transfrontalière dans les deux pays, l'insuffisance des actions de communication et de mobilisation des acteurs autour de la gestion des questions transfrontalières. Alors que les zones frontalières ouest-africaines sont depuis quelques années un des théâtres d’actions privilégiées des groupes armés, l'accord devrait également permettre de lutter contre l’insécurité. Le 1er mai 2019, c’est dans le parc de la Pendjari situé à la frontière bénino-burkinabè que deux touristes français ont été enlevés et leur guide tué. Depuis cet événement, le premier du genre au Bénin, la surveillance à la frontière, côté béninois, a été renforcée et les autorités espèrent mettre fin à la menace terroriste dans la région, en améliorant les conditions de vie des populations. (Agence ecofin)
Mots clés: Burkina, Benin, Accord transfrontalier
Côte d’Ivoire : Compétitivité des Pme du secteur agricole: Une vingtaine d’entreprises dirigées par des femmes bénéficient du projet ‘’She trades’’ - « Relever les défis de la qualité et de la sécurité des denrées alimentaires en cette période de Covid-19 ». C’est le thème de l’atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités destiné à une vingtaine de Pme des filières anacarde, manioc et karité, qui s’est déroulé, le 23 septembre, à l’hôtel Rose Blanche, à Cocody-Angré. L’atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’She trades Afrique de l’Ouest’’ initié par le Centre du commerce international (Itc), agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) et des Nations unies, et qui vise d'ici 2023 à contribuer à l'amélioration des conditions de vie de 10.000 femmes à travers des chaînes de valeur inclusives en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. L’objectif de la session, comme l’ont indiqué les organisateurs, était globalement de contribuer à l’amélioration de la compétitivité des Pme participantes. Elles sont pour la plupart dirigées par des femmes. De façon plus concrète, les représentants de ces entreprises ont été sensibilisés sur les risques de la Covid-19 en milieu professionnel et ont été instruits sur la mise en place d’un système de management de la qualité et de la sécurité des denrées alimentaires. « Le thème de l’atelier est d’actualité en cette période de crise sanitaire qui a lourdement touché l’économie mondiale. Il s’agit, dans ce contexte de préserver la qualité des produits alimentaires par la maîtrise des risques et de la sécurité sanitaire », a noté Mariama Koné, conseillère technique au ministère du Commerce et de l’Industrie, qui a présidé l’atelier. Dans les trois autres pays bénéficiaires du projet ‘’She trades Afrique de l’Ouest qui, précisons-le, est financé par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica), c’est seulement une filière qui est prise en compte. Mais en Côte d’Ivoire, il prend en compte les trois (anacarde, karité et manioc). (Fraternité matin)
Mots clés: Côte d’ivoire, Secteur agricole, Compétitivité, PME, ITC
AFRIQUE DE L’EST
RDC : la BAD approuve une enveloppe de 142 millions de dollars pour appuyer la lutte contre la pandémie de Covid‑19 - Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 23 septembre à Abidjan, un soutien financier de 100 millions d’Unité de compte (environ 142 millions de dollars) à la République démocratique du Congo, au titre du Programme d’appui budgétaire en réponse à la crise de Covid‑19 (PABRC). Cette enveloppe, qui comprend un prêt et un don Fonds africain de développement (FAD) respectivement de 43,6 millions de dollars et 60,6 millions de dollars ainsi qu’un don de la Facilité d’appui à la transition (FAT) de 37,8 millions de dollars, constitue un soutien important dans un contexte difficile où les indicateurs de performance économique de la RDC ont été perturbés par la pandémie. Cet appui permettra surtout d’atténuer l’impact économique du virus afin de favoriser la relance du pays. Selon Solomane Koné, directeur général par intérim de la Banque pour l’Afrique centrale, « la République démocratique du Congo est dans une phase de transition politique relativement apaisée et fait face à des défis, dont celui de relancer la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Le pays a besoin d’un soutien fort et coordonné des partenaires. Cet appui contribuera à renforcer la résilience économique et sociale des populations face à la pandémie de Covid‑19. » L’enveloppe, qui est issue de la Facilité de réponse rapide à la Covid-19 (CRF) mise en place par la Banque et dotée d’un fonds de 10 milliards de dollars, est destinée à appuyer la RDC dans sa riposte contre le nouveau coronavirus. Les provinces de Kinshasa, Nord-Kivu, Kongo Central, Haut Katanga, Sud Kivu, Ituri et Lualaba qui regroupent l’essentiel des cas de contamination, bénéficieront d’un déploiement plus important du dispositif de riposte contre le Covid-19. (Agence ecofin)
