LA QUOTIDIENNE DU CAPC 09 OCTOBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

Inégalités de niveaux de vie, inégalités d’émissions carbone : une comptabilisation qui arrange les investisseurs (The conversation)

L’absence de zones franches portuaires, un handicap pour la compétitivité française (The conversation)

 La BAD encourage le secteur privé japonais à investir en Afrique lors du webinaire « Faire des affaires en Afrique »   (Agence ecofin)

L’harmonisation des normes à travers l’Afrique est vitale pour la réalisation du potentiel commercial et d’industrialisation de la ZLECA (UNECA)

 Ghana : la récolte de cacao a atteint en 2019/2020, son plus bas niveau depuis 5 ans (Agence ecofin)

Côte d’Ivoire : dans l’est, l’économie locale est relancée par la hausse de la production agricole avec le soutien de la BAD (Agence ecofin)

Bénin : La croissance de l'économie révisée à 2,3% contre 7,6% en 2020 au regard de la crise sanitaire liée au COVID-19  (People daily)

Madagascar : la BAD octroie un prêt de 27 millions $ pour développer les chaînes de valeur agricoles dans le sud-ouest du pays   (Agence ecofin)

Ethiopie : la mobilisation financière de la centrale éolienne d’Assela achevée avec l’appui danois (Agence ecofin)

Le Cameroun met en place un dispositif de veille pour prévenir les perturbations d’approvisionnement des marchés (Investir au cameroun)

Gabon : Le coronavirus a contraint l’AFD à recruter une main d’œuvre locale pour poursuivre ses chantiers (Le nouveau Gabon)

L’Afrique du Sud anticipe une récolte de 15,4 millions de tonnes de maïs en 2020/2021 (Agence ecofin)

Egypte: la Banque mondiale alloue 200 millions $ au projet d’assainissement de l’air dans Le Grand Caire (Agence ecofin)

Tunisie : le taux moyen du marché monétaire (TMM) a légèrement baissé en septembre (Espace manager)

 

INTERNATIONAL

Inégalités de niveaux de vie, inégalités d’émissions carbone : une comptabilisation qui arrange les investisseurs - Dans le cadre des débats internationaux sur les réponses à apporter au réchauffement climatique, l’attribution de la responsabilité des émissions de gaz à effet de serre (GES) est une question difficile, délicate et politiquement très sensible. C’est particulièrement le cas quand on s’interroge sur la différence de responsabilité individuelle entre les plus hauts et les plus bas revenus, que ce soit au niveau mondial ou d’un pays particulier. Cette interrogation conduira à des conclusions différentes selon la méthode de comptabilisation des émissions choisie. En effet, hormis les difficultés techniques, la manière de comptabiliser les émissions d’un individu ou d’un territoire permet tout aussi bien de masquer que de dévoiler des injustices, présentes et passées.

Quand il s’agit de différencier les responsabilités individuelles en fonction du revenu, la méthode habituellement utilisée est intitulée « comptabilité à la consommation ».

Comme son nom l’indique, elle vise à attribuer à un individu (ou groupe d’individus) l’ensemble des émissions liées à sa (leur) consommation. La difficulté consiste à identifier toutes les émissions, directes et indirectes, liées au bien ou service consommé. Dans le cas du transport automobile par exemple, les émissions directes et indirectes désignent respectivement celles qui sont liées à l’usage (les émissions dues à la consommation d’essence) et celles liées à la fabrication du véhicule.

Les contributions utilisant cette méthode conduisent à certaines conclusions communes, mais aussi à des différences de résultats sensibles.

  • Convergences et variabilités des résultats

Il y a consensus sur le fait que l’empreinte carbone d’un individu augmente avec son niveau de vie, que celui-ci soit mesuré en termes de revenu ou de dépenses de consommation. Et s’il existe indiscutablement d’autres facteurs explicatifs (par exemple, le climat, le fait de vivre en ville ou à la campagne, l’instruction, etc.), il ressort que le niveau de vie est le facteur le plus important. Soulignons en passant que selon une étude de l’OCDE, le niveau de vie est également un déterminant significatif d’autres empreintes environnementales, comme celles liées à la consommation d’eau et la production de déchets. (The conversation)

Mots Clés: Réchauffement climatique, Inégalités

 

