LA QUOTIDIENNE DU CAPC 12 OCTOBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

La pandémie de COVID-19 risque d’entraîner 150millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté d’ici 2021  (Banque mondiale)

Brexit : Londres et l'UE promettent de travailler "intensément" à un accord (La tribune)

Algorithmes et plateformes, vecteur d’une économie inclusive en Afrique (La tribune)

Afrique: 4,5 millions d'emplois menacés en 2020 dans l'aviation et les secteurs connexes (Agence ecofin)

 Liberia: le Fonds d’adaptation climatique alloue 9,6 millions $ à la résilience des filières du riz et du cacao (Agence ecofin)

Uemoa : malgré la Covid, la croissance au rendez-vous (Togo first)

Nigeria: l’économie numérique pèsera 45% du PIB du pays en 2020, selon le ministre des Télécoms (Agence ecofin)

Ethiopie : 400 millions $ de la Banque mondiale pour renforcer les filets de protection sociale et la création d'emploi (Agence ecofin)

Tchad et coronavirus : comprendre la conjoncture économique et la situation de la pauvreté en quatre graphiques (Banque mondiale)

Les Etats de la Cemac ont perdu près de 900 millions $ de recettes pétrolières au 1er trimestre 2020 (Beac) (Agence ecofin)

Mozambique : un mécanisme lancé pour la diversification du mix énergétique grâce aux producteurs indépendants (Agence ecofin)

PBR Rating publie sa note macroéconomique et ses perspectives de croissance pour la Tunisie (Espace manager)

 

INTERNATIONAL

La pandémie de COVID-19 risque d’entraîner 150millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté d’ici 2021 - Pour la première fois depuis plus de vingt ans, le taux mondial d'extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, prévoit la Banque mondiale, en mettant en lumière les conséquences aggravantes de la pandémie de coronavirus (COVID-19) sur la réduction de la pauvreté, déjà freinée par les conflits et le changement climatique.  Selon le rapport bisannuel sur la pauvreté et la prospérité partagée publié aujourd’hui, la pandémie risque d’entraîner entre 88 et 115millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté cette année et jusqu’à 150millions dici à 2021, en fonction de la gravité de la récession économique. L'extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à moins de 1,90dollar par jour, devrait ainsi toucher entre 9,1% et 9,4% de la population mondiale en 2020, soit un retour en arrière de lordre du taux de 9,2% enregistré en 2017. Sans les bouleversements induits par la pandémie à travers le monde, ce chiffre aurait dû tomber à 7,9% en 2020.  «La pandémie et la récession mondiale qui laccompagne vont faire basculer plus de 1% de la population mondiale dans l'extrême pauvreté, souligne le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass. Afin de remédier à un recul qui nuit gravement aux progrès du développement et à la réduction de la pauvreté, les pays devront se préparer à une nouvelle économie dans l’après-COVID, en faisant en sorte d’orienter les capitaux, la main-d’œuvre, les compétences et l’innovation vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouvelles entreprises. À travers la BIRD, l’IDA, IFC et la MIGA, le soutien du Groupe de la Banque mondiale aidera les pays à renouer avec la croissance et à faire face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de la pandémie tout en œuvrant à un redressement durable et sans exclus.» Une grande partie des «nouveaux pauvres» sera concentrée dans des pays qui connaissent déjà des taux de pauvreté élevés, et 82% vivront dans des pays à revenu intermédiaire qui verront pour certains un nombre considérable de leurs habitants passer sous le seuil de l’extrême pauvreté. En l’absence de mesures rapides, significatives et solides, la conjonction de la pandémie de COVID-19 et du poids des conflits et des dérèglements climatiques mettra hors de portée l'objectif visant à mettre fin à la pauvreté d'ici 2030, indique la Banque mondiale, qui prévoit un taux mondial de pauvreté pouvant atteindre environ 7% à cette échéance. (Banque mondiale)

