LA QUOTIDIENNE DU CAPC 08 OCTOBRE 2020
Les sujets du Jour :
Six graphiques sur les dépenses sociales au Moyen-Orient et en Asie centrale (FMI)
« Les marchés mondiaux sont en train de se déplacer vers l’Asie du Sud et l’Afrique », Tetsushi Sonobe (ADBI) (Agence ecofin)
Nigeria : 80 % des subventions publiques à l’électricité vont aux plus riches (Agence ecofin)
Afrique de l'Est : l'OFID décaisse 20 millions $ pour soutenir les PME et les projets infrastructurels (Agence ecofin)
Ethiopie : l’exécutif met fin aux subventions pour la production et l’importation de sucre (Agence ecofin)
Irrigation au Cameroun : 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour suivre l’exemple sénégalais (Jeune Afrique)
Zambie : l’exécutif veut augmenter les droits de douane sur les importations de viande (Agence ecofin)
En Tunisie, 98% des agences de voyages en passe de faire faillite (Agence ecofin)
Repli de l’économie marocaine de 8,7% au T3-2020 (Infomédiaire)
INTERNATIONAL
Six graphiques sur les dépenses sociales au Moyen-Orient et en Asie centrale - Des dépenses sociales plus élevées et plus efficientes peuvent considérablement améliorer les résultats socioéconomiques et favoriser une croissance inclusive. Les indicateurs d’éducation, de santé et de pauvreté au Moyen-Orient et en Asie centrale se sont sensiblement améliorés ces vingt dernières années. Toutefois, le taux de progression a baissé et ces indicateurs restent plus faibles que dans les pays comparables. Le niveau des dépenses sociales est lui aussi plus faible, bien que dans une moindre mesure. La pandémie de COVID-19 a mis en évidence le besoin urgent d’améliorer les résultats socioéconomiques. Il ressort de notre nouvelle étude que l’accroissement des dépenses sociales et de leur efficience (obtenir plus que ce qui a été investi) peut jouer un rôle important. Cela repose avant tout sur le renforcement des institutions et l’amélioration de la gouvernance et de la transparence. Nos principales conclusions sont résumées dans les six graphiques ci-dessous.
- Les résultats socioéconomiques sont plus faibles que dans d’autres régions.
- Les dépenses sociales sont également inférieures à celles d’autres régions, bien que dans une moindre mesure.
- Les dépenses sociales peuvent améliorer les résultats socioéconomiques.
- L’efficience des dépenses sociales est relativement faible au Moyen-Orient et en Asie centrale.
- Même sans accroître les dépenses, une plus grande efficience des dépenses sociales pourrait considérablement améliorer les résultats socioéconomiques.
- Des institutions plus robustes sont essentielles pour accroître l’efficience des dépenses.
(FMI)
Mots Clés: Asie, Moyen-Orient, Dépenses sociales
« Les marchés mondiaux sont en train de se déplacer vers l’Asie du Sud et l’Afrique », Tetsushi Sonobe (ADBI) - Les participants au webinaire sur le supplément au rapport de la Banque africaine de développement « Perspectives économiques en Afrique » (PEA) destiné aux publics asiatiques, ont reconnu, lundi 14 septembre, son caractère essentiel pour l’Afrique de l’après-Covid-19. Le supplément met à jour les projections de croissance et les perspectives de l’Afrique pour 2020 et 2021, soulignant l’incidence de la pandémie de Covid-19 sur l’environnement socio-économique du continent. Il recommande un ensemble de mesures de réouverture des économies en toute sécurité et d’accélération de la reprise de la croissance. « Malgré la pandémie de Covid‑19, les possibilités d’investissements restent encore nombreuses en Afrique, a déclaré Tetsushi Sonobe, le doyen de l’Institut de la Banque asiatique de développement (ADBI). Les marchés mondiaux sont en train de se déplacer vers l’Asie du Sud et l’Afrique. Dans un sens, l’Afrique n’est pas très éloignée pour les investisseurs asiatiques susceptibles être intéressés par les possibilités d’investissement qu’offre le continent. » Environ 350 participants ont assisté à cette rencontre virtuelle organisée par le Bureau de représentation extérieure pour l’Asie de la Banque africaine de développement. Parmi le public figuraient des représentants gouvernementaux et du corps diplomatique africain en Asie, des professionnels du développement, des représentants