Mots clés: Covid-19, RDC, Financement, BAD
Ethiopian Airlines, sauvée du Covid grâce au fret aérien - La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a perdu plus d'un milliard de dollars de recettes en raison de la pandémie de Covid-19 mais a su se maintenir à flot en développant son activité fret aérien, a expliqué le PDG de la compagnie Tewolde Gebremariam. Dès le mois de mars, la première compagnie aérienne du continent s'est adaptée pour répondre à une demande en forte hausse sur le fret aérien, lui permettant d'amortir le choc de la pandémie, qui a vu le trafic passager chuter de 90% dans le monde. "Nous avons été très rapides, très flexibles et agiles pour déplacer nos forces et nos ressources sur le fret", explique M. Tewolde, qui rappelle qu'en temps normal, une bonne partie du fret aérien est assuré par les vols commerciaux. "Je dirais que ces interventions ont sauvé la compagnie", ajoute celui qui dirige le groupe depuis près de 10 ans. Pour ce faire, Ethiopian a fait preuve d'inventivité: en plus de transformer 25 appareils en avions cargo, en les vidant de leurs sièges, elle a mobilisé 20 autres appareils dont elle a gardé les sièges, utilisant les ceintures pour sécuriser les colis.
- Discussions sur SAA
Ethiopian a aussi bénéficié de la décision des Nations unies en avril d'ouvrir un hub humanitaire à Addis Abeba. A ce jour, elle a opéré 360 vols cargo transportant des équipements de protection contre le Covid dans plus de 80 pays, selon son PDG. Pour M. Tewolde, l’activité fret aérien devrait rester soutenue, car "les vols commerciaux que nous utilisions pour transporter des marchandises dans les soutes ne sont pas en service actuellement". La compagnie prévoit également de mettre à disposition "au moins 40 appareils", pour distribuer dans le monde entier le vaccin contre le Covid-19, quand celui-ci sera prêt. (VOA)
Mots clés: Covid-19, Ethiopian airline, Fret aérien
AFRIQUE CENTRALE
Le FIDA va injecter plus de 33 milliards de FCFA dans le développement des filières riz et oignons au Cameroun - Le Fonds international de développement agricole (FIDA) va financer la 2e phase du Projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa). L’enveloppe de 33,3 milliards de FCFA que cet organisme entend mettre à la disposition du Cameroun servira également à doper la production des oignons dans le pays, révèle le Quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune. Toutes ces informations ont été révélées les 17 et 18 septembre 2020, au cours d’une mission d’inspection de la première phase du projet Padfa dans la localité de Tonga, bassin de production du riz de la région de l’Ouest du Cameroun. Dans le cadre de sa seconde phase, qui s’étendra de 2020 à 2026, le Padfa sera implémenté dans quatre régions du Cameroun. Le projet permettra cette fois-ci d’accompagner 64 coopératives de riziculteurs exploitant au total 19 400 hectares, apprend-on. L’objectif, à terme, est de réduire les importations massives de riz sur le territoire camerounais. Cette activité impose au pays l’expatriation d’environ 150 milliards de FCFA en moyenne chaque année, selon les statistiques officielles. Selon l’Institut national de la statistique (INS), ces importations de riz ont atteint l’enveloppe record de 231 milliards de FCFA en 2019. (Agence ecofin)
Mots Clés: FIDA, Cameroun, Investissement
La Cemac s’achemine vers la création d’une brigade douanière mixte inter-Etats - La direction générale des Douanes du Cameroun vient d’abriter les travaux de mise en cohérence du projet de règlement portant création, organisation et fonctionnement de la brigade mixte inter-Etats de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon et Guinée équatoriale), nous apprend Investir au Cameroun. Cette réunion, apprend-on, a permis d’enregistrer des propositions « pertinentes ». Parmi celles-ci, l’on a évoqué la clarification du statut juridique du personnel de cette brigade ; son mode d’intervention en lien avec les exigences de facilitation ; le contrôle et le suivi-évaluation des activités de la brigade ; la promotion de l’intégration par la facilitation des transports et du transit des marchandises ; la promotion de la libre circulation des personnes ; la dotation des équipes en outils modernes