LA QUOTIDIENNE DU CAPC 6 OCTOBRE 2020
Les sujets du Jour :
Le rebond économique américain moins fort qu’espéré (le Monde)
En septembre, l’OPEP a enregistré une augmentation de sa production pétrolière de 160 000 barils par jour (Agence ecofin)
Le développement des infrastructures est un moteur essentiel (Intellivoire)
Coronavirus : quel impact sur l’industrie manufacturière en Afrique ? (Jeune Afrique)
Côte d'Ivoire: le prix du cacao fixé à 1 000 Fcfa/Kg, en hausse de 175 Fcfa (APA News)
Togo : la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Kanazoé Inoussa (Agence ecofin)
Kenya: la surliquidité des banques en baisse, avec la reprise des activités (Agence ecofin)
15 entreprises camerounaises autorisées à exporter 210 produits dans l’espace Cemac, en franchise de douane (Agence ecofin)
Zimbabwe – Grande Bretagne : Londres souhaite relancer ses liens commerciaux avec Harare (Afrique24)
Tunisie : La Banque Centrale projette une forte contraction de l’activité économique en 2020 (Financial Afrik)
INTERNATIONAL
Le rebond économique américain moins fort qu’espéré - Les Etats-Unis ont créé en septembre 661 000 emplois, faisant tomber le taux de chômage à 7,9 %. Frappée par le Covid-19, la première économie du monde est au milieu du chemin : elle a récréé 11,4 millions des 22 millions d’emplois perdus en mars et en avril, qui avaient fait bondir le taux de chômage à 14,7 %. Sauf que la seconde moitié du parcours s’annonce très difficile, et les économistes prévoient une reprise en racine carrée inversée, avec un ralentissement de la croissance à mi-rebond. A ce rythme, il faudrait près d’un an et demi pour que le marché de l’emploi retrouve ses niveaux d’avant crise, note le New York Times. Faute de vaccin efficace, des pans entiers de l’économie ne connaîtront pas de retour à la normale. C’est vrai dans les loisirs et le tourisme : Disney a ainsi annoncé le licenciement de 28 000 employés qui étaient jusqu’à présent en chômage technique, en raison de la non-réouverture du parc d’attractions de Californie, Disneyland. Cela l’est dans l’aérien : United Airlines et American Airlines ont annoncé, début octobre, la suppression de 32 000 emplois ; ces compagnies avaient l’interdiction de licencier jusqu’à fin septembre si elles voulaient conserver les subventions de l’Etat fédéral qui leur ont été octroyées au début de la crise. C’est le cas aussi dans l’enseignement, qui repart essentiellement en virtuel, les Américains étant beaucoup plus précautionneux que les Européens sur la contamination des enfants : 355 000 postes ont été supprimés en août dans l’éducation privée et publique. Les collectivités territoriales sabrent dans les effectifs, notamment des enseignants, faute de plan de renflouement fédéral (216 00 emplois en moins). Le nombre d’Américains qui déclarent avoir perdu définitivement leur emploi est désormais de 3,8 millions contre 2 millions en avril, ce qui indique l’absence d’espoir d’un retour à la normale.