de la société civile, des universitaires et des représentants de groupes de réflexion, des étudiants, des journalistes et des personnes s’intéressant aux questions africaines. Pour Tetsushi Sonobe, la croissance du PIB de l’Afrique devrait rebondir rapidement en 2021, au regard de sa progression régulière enregistrée avant l’épidémie de Covid‑19. Il a fait état de quelques-unes des opportunités potentielles présentées dans le supplément des PEA : « un vaste marché avec une population jeune, pleine de ressources ; la perspective d’un marché d’une valeur de trois mille milliards de dollars américains grâce à l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ; un plus grand potentiel pour l’industrie manufacturière alors que les opportunités de production à faible coût continuent de se déplacer vers l’Afrique ; un meilleur environnement pour les entreprises ; l’amélioration de la gouvernance macroéconomique. » Selon le vice-président de la Banque africaine de développement en charge du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services, Khaled Sherif, la pandémie affecte toutes les économies africaines et son ampleur variera considérablement d’un pays à l’autre en fonction des caractéristiques économiques et des conditions initiales des pays individuels. (Agence ecofin)
Mots Clés: Asie, Afrique, Marchés mondiaux, BAD e
PANAFRICAIN
Le rapport de ONE et de la CEA sur les envois de fonds prie les gouvernements d’aider à préserver cette bouée de sauvetage pour l’Afrique entravée par le COVID-19 - L’organisation anti-pauvreté ONE et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), ont lancé un nouveau rapport intitulé, « Préserver les envois de fonds à l’époque du COVID-19 », soulignant les effets graves que la pandémie de Covid-19 a eu sur les envois de fonds vers l’Afrique, principalement en raison de la situation des migrants dans les pays les plus touchés. Le rapport note que les envois de fonds ont augmenté régulièrement au cours des dernières décennies et sont devenus le principal afflux financier dans les pays en développement, dépassant l’aide étrangère, les flux de capitaux privés et les Investissements directs étrangers. Cependant, en raison de l’épidémie mondiale de la pandémie de Covid-19, qui a provoqué un ralentissement économique mondial, les envois de fonds vers l’Afrique seront revus à la baisse de 21% en 2020, soit 18 milliards de dollars de moins pour les personnes qui en dépendent. Commentant le rapport, le Directeur de ONE au Nigéria, Serah Makka, déclare : « Alors que les pays du monde entier sont confrontés à la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale, nous assistons à certaines des plus grandes difficultés économiques, en particulier pour les pays pauvres. De nombreuses familles en Afrique qui dépendent des envois de fonds seront les plus touchées, pendant une période considérée déjà difficile. Plus de 22% de baisse des envois de fonds, qui est une source essentielle de revenus pour de nombreux ménages. Nous appelons les ministres des finances du G20 à modifier leurs plans nationaux de transfert de fonds, y compris la réglementation bancaire, afin de réduire les coûts d’envoi de fonds à près de 0% jusqu’à la fin de la pandémie. Ainsi, nous pouvons garantir que les coûts des envois de fonds ne dépassent pas 3% comme convenu dans les Objectifs de développement durable et sauver des millions de familles de cette paralysie financière totale. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Transfert de fonds, Covid-19, CEA
AFRIQUE DE L’OUEST
Nigeria : 80 % des subventions publiques à l’électricité vont aux plus riches - Au Nigeria, 80 % de la subvention à l’électricité accordée par le gouvernement profite aux plus riches pendant que seulement 2 % va aux plus pauvres, selon la Banque mondiale. L’institution affirme également que depuis 2017, le gouvernement fédéral a emprunté 1 300 milliards de nairas (3,38 milliards $) à la Banque centrale du Nigeria (CBN) pour payer ces subventions qui comblent le manque à gagner créer par un tarif électrique plus bas que le coût de production de l’électricité. Le gouvernement fédéral doit impérativement agir pour réduire ces subventions, prévient