L’absence de zones franches portuaires, un handicap pour la compétitivité française- Les zones franches logistiques remontent à l’Antiquité, selon les auteurs et les définitions, elles ont été développées par les Phéniciens, les Grecs ou les Romains. Plus tard, nombre de villes françaises médiévales se sont développées grâce à des foires franches de droits et taxes ou grâce à un statut de ville franche, dont certaines communes ont gardé l’appellation éponyme. La plupart des ports français étaient alors francs. Pourtant les zones franches logistiques restent au mieux méconnues au pire honnies en France. Ces zones souffrent d’abord d’une mauvaise réputation qui n’est pas tout à fait méritée. En effet, elles sont confondues avec des paradis fiscaux, car certains pays utilisent des entrepôts francs pour stocker à peu de frais et de manière opaque des marchandises. Pourtant, lorsqu’on parle avec des logisticiens, les zones franches portuaires évoquent pour eux l’excellence de la gestion des chaînes logistiques internationales. La zone franche de Jebel Ali à Dubaï importe des fleurs du Kenya pour les reconditionner et les exporter toujours fraîches à Amsterdam. La zone franche portuaire de Port Louis à l’île Maurice alimente les marchés aux poissons européens dans le respect le plus strict des normes de chaîne du froid. La zone franche du port de Jacksonville en Floride accueille l’industriel français SAFT qui y conditionne des piles au lithium pour l’industrie aérospatiale.

  • Des zones logistiques d’excellence

En fait, une zone franche portuaire, c’est une zone logistique, accolée à un port, souvent port maritime, parfois aéroport, et de plus en plus souvent port fluvial et port sec. Cette zone logistique bénéficie d’une extra-territorialité douanière, ce qui signifie que les produits qui y sont entreposés ne sont pas sujets à des droits de douane tant qu’ils n’entrent pas définitivement sur le marché. Ils peuvent ainsi être transformés et réexpédier sans que l’industriel ne paie de droits de douane ou bien ne payer ces droits que lorsque les produits sont vendus sur le territoire. (The conversation)

Mots Clés: France, Zone franche, Compétitivité

 

PANAFRICAIN

La BAD encourage le secteur privé japonais à investir en Afrique lors du webinaire « Faire des affaires en Afrique » - Le Bureau de représentation extérieure pour l'Asie (SNAR) du Groupe de la Banque africaine de développement et le Département du cofinancement, de la syndication et des services techniques financiers (FIST) ont organisé, mardi 29 septembre, un webinaire destiné au secteur privé japonais sur le thème : « Faire des affaires en Afrique ». Environ 250 participants, principalement du Japon, mais aussi d’autres pays d'Asie et d'Afrique, y ont assisté. A l'ouverture, Samuel Higenyi Mugoya, directeur du Département du cofinancement, de la syndication et des services techniques financiers (FIST), a rappelé l'importance du secteur privé dans le développement de l'Afrique, avant de relever que les investissements nippons sont nécessaires au développement inclusif et durable de l'Afrique. Ce rôle du secteur privé avait été déjà souligné à la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD7) tenue en août 2019 à Yokohama. Ce haut responsable de la Banque a donné en exemple les récentes opérations de cofinancement avec le Japon, tels que le prêt accordé au Ghana Cocoa Board par l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) dans le cadre de l’initiative EPSA (partenariat de la Banque avec le Japon), ainsi que le projet Mozambique LNG Area 1, cofinancé par la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC) et l'Assurance nippone pour les exportations et les investissements (NEXI). M. Atsushi Mimura, directeur général adjoint du Bureau international du ministère des Finances du Japon, a salué la relation entre le Japon et la Banque africaine de développement marquée notamment par la souscription du gouvernement nippon au capital de la Banque, sa participation à la reconstitution du Fonds africain de développement, ainsi que le renforcement de la coopération technique par le biais des fonds fiduciaires. Il a également souligné que la JBIC et la JICA étaient engagées à établir une relation plus étroite avec la Banque par le biais d'opérations de cofinancement. (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Investissement, Japon, BAD  