- Ralentissement du rebond de la consommation
L’économie a été mise sous perfusion par la Reserve fédérale (taux d’intérêt à zéro et octroi de liquidités qui ont permis aux entreprises de s’endetter et d’éviter la faillite), tandis que les ménages ont bénéficié d’aides fédérales (chèque de 1 200 dollars et allocation chômage de 2 400 dollars par mois jusqu’à fin juillet). Ainsi, paradoxalement, le revenu mensuel des Américains a été, depuis avril, supérieur à son niveau de février, avant la crise. Même en août, où il a baissé de 2,7 %, il restait supérieur de 2 % au niveau de février. (le monde)
Mots Clés: Etats-Unis, Relance économique
En septembre, l’OPEP a enregistré une augmentation de sa production pétrolière de 160 000 barils par jour - L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a pompé en moyenne 24,4 millions de barils de pétrole par jour en septembre, soit 160 000 barils par jour de plus qu’en août. Cette hausse s’explique entre autres par le redémarrage de certaines installations libyennes et l’amélioration des exportations iraniennes. Il faut dire que l’augmentation de l’offre des membres de l’OPEP depuis le mois précédent et les doutes liés à la demande ont eu un impact sur les prix du pétrole, les investisseurs ayant affiché très peu de confiance au marché. Ainsi on note en septembre, une chute de 10 % des prix pour s’établir à près de 40 $ le baril. « Alors que la demande peine à suivre, l’offre augmente », a regretté Paola Rodriguez-Masiu, analyste chez Rystad Energy. Rappelons que selon les prévisions de la banque d’investissement américaine Goldman Sachs, la demande de pétrole devrait augmenter de 3,7 millions de barils par jour entre janvier et août de l’année prochaine, tandis que l’offre restera plafonnée grâce à la politique de l’OPEP+ combinée à une légère augmentation de l’offre hors OPEP. (Agence ecofin)
Mots Clés: Pétrole, Production, OPEP
PANAFRICAIN
Le développement des infrastructures est un moteur essentiel - Le développement des infrastructures est un moteur essentiel du progrès économique et social de l’Afrique. Il montre pratiquement tous les autres objectifs de productivité et de croissance. Indépendamment des progrès réalisés dans d’autres activités du PIB, la médiocrité des infrastructures agit comme un « mur de briques » qui fait obstacle à des progrès rapides et percutants. En outre, une infrastructure médiocre a un impact négatif sur la qualité de vie des citoyens. La Banque africaine de développement (BAD) estime que plus de 100 milliards de dollars d’investissement par an pendant au moins 10 années consécutives sont nécessaires pour combler les déficits d’infrastructure actuels sur le continent. Une étude réalisée par la Banque mondiale montre que la médiocrité des infrastructures entraîne une réduction annuelle de 2% de la croissance économique nationale et diminue la productivité jusqu’à 40%, contribuant énormément à de faibles niveaux de productivité à travers le continent, malgré la richesse de l’Afrique en ressources naturelles et minérales. Cela conduit à une question intéressante et épineuse: pourquoi les gouvernements africains, avec leurs partenaires de développement, semblent-ils incapables de surmonter ces obstacles de manière urgente et suffisante? La réalité est que de nombreuses économies africaines sont soumises à d’énormes tensions avec des ressources et des capacités souvent très limitées pour résoudre efficacement les divers déficits d’infrastructure dans leurs pays respectifs. C’est toujours ceux qui n’ont rien de concret à proposer qui lancent des discours farfelus pour distraire la majorité dont la principale préoccupation est économique. La Nouvelle trouvaille chez certains ivoiriens « Les infrastructures ne donnent pas à manger » MAIS ils oublient d’indiquer que « Grâce aux infrastructures, on mange ». Ce sont des réactions primaires qui pourraient être attribuées à de petits adolescents mais le plus drôle ce des réactions de soi-disant politiciens qui veulent endormir le peuple parce qu’ils n’ont de programme. Le Nigéria est le deuxième producteur de tomates en Afrique avec plus de 1,5 million de tonnes récoltées, mais en raison de la médiocrité du stockage et des infrastructures de transport, une partie importante de la récolte n’arrive jamais sur le marché. (intellivoire)