la Banque mondiale. Faute de quoi, leur poids sur la fiscalité continuera à grandir, réduisant le financement d’autres secteurs comme l’éducation et la santé, ce qui ralentira la croissance économique. Le service de la dette contractée par le gouvernement auprès de la Banque centrale s’élève à 550 millions $ par an pour la période allant de 2020 à 2027. La dette initiale a été consacrée, sans condition, au paiement des Compagnies de distribution (DisCos) afin de s’assurer que ces dernières puissent régler les Compagnies de production (GenCos) à au moins 80 %. Les conditions de responsabilisation n’ont été introduites qu’en mai 2019. (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Electricité, Subventions, Inégalité
Présentation de la Plateforme africaine de fournitures médicales (AMSP): impliquer les États membres de la CEDEAO - À l'initiative de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), à travers son Bureau sous-régional pour l'Afrique de l'Ouest (SRO-WA), en partenariat avec Afreximbank, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et l'Envoyé spécial de l'Union Africaine, Strive Masiyiwa, un webinaire de haut niveau des parties prenantes sur la Plateforme africaine de fournitures médicales (AMSP) a été organisé Mardi. Cette réunion qui s'est déroulée en marge de la troisième réunion du Comité ministériel de coordination de la COVID-19 de la CEDEAO en charge de la santé (CMC) a été organisée en collaboration avec la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS). Le webinaire de haut niveau des parties prenantes a présenté aux Ministres de la Santé et des Finances des États membres de la CEDEAO les opportunités offertes par l'AMSP, ainsi que sa structure. La réunion a fourni les informations nécessaires sur la Plateforme qui permettraient aux Gouvernements des États membres de la CEDEAO, aux opérateurs du secteur privé et aux autres parties prenantes d'accéder et de tirer parti des avantages de la plate-forme, en particulier compte tenu de la propagation incessante de la pandémie de COVID-19 sur le continent et ses impacts sur les vies humaines et les sources de revenus. Lors de son discours introductif, le Président de la Commission de la CEDEAO, M. Jean Claude Kassi Brou a déclaré que l'AMSP est « un très bon développement et complètera la décision antérieure que nous avons prise à la CEDEAO de parrainer les fabricants locaux dans l'approvisionnement en matériel médical nécessaire à la riposte à la pandémie de COVDI19 ». « La participation de la Plateforme africaine de fournitures médicales à cette réunion du Comité ministériel de coordination de la COVID-19 de la CEDEAO est donc opportune et tournée vers l'avenir », a-t-il ajouté. (UNECA)
Mots clés: AMSP, CEDEAO, Matériel Médical
AFRIQUE DE L’EST
Afrique de l'Est : l'OFID décaisse 20 millions $ pour soutenir les PME et les projets infrastructurels - L’OFID, bras financier de l’OPEP chargé de l’aide au développement, va octroyer une aide de 20 millions $ en faveur des pays d’Afrique de l’Est. Grâce à des prêts accordés via l’EADB, les nouveaux fonds permettront de soutenir les PME et de mettre en œuvre des projets infrastructurels. Le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) va décaisser 20 millions $ en faveur des pays de l’Afrique de l’Est. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié cette semaine. Le nouveau financement vise à aider les petites et moyennes entreprises (PME) des pays de la région. Accordé via la Banque de développement de l'Afrique de l'Est (EADB), il permettra de fournir des prêts dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer le développement du secteur privé qui a été cette année grandement affecté par la crise du coronavirus. Les fonds serviront également à développer des projets infrastructurels. Ceux-ci permettront notamment d’améliorer l'accès aux services sociaux, de soutenir le commerce et, à terme, fourniront à l'Afrique de l'Est un environnement commercial plus compétitif. « En finançant les PME, nous espérons promouvoir les entreprises qui génèrent des opportunités d'emploi, le développement économique social et par conséquent promouvoir l'intégration régionale. Le secteur des PME est un pilier essentiel pour une croissance économique durable, car il est l'épine dorsale des économies des pays membres de l’EADB », a déclaré Vivienne Yeda, directrice générale de la Banque. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique de l’EST, OPEP, PME