L’harmonisation des normes à travers l’Afrique est vitale pour la réalisation du potentiel commercial et d’industrialisation de la ZLECA - Le rapport, intitulé « Identifier les produits prioritaires et les chaînes de valeur pour l’harmonisation des normes en Afrique », publié conjointement par le Centre africain pour la politique commerciale (ATPC), de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’Organisation africaine de normalisation (ARSO) et la Commission de l’Union africaine (CUA) a été lancé lors d’un webinaire destiné à lancer une série de publications des Infrastructures de qualité panafricaines (PAQI) à l’appui de la mise en œuvre de la ZLECA. Les différentes publications ont été lancées par S.E. M. Albert Muchanga, Commissaire du Département du commerce et de l’industrie de la CUA et S.E. Mme Josefa Leonel Correia Sacko, Commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la CUA, Mme Celestine O. Okanya, Présidente de PAQI, et ont été modérés par le M. Hermogene Nsengimana, Secrétaire général de ARSO et co-modérées par M. Oswald S. Chinyamakobvu, Conseiller technique principal de la CUA. S’exprimant lors du webinaire, M. David Luke, Coordinateur de ATPC, souligne que l’Accord sur la ZLECA a le potentiel de changer la donne pour l’industrialisation de l’Afrique, mais on reconnaît largement que l’industrialisation et le potentiel commercial de la ZLECA ne seront pas réalisés sans systèmes d’infrastructures de qualité adéquates, y compris de métrologie, de normalisation, d’accréditation, de gestion de la qualité et d’évaluation de la conformité. Il salue en outre les « progrès significatifs dans l’harmonisation des normes au niveau de la Communauté économique régionale (CER) », tout en soulignant que « des lacunes subsistent et que les efforts des CER n’ont pas été suffisamment coordonnés au niveau continental ». Mme Lily Sommer, Experte en commerce au Centre africain pour la politique commerciale, a présenté les principales conclusions et recommandations du rapport, soulignant que la ZLECA offre une opportunité pour les CER existantes d’exploiter les opportunités de marché sous-exploitées dans d’autres pays africains (en dehors de leurs CER actuelles). (UNECA)

Mots clés: Afrique, ZLECAf, Normes, Commerce

 

AFRIQUE DE L’OUEST  

Ghana : la récolte de cacao a atteint en 2019/2020, son plus bas niveau depuis 5 ans - Au Ghana, la production cacaoyère a dégringolé en 2019/2020 à son plus bas niveau depuis 5 ans. En effet d’après les données provisoires relayées par Bloomberg, la récolte d’or brun s’est établie à 770 000 tonnes durant ladite saison qui s’achève aujourd’hui, soit le plus faible niveau enregistré depuis la saison 2014/2015 où le stock avait été de 740 000 tonnes. Le volume estimé marque également une baisse de 42 000 tonnes par rapport à la campagne précédente. D’après les autorités, le recul de la production s’explique essentiellement par des épisodes de sécheresse et les ravages importants du virus du Swollen Shoot dans les plantations notamment dans la région du Nord-Ouest. Pour le compte de la saison 2020/2021 qui s’ouvre le 1er octobre, le Conseil ghanéen du cacao (Cocobod) a contracté le 29 septembre un prêt syndiqué de 1,3 milliard $ auprès d’un groupe de 28 banques et institutions financières locales et internationales. Cette enveloppe devrait lui permettre d’acheter plus de 900 000 tonnes de cacao. Il faut souligner que le prix garanti aux producteurs devrait s’élever durant ladite saison à 10 000 cédis (1733,5 $) par tonne de cacao soit une hausse de 21 % par rapport à la saison 2019/2020. (Agence ecofin)

Mots clés: Ghana, Cacao, Recolte

Côte d’Ivoire : dans l’est, l’économie locale est relancée par la hausse de la production agricole avec le soutien de la BAD - La production agricole a décuplé ces dernières années dans l’est de la Côte d’Ivoire revitalisant l’économie locale, suite à la mise en œuvre du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la région de l’Indénié-Djuablin (PAIA-ID), entre 2012 et 2019, indique un rapport de la Banque africaine de développement du 18 septembre dernier. Financé à hauteur de 30,2 millions de dollars américains par la Banque, ce projet a surtout permis de restaurer les conditions de production et d’écoulement des produits agricoles de cette région à fort potentiel. L’objectif de départ du PAIA-ID était d’accroître, de manière durable, la production et la productivité des principales cultures de la région par le développement des infrastructures et le renforcement des capacités organisationnelles et institutionnelles. « Le PAIA-ID nous a beaucoup aidé ! se réjouit Mamadou Koné, président de la Coopérative de gestion agréée (CGA) du bas-fond CAFOP. Par le passé, nous avions un rendement de 10 sacs de riz à l’hectare. Aujourd’hui, nous en sommes à environ 40 sacs de riz. Et le riz ne manque plus dans la région. »