Mots clés: Afrique, Infrastructures
Coronavirus : quel impact sur l’industrie manufacturière en Afrique ? - Si la crise économique touche globalement l’ensemble des secteurs (hormis celui de la santé), le secteur manufacturier semble bien résister. Au printemps 2020, les premiers rapports du FMI, de la Banque mondiale ou des Nations unies montrent que les pays africains restent, pour la plupart, relativement épargnés par les impacts sanitaires de la crise. Cela s’explique par leur moindre intégration dans l’économie mondialisée, une population plus jeune, d’une densité moindre que les autres continents et des mesures de prévention prises rapidement. Même si elles diffèrent grandement entre pays, les perspectives à moyen terme sont plus problématiques, du fait de la relative faiblesse des systèmes de santé et de la difficulté de faire respecter le confinement ou les gestes barrières à une population en situation de pauvreté. Mais dans ces premiers mois, le choc semble tout de même plus économique que sanitaire. La demande internationale des matières premières qui sont exportées par l’Afrique faiblit, les productions nationales qui nécessitent des intrants importés souffrent parfois de la rupture des chaînes de production et d’approvisionnement, et les revenus issus de l’étranger (investissements, aide internationale, revenus des migrants) devraient diminuer. Enfin, les États disposent de moins de moyens financiers pour soutenir les entreprises, alors que celles-ci souffrent des mesures sanitaires. Si cette crise touche quasiment tous les domaines de l’activité économique, le secteur manufacturier semble cependant moins touché que les services – notamment le tourisme et les transports –, ou que les matières premières. La Banque mondiale, à l’aide d’un modèle de simulation économique pour l’Afrique subsaharienne, estimait même en avril que l’impact de cette crise sur la valeur ajoutée serait positif en 2020, avec un gain de +5 % pour la production du secteur manufacturier – en raison d’un remplacement de produits importés par des produits locaux –, alors que l’agriculture perdrait environ 3 %, les services 6 % et le secteur de l’énergie 21 %. Toutefois, cet impact positif est à relativiser, car le secteur manufacturier a une place réduite dans l’activité économique en Afrique. Il est sans doute moins exportateur (notamment vers les marchés chinois et européens), moins intégré aux chaînes de valeur et plus informel qu’ailleurs, même si, en la matière, une grande diversité caractérise le continent. (Jeune Afrique)
Mots clés: Afrique, Covid-19, Secteur manufacturier
AFRIQUE DE L’OUEST
Côte d'Ivoire: le prix du cacao fixé à 1 000 Fcfa/Kg, en hausse de 175 Fcfa - Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a annoncé jeudi à Yamoussoukro le prix bord champ du cacao pour la campagne 2020-2021 en Côte d'Ivoire, fixé à 1 000 Fcfa le Kg contre 825 Fcfa/Kg la campagne précédente, soit une hausse de 175 Fcfa. "J'ai le très grand plaisir de vous annoncer que nous avons décidé de ne pas baisser les prix aux producteurs (...) et décidé d'augmenter le prix de 825 Fcfa à 1 000 Fcfa le Kg", a dit Alassane Ouattara à l'occasion de la 7e édition de la Journée nationale du cacao et du chocolat à Yamoussoukro. "Nous voulons que le cacao soit l'ami de la forêt, et moi je veux vous dire que je suis votre ami, et vous pouvez compter sur moi", a ajouté M. Ouattara, sous des salves d'applaudissements de producteurs, d'industriels du chocolat et des acteurs du secteur. Il a expliqué que cette augmentation traduit "l'engagement et la détermination" de la Côte d'Ivoire et du Ghana, deux pays cumulant plus de 60% du marché mondial du cacao, d'"améliorer les revenus et le niveau de vie des producteurs". "Cet engagement et cette détermination vont se poursuivre pour s'intensifier à travers des investissements importants dans la recherche, notamment celle visant à éradiquer la maladie du swollen shoot et accroître notre capacité de transformation locale", a assuré M. Ouattara. Pour lui, cela devrait générer des milliers d'emplois surtout