Ethiopie : l’exécutif met fin aux subventions pour la production et l’importation de sucre - En Ethiopie, le gouvernement a mis fin récemment aux subventions accordées à la production et à l’importation de sucre, en vigueur depuis près d’une décennie. Selon les autorités, cette démarche s’explique par la hausse croissante des coûts de production de la denrée sur le marché local en raison de l’inflation ainsi que des importations. Elle devrait permettre de limiter le développement du marché noir où selon les observateurs, le sucre destiné aux consommateurs est revendu beaucoup plus cher à des industriels. Par ailleurs, la fin du soutien public devrait conduire l’Ethiopian Sugar Corp (ESC) qui vend à perte le sucre importé à revoir son fonctionnement. La compagnie qui est la seule autorisée à acheter du sucre sur le marché international cumule en effet une dette de 3 milliards de birr (81,5 millions $) auprès de la principale banque commerciale du pays. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la volonté de désengagement progressif de l’exécutif de la filière sucrière avec la privatisation de plusieurs usines publiques, l’autorisation du secteur privé à importer la denrée ainsi que la sollicitation des investissements étrangers. (Agence ecofin)
Mots clés: Ethiopie, Subventions, Sucre
AFRIQUE CENTRALE
Irrigation au Cameroun : 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour suivre l’exemple sénégalais - La Banque mondiale a accordé deux prêts à Yaoundé, d’un montant total de 325 millions de dollars, pour relancer les projets d’irrigation dans le nord du pays et réduire les inégalités dans l’accès à l’enseignement secondaire. Construit dans les années 1980, le barrage de Lagdo (72 MW), dans la vallée de la Bénoué (nord du Cameroun), visait à produire de l’énergie et à favoriser l’irrigation. Mais ce second objectif est loin d’avoir été atteint : seuls 1 000 hectares – essentiellement de riz – en ont bénéficié, sur un potentiel de 10 000 hectares. L’enjeu est de taille, alors que 56 % des Camerounais les plus pauvres, dont une majorité vit de l’agriculture, habitent les régions septentrionales du Nord et de l’Extrême-Nord. C’est pour donner un second souffle au projet de valorisation des investissements dans la vallée de la Bénoué (Viva Bénoué), porté par la Mission d’études pour l’aménagement et le développement de la province du Nord (Meaden), que la Banque mondiale a approuvé le 10 septembre un prêt sur sept ans de 200 millions de dollars au pays. Ce financement, débloqué par l’Association internationale de développement (IDA), le guichet de la Banque mondiale destiné aux pays les plus pauvres, exige une contrepartie camerounaise de 61 millions de dollars.
- Réussir la gouvernance en irrigation
Outre le soutien à la production agricole et à l’agro-industrie, le projet permettra de construire et de réhabiliter des infrastructures d’irrigation et de drainage, de mettre sur pied un système d’alerte précoce en cas d’inondations, ainsi qu’un système d’appui aux associations d’usagers de l’eau d’irrigation. (Jeune Afrique )
Mots Clés: Cameroun, Agriculture, Irrigation, Financement, Banque mondiale
AFRIQUE AUSTRALE
Zambie : l’exécutif veut augmenter les droits de douane sur les importations de viande - En Zambie, le gouvernement réfléchit actuellement à une hausse des droits de douane sur les importations de viande depuis la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et le Marché commun d’Afrique de l’Est (COMESA). D’après Bwalya Ng’andu, ministre des Finances, le projet de budget 2021 envisage de porter les droits à 40 % contre 25 % actuellement. Les produits concernés englobent notamment la viande de bœuf, les produits de bœuf transformés, la viande de volaille, la viande de porc ainsi que les produits transformés à base de viande de porc. Selon les autorités, cette mesure devrait permettre aux entreprises locales présentes sur ces différents segments de mieux faire face à la concurrence régionale et de développer leurs activités. Du côté des industriels, la hausse des prélèvements fiscaux sur les importations est déjà accueillie favorablement. « Nous demandions cette mesure depuis bien longtemps pour une amélioration de la rentabilité de l’activité agricole. Les droits à l’importation sont juste la première étape pour permettre à la Zambie de réaliser son potentiel agricole afin de se nourrir et nourrir la région », explique Walter Roodt, CEO de Zambeef, le principal groupe agroalimentaire du pays. (Agence ecofin)
