LA QUOTIDIENNE DU CAPC 13 OCTOBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

Le prix Nobel d'économie attribué aux Américains Paul Milgron et Robert Wilson, experts des enchères (France 24)

Le monde doit agir de toute urgence pour contrer les menaces à la réduction de la pauvreté (Banque mondiale)

L’OMC lance une nouvelle plate-forme pour les licences d’importation (OMC)

La CEA, Smart Africa et Future State lancent une initiative de leadership en matière de données en Afrique (UNECA)

ZLECA : Le Gouvernement du Niger, la CEA et l’Organisation des Professionnels de l’Industrie du Niger organisent la 4eme édition du salon 100% Made in Niger (UNECA)

Liberté économique : le Togo gagne 18 places dans le classement mondial (Togo first)

La Boad obtient un financement de 350 millions € de Société Générale et JPMorgan (Agence ecofin)

Ethiopie : inauguration d'une zone industrielle à Baher Dar (La tribune)

Gabon : suite à un examen rigoureux, 241 milliards de FCFA de dette intérieure annulée…   (Agence ecofin)

Atelier de formation consacré à l’ACES à l’intention d’administrations des douanes de pays membres de la SADC (OMD)

La Tunisie veut développer ses exportations agricoles vers l’Afrique subsaharienne (Agence ecofin)

 

INTERNATIONAL

Le prix Nobel d'économie attribué aux Américains Paul Milgron et Robert Wilson, experts des enchères - Le prix Nobel d'économie a été décerné lundi 12 octobre aux Américains Paul Milgrom et Robert Wilson pour leurs travaux sur la théorie des enchères. "Leurs découvertes ont bénéficié aux vendeurs, aux acheteurs et aux contribuables du monde entier", écrit l'Académie royale des sciences suédoise. Le duo, qui était l'un des favoris pour le prix cette année, est notamment connu pour être à l'origine du concept utilisé pour la vente de licences de bandes de fréquences de télécommunications aux États-Unis, poussant le jury à saluer le fait qu'ils avaient ainsi œuvré tant en théorie qu'en pratique. Les travaux des économistes, tous deux enseignants à Stanford, ont également servi aux mécanismes d'attribution des créneaux d'atterrissage dans les aéroports. "Les ventes aux enchères sont extrêmement importantes […]. Ces nouveaux formats sont au service de la société dans le monde entier", a souligné Peter Fredriksson, membre du jury, lors de la conférence de presse suivant l'annonce. Robert Wilson, 83 ans, a montré entre autres que les participants rationnels à une vente aux enchères avaient tendance à faire une offre inférieure à la situation optimale, de peur de trop payer. Interrogé lors de la conférence de presse peu après l'annonce du prix, il s'est réjoui de la très bonne nouvelle et confié n'avoir jamais participé à la moindre enchère de sa vie. "Moi-même, je n'ai jamais participé à une vente aux enchères […]. Ma femme me fait remarquer que nous avons des chaussures de ski achetées sur eBay, je suppose que c'était une vente aux enchères", a-t-il déclaré. Paul Milgrom, 72 ans, a formulé une théorie plus générale des enchères, qui démontre notamment qu'une enchère génère des prix plus élevés, lorsque les acquéreurs obtiennent des informations sur les offres prévues par les autres enchérisseurs au cours de l'enchère. (France 24)