  • Des résultats probants

Les aménagements hydro-agricoles réalisés dans le cadre du projet ont ainsi amélioré significativement les rendements des cultures vivrières. En 2019, les rendements pour la banane plantain ont grimpé de +162%, le manioc (+223%), le riz pluvial (plus du double) et le riz irrigué (91%). Parallèlement, les infrastructures agricoles se sont développées : 752,1 hectares de bas-fonds ont été aménagés, 40 forages installés, 100 pompes à motricité humaine rénovées, six marchés ruraux construits ainsi que 17 magasins de stockage de riz.  (Agence ecofin)

Mots clés: Côte d’Ivoire, Production agricole, économie locale

Bénin : La croissance de l'économie révisée à 2,3% contre 7,6% en 2020 au regard de la crise sanitaire liée au COVID-19 - Au regard de l'évolution prévisible de la conjoncture économique aux plans national et international en 2020, le taux de croissance économique devrait se situer à 2,3% en 2020 contre une prévision initiale de 7,6% et une première révision à 3,5% en avril 2020, révèle le rapport d'exécution au 30 juin du Budget de l'Etat, Gestion 2020, publié mercredi à Cotonou. Selon ce document élaboré par la direction générale du Budget du ministère béninois des Finances et de l'Economie, cette décélération anticipée du rythme de création de la richesse nationale est principalement le fait de la pandémie de COVID-19 qui a induit un double choc sur l'offre et la demande mondiales. En effet, souligne la même source, dans le secteur primaire, les mesures de cordon sanitaire, de distanciation et de fermeture des frontières, prises aux plans national et sous régional pour contrôler la pandémie de COVID-19 n'ont pas été sans impact sur la campagne agricole 2020-2021. "Ces mesures ont impacté, les produits vivriers qui devraient enregistrer une faible hausse de 1,9% de leur production au cours de la campagne agricole 2020/2021", indique la même source. Dans le secteur secondaire, souligne la même source, la valeur ajoutée ralentirait sensiblement en 2020 pour ressortir en hausse de 6,4% contre une estimation de 13,6% en 2019, imputable principalement à une décélération des activités dans le sous-secteur des BTP.  (People daily)

Mots clés: Benin, Croissance

 

AFRIQUE DE L’EST

Madagascar : la BAD octroie un prêt de 27 millions $ pour développer les chaînes de valeur agricoles dans le sud-ouest du pays  - Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 29 septembre à Abidjan, un prêt de 27 millions de dollars américains à Madagascar pour lui permettre de développer les chaînes de valeur agricoles dans sa partie sud-ouest. Ce financement est destiné à la mise en œuvre du Projet de développement de la zone de transformation agro-industrielle dans la région du sud-ouest de Madagascar (PTASO), une initiative qui pourrait être dupliquée au niveau national pour assurer une meilleure transformation des produits agricoles. Le projet vise non seulement à inverser la tendance des faibles performances répétées sur les plans agricole et économique mais il doit également apporter une réponse aux conséquences de la pandémie de Covid‑19. Le PTASO qui sera mis en œuvre sur cinq ans à partir de 2021 doit permettre de promouvoir les chaînes de valeur agricoles notamment celles du riz, du pois du cap, du maïs, des produits halieutiques et des petits ruminants, par le développement d’infrastructures et l’incitation du secteur privé à soutenir la transformation industrielle. Plusieurs activités seront ainsi financées : la mise en place des infrastructures de base de la plateforme agro-industrielle de Toliara et des centres d’agribusiness à Ankililoake et Tandadave ; l’amélioration des infrastructures de production agricole (périmètres irrigués, fermes aquacoles, etc.) et de mise sur le marché (magasins de stockage, pistes, etc.) ; le renforcement des capacités des acteurs des filières agro-industrielles (services de l’État, organisations de producteurs). Ces actions auront pour résultats la création de richesse et d’emplois, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la malnutrition chronique dans le sud-ouest de Madagascar.  (Agence ecofin)