Mots clés: Zambie, Doit de douanes, SADC, COMESA
AFRIQUE DU NORD
En Tunisie, 98% des agences de voyages en passe de faire faillite – En Tunisie, la Covid-19 pourrait faire disparaitre 98% des 1 300 agences de voyages. Leur fédération la FTAV appelle à l’intervention de l’Etat, pour la mise en place urgente de la ligne de crédit annoncée de $180 millions, et aussi pour le report des échéances des prêts bancaires et charges connexes. L’alerte est lancée par la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV) dont le secteur subit de plein fouet les répercussions de la pandémie de Covid-19. Selon son président, Jabeur Ben Attouch, la Tunisie risque un effondrement de ce secteur qui compte plus de 1 300 agences de voyages et près de 20 000 emplois directs et indirects. A l’en croire, 28% des travailleurs ont déjà été licenciés depuis le début de la crise sanitaire, fin mars. Pour lui, le gouvernement se doit de respecter ses engagements alors que les trésoreries des agences de voyages connaissent une crise de liquidité sévère. Il s’agit notamment de la mise en place de la ligne de crédit, de 500 millions de dinars ($180 millions USD), destinée à permettre aux établissements hôteliers et touristiques touchés par la pandémie de Covid-19 de payer les salaires de leurs employés.
Or, à ce jour, « aucun crédit n’a été octroyé à l’une de nos agences », regrette-t-il, plaidant par ailleurs pour une réévaluation des critères de sélection, afin que cela profite à un maximum de compagnies. Seules 268 agences ont été déclarées éligibles au crédit sur la plateforme mise en place par le gouvernement. (Agence ecofin)
Mots clés: Tunisie, Covid-19, Tourisme
Repli de l’économie marocaine de 8,7% au T3-2020 – L’économie nationale aurait régressé de 8,7% au 3ème trimestre 2020, soit une baisse moins prononcée qu’au T2 (-14,9%), selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). “Au troisième trimestre 2020, l’allègement des mesures de confinement aurait permis un léger redressement de l’activité et la baisse de la croissance aurait été moins prononcée qu’au trimestre précédent. Cette évolution serait attribuable au repli de 9% de la valeur ajoutée non-agricole, au lieu de -15,5% un trimestre plus tôt”, indique le HCP qui vient de publier sa note de conjoncture du T3 et perspectives pour le T4. Dans le secteur secondaire, le repli de l’activité se serait atténuée, s’établissant à -8,5%, au lieu de -17,3%, poursuit la même source, précisant que dans un contexte de baisse des prix à la production pour le deuxième trimestre successif, l’industrie manufacturière aurait continué de pâtir de la faible dynamique de la demande intérieure et de la poursuite du repli des exportations. A l’exception des industries de la chimie et, dans une moindre mesure, celle de l’agroalimentaire, les carnets de commandes notamment étrangers, auraient été peu garnis, en particulier pour l’aéronautique et l’électronique. Le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) aurait, également, continué de pâtir de la baisse des mises en chantier et de la faible demande adressée à l’immobilier résidentiel. Ladite note fait également ressortir que la progression de la valeur ajoutée minière se serait modérée au T3-2020, s’élevant à 2,8%, au lieu de 7,9%. Le raffermissement de la demande des industries locales de transformation se serait poursuivi, alors que les exportations des minerais bruts, notamment celles du phosphate auraient été relativement heurtées au troisième trimestre 2020. Le repli des cours internationaux des produits agricoles, (Infomediaire)
Mots clés: Maroc, Economie, baisse de la croissance, HCP