Mots Clés: Economie, Prix Nobel, Wilson, Milgron, Enchères

Le monde doit agir de toute urgence pour contrer les menaces à la réduction de la pauvreté - Pendant près de 25ans, l'extrême pauvreté n'a cessé de reculer. Or, aujourd’hui, pour la première fois en une génération, la lutte contre la pauvreté enregistre sa pire régression. Ce bond en arrière est principalement imputable aux défis majeurs auxquels sont confrontés tous les pays, mais en particulier ceux qui comptent de nombreux pauvres: la pandémie de COVID-19, les conflits et le changement climatique. L'extrême pauvreté devrait enregistrer, entre 2019 et 2020, une hausse sans précédent depuis que la Banque mondiale a entrepris d’assurer un suivi systématique de la pauvreté dans le monde. Si la pandémie de COVID-19 constitue un obstacle nouveau, les conflits et le changement climatique aggravent déjà l'extrême pauvreté depuis plusieurs années dans certaines régions du monde. Comment surmonter des défis qui ont de graves implications à l’échelle des populations, des pays et des continents? L’édition 2020 du rapport de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée (Reversals of Fortune) apporte un nouvel éclairage aux menaces qui pèsent sur la réduction de la pauvreté et propose des recommandations pour traverser cette passe difficile. Le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a chuté de façon spectaculaire entre 1990 et 2017, pour passer de 1,9milliard à 689millions. Au niveau mondial, l'extrême pauvreté a reculé dun point de pourcentage par an en moyenne entre 1990 et 2015, mais elle na cédé que moins d'un demi-point par an entre 2015 et 2017. Les principales causes de ce ralentissement sont visibles depuis un certain temps, mais leurs effets sont aujourd'hui amplifiés par la pandémie de COVID-19. Plus de 40% des pauvres vivent dans des pays en situation de conflit. Ce sont les plus pauvres qui pâtissent le plus des conflits violents, qui détruisent leurs moyens de subsistance et découragent les investissements dans leurs communautés. Ainsi, entre 2015 et 2018, le taux d'extrême pauvreté a été multiplié par près de deux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en conséquence des conflits en Syrie et au Yémen.  (Banque mondiale)

Mots Clés: Réduction de la pauvreté, conflits

L’OMC lance une nouvelle plate-forme pour les licences d’importation - Quatre années de travail du Secrétariat de l’OMC ont porté leurs fruits avec le lancement, le 9 octobre 2020, de la nouvelle base de données sur les licences d’importation. La nouvelle plate-forme rassemble les renseignements, les analyses et les rapports sur les licences d’importation et simplifie les procédures de notification pour les Membres de l’OMC. À une réunion du Comité des licences d’importation, les Membres ont salué le travail accompli par le personnel de l’Organisation pour offrir un guichet unique aux Membres et aux parties intéressées souhaitant obtenir des renseignements sur les procédures de licences d’importation. La nouvelle base de données a été présentée lors d'une réunion du Comité des licences d'importation le 9 octobre, présidée par le Dr Mohammad Irfan du Pakistan. Le directeur général adjoint Yi Xiaozhun a prononcé un discours d'ouverture pour marquer le lancement de la nouvelle plateforme, rappelant que l'Accord sur les procédures de licences d'importation est l'un des plus anciens accords de l'histoire de l'OMC et de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Il a souligné que sa création remonte au cycle de négociations commerciales de Tokyo (1973-79). Le DDG Yi a souligné qu'en tant qu'instrument de politique commerciale le plus fréquemment utilisé par presque tous les gouvernements, le recours aux licences d'importation s'est étendu de l'application de restrictions quantitatives et de la collecte de statistiques commerciales à la sauvegarde de la qualité des produits, de l'environnement, du bien-être des consommateurs, de la santé publique et de la sécurité nationale. (OMC)

Mots Clés: OMC, Bases de données, Licence d’importation.

 

PANAFRICAIN

La CEA, Smart Africa et Future State lancent une initiative de leadership en matière de données en Afrique - La Commission économique pour l’Afrique a tiré la sonnette d’alarme sur la gouvernance des données ce mardi en lançant conjointement l’Initiative sur le leadership des données en Afrique (ADLI) avec Future State et Smart Africa, créant un espace sûr pour les décideurs, les experts en droits numériques et les entrepreneurs pour apprendre ensemble. L’ADLI est un réseau de pairs conçu pour et par les décideurs africains, les défenseurs des droits des consommateurs et les parties prenantes du secteur privé afin de garantir que l’économie des données favorise une croissance équitable et le progrès social à travers le continent. Le partenariat tripartite crée un réseau d’apprentissage et d’échange entre pairs dans la poursuite de trois objectifs connexes et interdépendants : Créer un « espace sûr » dynamique dans lequel les décideurs africains, les experts en droits numériques et les entrepreneurs peuvent apprendre ensemble et les uns des autres, résoudre les problèmes ensemble et partager leurs expériences ; Construire une base d’expertise solide à travers le continent pour libérer en toute sécurité la valeur des données pour la prospérité et le progrès social ; et Contribuer à des initiatives plus larges telles que le cadre dirigé par l’Union africaine pour un programme de gouvernance des données en Afrique afin d’élaborer une politique de données complète pour le continent. En tirant parti des plates-formes existantes de Smart Africa et de la CEA, les organisations feront la promotion du réseau de pairs parmi leurs mandants et solliciteront des contributions aux questions de gouvernance des données interrogées via le réseau de pairs. Dans ses remarques lors du lancement, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, déclare que l’ADLI est une autre pierre de l’édifice consistant à essayer de faire avancer la transformation des données et des TIC sur le continent.  (UNECA)