Mots clés: Madagascar, BAD, Financement, Chaines de valeurs agricole

Ethiopie : la mobilisation financière de la centrale éolienne d’Assela achevée avec l’appui danois - En Ethiopie, le Parlement vient d’approuver un prêt auprès de la Danske Bank. Les fonds serviront à la construction de la centrale éolienne d’Assela. L’infrastructure d’une capacité de 100 MW fournira de l’électricité à environ 3 millions de personnes. « Je suis ravi que nous ayons développé ce projet au point d’entamer la phase de construction. L’accès à une énergie durable et fiable est crucial pour le développement de l’Ethiopie. Le Danemark est heureux d’avoir pu soutenir les ambitions de l’Ethiopie dans le développement d’une économie verte résiliente aux changements climatiques », a affirmé Karin Poulsen, l’ambassadrice du Danemark près l’Ethiopie. Le coût de construction de la centrale s’élève à 146 millions d’euros qui ont été fournis en partie par la Danida Sustainable Infrastructure Finance (DSIF), l’agence de développement danoise, à travers une combinaison de subvention et de prêt. La contribution danoise s’élève à environ 95 millions d’euros et couvre entre autres la subvention, la garantie pour le prêt et les intérêts de ce dernier. La centrale d’Assela sera construite par Siemens Gamesa Renewable Energy, à environ 150 km de la capitale à Iteya dans l’État d’Oromia. (Agence ecofin)

Mots clés: Ethiopie, Danemark Energie renouvelable

 

AFRIQUE CENTRALE

Le Cameroun met en place un dispositif de veille pour prévenir les perturbations d’approvisionnement des marchés - lasane Ba, le représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Cameroun, a remis, le 29 septembre à Yaoundé, des équipements du « Cameroon Market Information System » (Camcis) au ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, afin de prévenir les perturbations d’approvisionnement des marchés dans la région de l’Extrême-Nord. Le Pnud a fourni des tablettes, laptops, powerbanks, modems et balances pour renforcer les capacités des institutions locales dans la gestion des chocs affectant l’offre et la demande des produits de grande consommation. En l’occurrence dans les départements du Diamaré, du Logone et Chari, du Mayo-Sava, et du Mayo-Tsanaga « Grâce au système d’information sur les marchés, les zones concernées auront désormais un outil de veille commerciale de nature à permettre aux pouvoirs publics ainsi qu’aux populations de prévenir l’inadéquation, structurelle entre l’offre et la demande, à l’origine de l’insécurité alimentaire », a expliqué Alasane Ba. Selon Mirabeau Foko Kamdem, responsable au ministère du Commerce, les agents en charge de la collecte d’information vont dorénavant sillonner les marchés et collecter les prix et les renseigner sur le système d’information. Par la suite, il y aura la production des bulletins d’informations sur le comportement du marché et de certains produits commerciaux réputés critiques. (Investir au cameroun)

Mots Clés: Cameroun, Marchés, Approvisionnement

 

Gabon : Le coronavirus a contraint l’AFD à recruter une main d’œuvre locale pour poursuivre ses chantiers- Malgré l’impact négatif que le coronavirus a eu sur le plan économique, social et sanitaire, il a favorisé d’une certaine façon le recrutement d’une main d’œuvre locale sur certains chantiers structurants. Sur les chantiers financés par l’Agence française de développement (AFD) au Gabon par exemple, la fermeture des frontières « a permis de recruter beaucoup de main d’œuvre locale, dans la mesure où il était difficile d’en faire venir de l’extérieur. Et donc, sur les chantiers du Projet d’investissements dans le secteur éducatif gabonais (PISE), nous comptons environ 800 ouvriers qui travaillent sur ces sites dont 80% de main d’œuvre gabonaise », a affirmé la Directrice de l'Agence Française de développement pour le Gabon Leatitia Dufay à l’issue d’une audience avec le ministre en charge des Petites et moyennes entreprises Hugues Mbadinga Madiya. Au-delà de l’emploi local dans les projets structurants, les deux personnalités ont échangé sur l’importance du transfert des compétences et de la sous-traitance avec les entreprises locales dans l’exécution des différents chantiers. Dans cette optique, Leatitia Dufay explique que pour appuyer l’emploi et la sous-traitance locale, « nous aménageons les appels d’offres de telle sorte que les seuils permettent aux entreprises locales notamment les PME d’y participer. Nous organisons également les séances de formation pour ces PME afin qu’elles sachent répondre aux appels d’offres des bailleurs internationaux. Car, les procédures sont lourdes et les dossiers d’appel d’offres sont parfois très compliqués ». (Le nouveau Gabon)