pour les jeunes; si dans deux ans, la Côte d'Ivoire arrive à atteindre 900 000 à 1 million de tonnes avec les deux usines de transformation de fèves de cacao, lancées il y a quelques jours. Le président ivoirien a encouragé les industriels de tous les pays à venir investir dans le secteur, soit avec les nationaux ou en filialisation de leur société mère, car "notre objectif est qu’en 2025, nous puissions transformer 100% du cacao produit en Côte d'Ivoire". La Côte d’Ivoire et le Ghana, gardent le leadership de la production du cacao à l’échelle internationale. Ces deux pays voisins veulent influer sur le prix plancher, jouant sur l’offre et la demande. Cependant, les changements climatiques peuvent remettre en cause l’accord entre ces deux pays. (APA news)
Mots clés: Cote d’ivoire, Cacao, Prix bord champ
Togo : la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Kanazoé Inoussa - Au Togo, le projet de cimenterie du magnat burkinabé du ciment, Kanazoé Inoussa, va bénéficier d’un prêt de 20 milliards FCFA de la BOAD. Dénommée CimCo, la future cimenterie devrait entrer en service au 1er trimestre 2021. CimCo (Cimenterie de la côte ouest-africaine), la filiale togolaise du groupe CimMetal de l’homme d’affaires burkinabé Kanazoé Inoussa, va bénéficier d’un financement de 20 milliards FCFA de la BOAD, pour son implantation et son développement au Togo, nous apprend le site Togo First. Le prêt de long-terme, approuvé le vendredi 25 septembre 2020 par le Conseil d’administration de la banque de développement, vient en appui au magnat du ciment qui prévoit d'injecter à terme quelque 100 milliards FCFA dans le projet. CimMetal, qui a obtenu depuis fin 2019 le feu vert des autorités togolaises pour s’implanter dans la capitale, a passé ses premières commandes. Une première usine de production, d’une capacité de 2,5 millions de tonnes par an (tpa), sera montée dans la zone industrielle du Port de Lomé par l’allemand Intercem, sur conception de son compatriote Gebr Pfeiffer. La nouvelle cimenterie qui devrait entrer en service au premier trimestre 2021 devrait servir de point de jonction pour les besoins de consommation en ciment dans la sous-région. Après avoir lancé CimFaso en 2015, puis l’usine Cim Ivoire début 2019, et démarré les travaux de Cim Mali, Kanazoé Inoussa s’apprête à franchir un nouveau cap avec la CimCo, ce qui marque l'ancrage régional de l’homme d’affaires. (Agence ecofin)
Mots clés: BOAD, Investissement, Cimenterie
AFRIQUE DE L’EST
Kenya: la surliquidité des banques en baisse, avec la reprise des activités - Au Kenya, le surplus de liquidité accumulé par les banques commerciales au-dessus de la norme réglementaire est en train de baisser. Des données de la Banque centrale indiquent qu’au cours de la semaine du 14 au 18 septembre 2020, les réserves excédentaires des banques ont baissé de 25,1 milliards de shillings, en comparaison avec l'encours de la semaine précédente. Les analystes kényans cités par des médias locaux expliquent cette situation par la reprise des activités des entreprises, au fur et à mesure que le gouvernement de ce pays lève les restrictions imposées pour contenir la propagation de la covid-19. « Cela est peut-être dû au fait que l'excès de liquidité des banques est utilisé par les clients. Une partie est également utilisée pour prêter et acheter des titres d'Etat », a déclaré Renaldo D'Souza, responsable de la recherche chez Sterling Capital, selon des propos rapportés par le média économique Business Daily Africa. En mars 2020, la Banque centrale du Kenya a abaissé le coefficient des réserves que les banques commerciales doivent avoir afin d'aider ces dernières à soutenir leurs clients face aux effets de la covid-19. Cela s'est traduit par une augmentation de cash disponible pour les banques. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Banques
AFRIQUE CENTRALE