Mots Clés: Covid-19, Extreme Pauvreté

Brexit : Londres et l'UE promettent de travailler "intensément" à un accord - Ils vont passer à la vitesse supérieure. Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont mis d'accord pour "travailler intensément" afin de parvenir à un accord commercial post-Brexit, selon leurs services respectifs. Lors d'un entretien en visioconférence, les deux dirigeants "ont donné l'instruction à leurs chefs négociateurs de travailler intensément de manière à essayer de combler les divergences", ont indiqué dans un communiqué commun Downing Street et la Commission. "Des progrès ont été réalisés ces dernières semaines, mais des divergences significatives persistent, non seulement dans le domaine de la pêche, mais aussi en termes de règlementation ou de gouvernance", ont-ils poursuivi, précisant que les deux parties s'étaient "mises d'accord pour se parler de façon régulière à ce sujet". Cet échange entre Londres et Bruxelles est intervenu au lendemain de leur neuvième session de discussions menée par le négociateur européen Michel Barnier et son homologue britannique David Frost, la dernière prévue en l'état. Les deux parties en sont sorties inquiètes du peu de temps restant pour trouver un compromis avant le 15 octobre ou la fin du mois, dates butoirs fixées respectivement par Boris Johnson et l'UE pour pouvoir faire entrer en vigueur un potentiel accord commercial avant la fin de l'année. Le Royaume-Uni a quitté l'UE le 31 janvier, mais il continue en effet d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre. Faute d'accord à cette date, une rupture brutale dans les échanges viendrait ébranler un peu plus des économies déjà fragilisées par la pandémie de nouveau coronavirus. Vendredi, David Frost a prévenu l'UE que des concessions seraient indispensables pour arriver à un compromis, notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable. (La tribune)

Mots Clés: Brexit, UE

 

PANAFRICAIN

Algorithmes et plateformes, vecteur d’une économie inclusive en Afrique - Réalité augmentée, intelligence artificielle, drone vont travailler ensemble Avec ces plateformes qui collectent les données des acteurs qui justement profitent de ces services il devient possible de proposer des services plus innovants : cartographie interactive (Banque mondiale) avec de l'open data qui offre donc la possibilité par exemple d'y ajouter de la réalité augmentée pour superposer un contexte local grâce à des applications sur smartphones. Un opérateur d'une ONG en Afrique peut superposer des calques et interagir avec les acteurs ou superposer les actions d'autres organisations. L'intelligence artificielle qui permet d'analyser un contexte (avec des capacités surpuissantes) ou le déploiement d'un programme selon la probabilité d'échec ou issue de l'analyse des actions passée de prévoir un meilleur cadre logique d'intervention. L'usage des drones avec le couplage de la cartographie, de la réalité augmentée et des données permettant là aussi un travail de capitalisation inestimable sur des projets d'infrastructures comme dans le solaire, l'hydroélectrique ou l'environnement.

  • L'Internet des Objets

L'IoT, l'Internet des objets ou IdO en français, joue déjà un rôle majeur. Les usages sont inimaginables tellement ils sont vastes. Des millions d'entreprises et de consommateurs les utilisent sans le savoir. L'entreprise Sigfox par exemple permet de tracer les rhinocéros et ainsi de les tenir éloignés des braconniers. Les animaux sont équipés de capteurs de 30 dollars insérés dans leurs cornes qui permettent de géo localiser en temps réel les animaux qui ne sont plus que 29 000 dans le monde. C'est un projet relativement simple techniquement, mais qui permet d'imaginer d'innombrables développements. Les antennes Sigfox permettent d'émettre des ondes sur plus de 50 kilomètres sans SIM ou abonnements. Le seul défi est que les données soient assez légères pour être transmises sur des ondes basses fréquences, là est le savoir-faire de ce fleuron français de l'IoT. (La tribune)

Mots clés: Afrique, Economie inclusive, Numérique    

Afrique: 4,5 millions d'emplois menacés en 2020 dans l'aviation et les secteurs connexes - L'Association du transport aérien international (IATA) s’alarme de l’impact croissant des dommages causés à l'industrie aéronautique africaine et aux économies par la fermeture du trafic aérien, en raison de la pandémie de la Covid-19. Dans une nouvelle étude publiée le 1er octobre par Air Transport Action Group dont l’IATA est membre, il ressort que 4,5 millions d'emplois seront perdus sur le continent en 2020. C'est bien plus de la moitié des 7,7 millions de postes de travail liés à l'aviation en Afrique. Dans le transport aérien en particulier, c’est 172 000 travailleurs qui se retrouveront au chômage. Il s’agit précisément des employés des compagnies aériennes, exploitants d'aéroports, autres membres du personnel aéroportuaire et aérospatiale civile, et fournisseurs de services de navigation aérienne. Cela représente environ 40% des 440 000 emplois du secteur. Sur le plan économique, le produit intérieur brut (PIB) du continent, soutenu par l'aviation, sera amputé de 37 milliards de dollars en 2020. Soit une contraction importante de 58% par rapport à celui d’avant pandémie. « Les gouvernements doivent faire tout leur possible pour reconnecter le continent en toute sécurité. Le fait de maintenir les frontières fermées ou d'imposer des mesures telles que des quarantaines, qui découragent les voyages aériens, entraînera la perte de beaucoup plus de moyens de subsistance, une nouvelle contraction économique, ainsi que des difficultés et la pauvreté », affirme Muhammad Albakri, le vice-président régional de l'IATA pour l'Afrique et le Moyen-Orient. Actuellement, 31 pays africains ont rouvert leurs frontières aux vols régionaux et internationaux. Cependant, dans 22 d’entre eux, les passagers sont toujours soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours. Cette mesure dissuade certains de voyager. C’est la raison pour laquelle l'IATA recommande sa levée, au profit d’un test systématique des passagers avant le départ.  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Aviation, Emploi  