Mots Clés: Covid-19, AFD, Main-d’œuvre, Gabon

 

AFRIQUE AUSTRALE

L’Afrique du Sud anticipe une récolte de 15,4 millions de tonnes de maïs en 2020/2021 - En Afrique du Sud, la production de maïs devrait avoisiner 15,4 millions de tonnes en 2020/2021. C’est ce que rapporte Reuters qui cite le Crop Estimates Committee (CEC), organe en charge des prévisions agricoles au niveau du ministère de l’Agriculture. Ce volume en baisse par rapport à la récolte record de la saison précédente (16,1 millions de tonnes) est attribuable aux pluies tardives qui sont tombées dans les zones de culture. Il comprend notamment 8,8 millions de tonnes de maïs blanc destiné à la consommation humaine ainsi que 6,62 millions de tonnes de maïs jaune utilisé dans l’alimentation animale. En dépit de cette baisse, la production de maïs en 2020/2021 permettra à la nation arc-en-ciel d’être largement autosuffisante étant donné sa consommation située autour de 11,4 millions de tonnes par an. Elle devrait également renforcer les stocks du pays destinés à l’exportation vers les voisins régionaux comme le Botswana, la Namibie ou encore le Zimbabwe. Pour rappel, l’Afrique du Sud est le premier producteur africain de maïs et le 8e exportateur mondial de la céréale. (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Production, Céréales, Maïs

 

AFRIQUE DU NORD

Egypte: la Banque mondiale alloue 200 millions $ au projet d’assainissement de l’air dans Le Grand Caire La Banque mondiale apportera son appui financier à l’Egypte pour un projet de 200 millions $ visant à réduire la pollution de l’air dans les secteurs critiques dans Le Grand Caire. Le projet a pour ambition de réduire l’émission des véhicules, d’améliorer la gestion des déchets solides et de renforcer le système de prise de décision climatique. Des études ont récemment démontré que la qualité de l’air dans Le Grand Caire coûte au pays l’équivalent de 1,4 % de son PIB. L’initiative de six ans s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de développement durable établie par le pays à l’horizon 2030. « Ce projet supporte notre plan de relance verte qui vise à mitiger les effets [du changement climatique, NDLR] tout en nous y adaptant, à adopter […] les solutions climatiques intégrées qui renforcent la résilience, préservent la santé des Egyptiens et promeuvent une société économiquement productive », a affirmé Rania Al-Mashat, ministre égyptienne de la Coopération internationale. (Agence ecofin)

Mots clés: Egypte, Caire, Pollution, Banque mondiale, Financement

Tunisie : le taux moyen du marché monétaire (TMM) a légèrement baissé en septembre Le taux moyen du marché monétaire (TMM) pour le mois de septembre 2020, a légèrement, baissé à 6,76%, contre 6,79% en août, et 6,82% durant le mois de juillet 2020. Selon des données quantitatives publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT), ce taux est le moins élevé, depuis le mois de juin 2018 (6,72%). Il est à noter que le taux moyen du marché monétaire ne dépassait pas, durant les années 2015, 2016 et 2017, les 4% et 5%, et ce, avant la révision à la hausse à maintes reprises, du taux directeur de la BCT, ce qui avait eu pour conséquence, une forte hausse du TMM. Le taux le plus élevé durant ces dernières années, soit 7, 90%, a été enregistré durant le mois de mars 2019. Pour rappel, la BCT a décidé, le 30 septembre 2020, de réduire ses taux directeurs de 50 points pour les ramener à 6,25% pour les opérations principales de refinancement, à 5,25% pour la facilité de dépôt à 24 heures et à 7,25% pour la facilité de prêt marginal. (Espace manager)

Mots clés: Tunisie, Banque centrale, Marché monétaire