de contrôles non intrusifs (scanners, détecteurs de métaux, etc.) et l’actualisation des corridors d’intégration Inter-Etats en Cemac. La Douane camerounaise précise que « la réflexion se poursuit ». En attendant l’aboutissement de ce projet, la Commission de la Cemac estime à moins de 3% les échanges intracommunautaires dans la sous-région, du fait de nombreux obstacles physiques et réglementaires à la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. A en croire la Commission, face à l’étroitesse des marchés nationaux, les pays de la sous-région n’ont pas d’autre choix que de s’unir pour donner des perspectives prometteuses à la diversification des activités économiques. C’est à cette condition que la Cemac pourrait devenir un espace économique intégré, émergent où règnent la sécurité et la bonne gouvernance. (Agence ecofin)
Mots Clés: CEMAC, Douanes
AFRIQUE AUSTRALE
Une banque sud-africaine investit dans le gaz mozambicain - Le vice-ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Nomalungelo Gina, a déclaré que l’Afrique du Sud continuerait d’investir dans le secteur du gaz en plein essor au Mozambique, où l’une des principales banques de Pretoria a dépensé 120 millions de dollars pour stimuler la production de gaz. Gina s’exprimait mardi lors d’un webinaire sur le commerce et l’investissement entre l’Afrique du Sud et le Mozambique sur le thème «Développer des solutions afrocentriques et forger un partenariat en réponse à la Covid-19». Au cours des discussions, le vice-ministre a déclaré que la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA) du pays avait en fait augmenté l’investissement de plusieurs millions de dollars dans le projet d’infrastructure énergétique dans la province de Cabo Delgado (nord du Mozambique). A cet égard, les secteurs public et privé sud-africains ont été activement impliqués dans cette «entreprise très importante» grâce à l’investissement de 120 millions de dollars américains de la DBSA, a confié Gina aux délégués lors de la réunion virtuelle. La vice-ministre a noté que son pays «était l’un des grands et principaux partenaires commerciaux du Mozambique et était également un investisseur majeur dans ce pays». «Le Mozambique fait partie des cinq principaux partenaires commerciaux de l’Afrique du Sud sur le continent, et nos relations politiques et économiques sont restées solides et dynamiques au fil des ans», a-t-elle ajouté. En outre, Gina a expliqué que plusieurs entreprises locales et des entreprises publiques ont investi au Mozambique dans un large éventail de secteurs, depuis l’avènement de la démocratie à Pretoria. Elle a donné l’exemple de South 32, une entreprise minière d’aluminium sud-africaine, qui, selon elle, a créé des milliers d’emplois pour les Mozambicains dans le cadre de ces investissements dans cet Etat voisin. (Agence ecofin)
Mots clés: Gaz, Afrique du sud, Mozambique, Banque
AFRIQUE DU NORD
La BERD débloque 20 millions de dollars pour les exportateurs et importateurs présents au Maroc – La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) a octroyé une ligne de financement du commerce extérieur de 20 millions de dollars à crédit agricole du Maroc (CAM), pour soutenir les exportateurs et importateurs présents dans le Royaume. « Il s’agit du premier partenariat de la BERD et du Crédit Agricole du Maroc », indique un communiqué de CAM, ajoutant que cette ligne de financement du commerce extérieur, multidevise et non-engagée, sera déployée pour émettre des garanties en faveur des banques confirmatrices et pour fournir un financement en devise destiné à des transactions commerciales d’exportations ou d’importations. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du Programme de facilitation des échanges (TFP) de la BERD. En intégrant le TFP, CAM a ainsi accès à un réseau de plus de 100 banques émettrices et 800 banques confirmatrices partenaires de la BERD. Cette ligne offrira également au CAM une enveloppe de financement en devise visant l’accompagnement de ses clients importateurs et exportateurs. Quatrième Banque de la place, le CAM présente aujourd’hui un total bilan de plus de 10 milliards € et un encours de crédits de 8 milliards d’euros dont plus de la moitié est affectée au secteur agricole, agroalimentaire et aux activités économiques en milieu rural. Le Maroc est un membre fondateur de la BERD et l’un de ses pays d’opérations depuis 2012. À ce jour, la BERD a investi près de 2,5 milliards d’euros au Maroc dans le cadre de 66 projets. (APA news)
Mots clés: Maroc, BERD, Entreprises, Commerce extérieur