 

AFRIQUE DE L’OUEST  

Liberia: le Fonds d’adaptation climatique alloue 9,6 millions $ à la résilience des filières du riz et du cacao - Le Fonds d’adaptation au changement climatique (CCAF) vient d’octroyer un financement de 9,6 millions $ au secteur agricole libérien. L’enveloppe ira au profit du Projet de renforcement de la résilience des secteurs du riz et du cacao au changement climatique. L’initiative se décline en trois volets que sont : la mise en place d’une production agricole plus résistante aux aléas climatiques, la diversification des moyens de subsistance des petits exploitants agricoles et la mise en place d’infrastructures de transport rural et d’accès à l’eau. Ces infrastructures devront également tenir compte des changements en cours et un dernier volet sera consacré au renforcement de l’engagement politique et des capacités institutionnelles. Initié par l’Agence de protection de l’environnement, le projet permettra de renforcer ces deux filières face au changement climatique en rendant possible une meilleure gestion des ressources hydriques. Outre l’appui du CCAF, le Liberia pourrait également bénéficier du soutien du FIDA. « Au-delà du financement, le conseil d’administration du FACC nous a suggéré de signer un accord avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), en tant qu’entité chargée de la mise en œuvre du projet », a en effet confié Randall Dobayou, directeur par intérim de l’Agence de protection de l'environnement du Liberia (EPA). (Agence ecofin)

Mots clés: Liberia, Riz, Cacao, FIDA

Uemoa : malgré la Covid, la croissance au rendez-vous - Affectés par la Covid-19, les pays de l’Uemoa devraient voir une baisse significative de leur croissance. Dans la zone, « le PIB a reculé de 2,0% au deuxième trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année précédente après une hausse de 3,2% un trimestre plus tôt. », constate la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), à la faveur de sa troisième réunion ordinaire. Comme noté plus tôt, cette baisse de l'activité économique dans l'Union, « a été principalement impulsée par les secteurs tertiaire et secondaire dont les valeurs ajoutées ont baissé respectivement de 3,4% et 3,6% au deuxième trimestre 2020. » Ceci étant, selon la Banque centrale, malgré cette forte baisse, la croissance sera quand même au rendez-vous, bien que beaucoup plus faible qu’anticipé en début d’année. Ainsi, on devrait avoir, dans l’ensemble de la zone, une croissance à 1,3% pour 2020, soit près de 5 points de pourcentage en moins que les 6,1% de 2019. Notons que le secteur primaire (agricole en particulier), s’est montré particulièrement résilient lors des six derniers mois. Ceci expliquerait, en partie, la résilience des économies de l’Union.  (Togo first)

Mots clés: UEMOA, Croissance

Nigeria: l’économie numérique pèsera 45% du PIB du pays en 2020, selon le ministre des Télécoms - Le ministre des Communications et de l'Economie numérique, Isa Ali Ibrahim Pantami, assure que l'économie numérique contribuera à plus de 45% du produit intérieur brut (PIB) du Nigeria, d’ici la fin de l’année 2020. Le patron du secteur national des télécoms l’a révélé à l’ouverture du Forum virtuel sur la gouvernance de l'Internet au Nigeria 2020 (vNIGF) qui s’est tenu du 23 au 24 septembre 2020 sous le thème : « Réaliser un développement économique numérique inclusif dans l'ère post-Covid-19 ». La restriction de mouvement des populations, qui a boosté la transformation numérique rapide de nombreuses entreprises, a accéléré le développement de divers segments stratégiques de l’économie numérique tels que l’e-commerce, la finance digitale, etc. Même l’e-gouvernement a connu une certaine évolution. Les différents revenus générés par ces activités, en plein essor, ont profité à l’Etat dont le budget s'est vu privé de certaines ressources financières à cause de la pandémie mondiale. Isa Ali Ibrahim Pantami a indiqué que suite à la maladie, la contribution actuelle du seul secteur des TIC au PIB tourne déjà autour de 15%, et pourrait encore augmenter alors qu’elle avoisinait toujours les 10% lors des années précédentes. Pour conserver cette tendance haussière globale, le gouvernement compte porter le taux de pénétration du haut débit à 50% d’ici la fin de l’année. L’objectif initial, en 2019, était d’atteindre près de 40% d’ici 2021. Mais à cause du besoin de connectivité suscité par le coronavirus, ce taux de pénétration a déjà grimpé à 42%.  (Agence ecofin)