15 entreprises camerounaises autorisées à exporter 210 produits dans l’espace Cemac, en franchise de douane - Quinze entreprises industrielles et agro-industrielles en activité au Cameroun viennent de bénéficier de l’agrément au régime préférentiel de la Cemac, qui permet d’exporter des produits dans les pays de cet espace communautaire à six États (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, RCA, Guinée équatoriale), en franchise de droits de douane. Parmi les bénéficiaires, l’on retrouve de grosses pointures de l’industrie locale telles que Dangote Cement Cameroon, Guinness Cameroon, BVS (Boissons, vins et spiritueux), Scimpos, Socaver, Ok Food, etc. Les agréments remis le 18 septembre 2020 aux bénéficiaires dans la capitale camerounaise, par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, portent ainsi à 50 le nombre d’entreprises locales agréées à ce régime préférentiel. Le nombre de produits bénéficiant de cette incitation tarifaire, a-t-on appris, culmine désormais à 529, depuis 2014. Dans la même veine, ce sont 36 entreprises en activité au Cameroun, qui sont autorisées à exporter gratuitement 249 produits vers la CEEAC, espace communautaire de l’Afrique centrale, qui compte cette fois-ci 11 pays, soit 5 en plus des membres de la Cemac (RDC, Rwanda, Angola, Burundi, Sao Tomé & Principe). Pour ces pays, a souligné le ministre camerounais du Commerce au cours de la cérémonie du 18 septembre dernier, il s’agit d’une étape déterminante pour l’accès à la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), dont l’opérationnalisation est prévue pour janvier 2021. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, Exportations, CEMAC
AFRIQUE AUSTRALE
Zimbabwe – Grande Bretagne : Londres souhaite relancer ses liens commerciaux avec Harare - Le Royaume-Uni a exprimé son intérêt de réactiver ses relations commerciales avec le Zimbabwe, mais se dit préoccupé par l’absence de réformes politiques et économiques globales dans ce pays d’Afrique australe suite à la chute de l’ancien président, Robert Mugabe. L’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies à Genève, Julian Braithwaitte, a déclaré que son gouvernement espère « à l’avenir avoir davantage de commerce et d’investissements avec le Zimbabwe». « Nous pensons qu’il existe un potentiel notable dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’agriculture et des services financiers, des secteurs susceptibles d’améliorer les moyens de subsistance et l’inclusion financière », a déclaré M. Braithwaitte lors d’une révision de la politique commerciale de l’OMC sur le Zimbabwe, ce mercredi à Genève (Suisse). Le diplomate a déclaré que le Royaume-Uni tient particulièrement à soutenir les efforts du Zimbabwe pour remédier à un déficit d’électricité qui a entraîné des coupures d’électricité persistantes depuis le début des années 2000. Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 285 millions de livres sterling en fin mars 2020. Londres est également le deuxième plus grand partenaire bilatéral du Zimbabwe en matière de développement, fournissant rien que cette année 74 millions de livres sterling d’aide bilatérale au développement pour le soutenir. (Afrique24)
Mots clés: Zimbabwe, Grande Bretagne, Commerce
AFRIQUE DU NORD
Tunisie : La Banque Centrale projette une forte contraction de l’activité économique en 2020 – L’économie tunisienne devrait connaître, en 2020, une nette contraction de 6,5% de sa croissance contre des estimations précédentes de -4,3% et une croissance positive de 1% réalisée en 2019, selon les prévisions de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). « Cette récession est attribuée à la baisse de l’activité dans la plupart des secteurs, notamment les industries manufacturières (-14,7%) et les services marchands (-10%) et, à moindre degré, les industries non manufacturières (-3,3%), contre une légère amélioration dans les services non marchands (+0,5%) », souligne la BCT dans son périodique de conjoncture de juillet. Aussi, poursuivent les services de la BCT, les principaux moteurs de la croissance devraient- ils afficher une forte régression, en particulier la consommation privée (-3,5%) ainsi que l’investissement (-26,9%) qui pâtit de la résurgence de l’aversion au risque et de la montée de l’incertitude causées par la pandémie covid-19 et ce, outre la baisse du volume des échanges commerciaux résultant du repli de la demande extérieure notamment celle émanant de la zone Euro. (Financial Afrik)
Mots clés: Tunisie, Banque centrale, Récession