Mots clés: Nigeria, Numérique, PIB

 

AFRIQUE DE L’EST

Ethiopie : 400 millions $ de la Banque mondiale pour renforcer les filets de protection sociale et la création d'emploi - L’Ethiopie bénéficiera d’un financement de 400 millions $ de la Banque mondiale pour renforcer les filets de protection sociale et la création d’emploi. C’est ce qu’a annoncé l’institution dans un communiqué publié sur son site le mercredi 30 septembre. La nouvelle subvention accordée au gouvernement éthiopien via l'Association internationale de développement (IDA), soutiendra les efforts des autorités visant à améliorer les revenus des pauvres vivant dans les zones urbaines et à promouvoir l'inclusion des jeunes défavorisés des villes dans le marché du travail. S’inscrivant dans le cadre du Projet de filets de sécurité et d'emplois productifs urbains (UPSNJP), elle permettra de mettre en œuvre des activités de travaux publics afin de fournir une aide au revenu à court terme et de soutenir les moyens de subsistance et l'indépendance financière à moyen terme des communautés. Le financement aidera également à réaliser des transferts directs d'argent liquide aux personnes âgées, aux handicapés et aux femmes enceintes, et à délivrer des services sociaux spécialisés aux enfants de la rue et aux sans-abris. (Agence ecofin)

Mots clés: Ethiopie, Banque mondiale, Financement, Chômage

 

AFRIQUE CENTRALE

Tchad et coronavirus : comprendre la conjoncture économique et la situation de la pauvreté en quatre graphiques - Avant la pandémie de COVID-19, c’est-à-dire jusqu’en février 2020, l’économie tchadienne poursuivait une reprise progressive, bien que modeste Cette reprise a été soutenue par une augmentation significative de la production pétrolière et agricole. Après la récession sévère de 2016-2017, la croissance s’est redressée à 2,4 % en 2018 et 3,2 % en 2019. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) non pétrolier est également passée de - 0,9 % en 2017 à 2,2 % en 2019 grâce à la reprise du secteur des services. De même, la réussite des programmes d’assainissement des finances publiques, consistant à contenir la masse salariale et à intensifier les efforts de mobilisation des recettes non pétrolières a permis d’améliorer l’équilibre budgétaire et de soutenir la dette. Le déficit budgétaire global a ainsi diminué de -5,8 % du PIB non pétrolier en 2015 à -0,8 % en 2019. L’État a également restructuré sa dette à l’égard du groupe pétrolier Glencore, ce qui a permis de rétablir la liquidité et la soutenabilité de la dette. La dette publique a diminué, passant du niveau record de 54,8 % du PIB atteint en 2016 à 44,3 % en 2019, même si le risque de surendettement reste élevé. Les prix modérés des transports et de l’alimentation ont permis de contenir l’inflation à -1 % en 2019. Le taux d’intérêt directeur s’est maintenu à 3,50 %, permettant aux réserves régionales officielles d’atteindre 3,3 mois d’importations en 2019. Le déficit du compte courant s’est creusé en raison d’une augmentation des importations liées à l’investissement direct étranger (IDE) destiné à plusieurs champs pétrolifères en cours de développement. (Banque mondiale)

Mots Clés: Cameroun, Marchés, Approvisionnement

Les Etats de la Cemac ont perdu près de 900 millions $ de recettes pétrolières au 1er trimestre 2020 (Beac) - La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) vient de publier une note d’analyse sur l’exécution des finances publiques de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) au terme du premier trimestre 2020, informe Investir au Cameroun. Selon ce document, avec un cours du baril à environ 26 dollars à mi-mars contre 60 dollars à fin 2019, les recettes des pays producteurs de pétrole de la Cemac ont connu une baisse abyssale. La chute des ressources publiques qui s’en est suivie a contraint les Etats à recourir aux emprunts internationaux. « Les pays de la Cemac ont perdu environ 500 milliards FCFA [894,4 millions $, Ndlr] de recettes pétrolières en glissement annuel au premier trimestre 2020. Les droits de douane ont toutefois connu une légère régression sur la période sous revue », souligne la Banque centrale. Selon l’institution monétaire, ces pertes sont liées au fait que l’activité économique en zone Cemac a été négativement impactée par le ralentissement enregistré au niveau mondial au cours de l’année 2019 du fait des incertitudes sur les politiques publiques ; et la situation s’est aggravée avec l’arrivée de la pandémie du coronavirus vers la fin du premier trimestre 2020. (Agence ecofin)

Mots Clés: Cemac, Petrole, Covid-19

 

AFRIQUE AUSTRALE

Mozambique : un mécanisme lancé pour la diversification du mix énergétique grâce aux producteurs indépendants - Le Mozambique vient de lancer l’initiative Promotion of Renewable Resources and Energy (PROLER), un mécanisme d’appel d’offres pour la mise en place de centrales d’énergie renouvelable. Il entend ainsi diversifier son mix énergétique tout en s’appuyant sur les investisseurs privés et en fournissant aux populations une énergie fiable, propre et abordable. « Ce modèle est un nouveau paradigme dans l’attribution des licences pour le développement d’une nouvelle génération d’infrastructures de production électrique. Il privilégiera les projets avec les coûts les plus bas et les meilleures garanties de mise en œuvre » a affirmé Max Tonela, le ministre mozambicain de l’Energie. Lors de la cérémonie de lancement, des accords de rachat d’électricité ont été signés entre la compagnie électrique nationale (EDM) et des producteurs indépendants pour la mise en place de trois centrales. Deux de ces centrales auront une capacité de 18 MW et 36 MW respectivement et seront implantés à Cuamba dans la province de Niassa. La troisième centrale d’une capacité de 26 MW sera implantée à Mecufi, près de la province de Cabo Delgado. Dans le même temps, EDM a engagé des négociations avec l’Hidroelectrica de Cahora Bassa, l’entité qui exploite la centrale hydroélectrique éponyme d’une capacité de 2 075 MW. Elle cherche à obtenir 150 MW d’électricité supplémentaire en plus des 250 MW que lui fournit déjà l’infrastructure. (Agence ecofin)

Mots clés: Mozambique, Energie renouvelable

 

AFRIQUE DU NORD

PBR Rating publie sa note macroéconomique et ses perspectives de croissance pour la Tunisie Dans le cadre de ses travaux d’études et d’analyse des données macroéconomiques et des performances sectorielles de l’économie tunisienne, l’agence de notation nationale PBR Rating a établi ses prévisions pour un ensemble de marqueurs économiques, notamment la croissance, le déficit budgétaire et l’endettement de l’Etat au titre de l’année 2020 pour conclure à une série de réformes structurelles qui devraient soutenir un nouveau cycle de relance économique. La présentation officielle de ces travaux a eu lieu le mardi 29 septembre 2020, au siège de l’Association Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), devant un parterre de financiers et d’économistes de premier rang, issus des institutions bancaires et financières de la place. Il ressort des conclusions du rapport que l’économie tunisienne souffre de difficultés macroéconomiques structurelles, aggravées par l’impact de la crise sanitaire. Le rythme de croissance sur la décennie 2011-2020 n’a pas permis au pays de résoudre ses problèmes économiques et sociaux qui risquent de fragiliser sa stabilité. Le rapport a mis également en exergue pour l’exercice 2020 deux scénarios de croissance sur la base d’un ensemble de paramètres incluant notamment les efforts de relance de l’Etat, la résilience des acteurs locaux, les hypothèses de variation des prix des matières premières et l’évolution de la demande externe. Dans un premier scénario optimiste, le taux de croissance de l’économie tunisienne devrait se situer à -9,6%, les besoins de financement de l’Etat s’élèveraient à 12 082 millions de dinars pour engendrer un déficit budgétaire de 7% avec un taux d’endettement de 85,4% du PIB, alors que le taux de chômage s’élèverait à 17,1%. Dans un second scénario moins optimiste, la croissance se creuserait pour se situer à -12,36%, le déficit budgétaire s’aggraverait pour atteindre 8%, avec un taux d’endettement de 88,4% du PIB et enfin un taux de chômage de 19,9%.  (Espace manager)

Mots clés: Tunisie, Economie, Indicateurs