Mots clés: CEA, Smart Afrique, Données

 

AFRIQUE DE L’OUEST 

ZLECA : Le Gouvernement du Niger, la CEA et l’Organisation des Professionnels de l’Industrie du Niger organisent la 4eme édition du salon 100% Made in Niger - Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Mr Albadé Abouba, représentant le Premier Ministre Brigi Rafini, a procédé Jeudi, 1er Octobre 2020, à Niamey au lancement officiel de la 4ème édition du salon-professionnel 100% made in Niger, couplée à la campagne « consommons nigérien ». C'était en présence du Ministre du Commerce et de la promotion du secteur privé, du Ministre de l’Industrie, de la Directrice du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (BSR/AO-CEA), Ngone Diop et de la Présidente de l’Organisation des Professionnels de l’Industrie du Niger (OPIN). Organisée par le Gouvernement du Niger, à travers le Ministère du Commerce et de la promotion du secteur privé, le BSR/AO-CEA et l’OPIN, cette activité vise à accélérer le processus d’industrialisation et de diversification économique du pays dans le contexte de l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) à partir de janvier 2021. Dans son intervention, le Ministre du Commerce et de la promotion du secteur privé, M. Sadou Seydou, a rappelé que le 25 Octobre 2019, lors de la réunion des Ministres en charge du Commerce de l’espace UEMOA, il a été adopté que le mois d’Octobre soit consacré « mois du consommer local » dans l’espace communautaire. « Cette initiative vise le renforcement de l’intégration économique sous régionale et le développement du commerce intra-communautaire qui cadre avec les objectifs visés à travers la ZLECA dont le démarrage des échanges est prévu en Janvier 2021 », a expliqué M. Sadou Seydou. Pour sa part la Directrice du BSR/AO-CEA, Ngone Diop a rappelé que « La CEA a joué un rôle capital dans la formulation de la ZLECA, dans son adoption par les Chefs d’Etat et de Gouvernement, et continuera d’appuyer nos pays à accélérer la mise en œuvre de cet Accord sans précédent. » A cet égard, a poursuivi Ngone Diop, « nous sommes heureux de rappeler notre appui technique et financier en cours devrait permettre au Niger de se doter à brève échéance d’une stratégie nationale ZLECA ». (UNECA)

Mots clés: Niger, Zleca, Industrie

Liberté économique : le Togo gagne 18 places dans le classement mondial - Le Togo gagne 18 places dans l’Index 2020 de la liberté économique, un classement mondial de la Fondation Heritage. Si l’économie du pays d’Afrique de l’Ouest est toujours considérée comme « peu libre », par ce levier d’influence américaine (classé 140è sur 180 pays et 29è pays africain sur 51), il ressort néanmoins un progrès soutenu sur les deux dernières années, avec un score de 54,1 points (sur 100), en hausse annuelle de 3,8 points. Rappelons que ce classement s'appuie sur 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière). Globalement, le Togo a enregistré des progrès sur la plupart des critères considérés, dans le sillage de ses récentes réformes en matière de climat des affaires. Au niveau continental, c’est l’Île Maurice (21è mondial) qui, sans surprise, vient en tête avec un score de 74,9 points. Dans la sous-région, des voisins, comme la Côte d'Ivoire (59,7 points) et le Ghana (59,4 points) sont respectivement, 101è et 104è mondial. Le Togo, pour sa part, devance notamment l’Egypte (142è mondial), le Brésil (144è mondial), le Cameroun (145è), l’Ethiopie (146è mondial), ou encore le Malawi (152). Du reste, la plupart des pays africains sont encore classés dans le palier inférieur de ce classement. (Togo first)

Mots clés: Togo, Liberté economique, Indice, Heritage foundation

La Boad obtient un financement de 350 millions € de Société Générale et JPMorgan - La Boad va mobiliser auprès de la Société Générale et JPMorgan quelque 350 millions €, soit près de 230 milliards FCFA, dans le cadre de son Plan stratégique pour le quinquennat 2021-2025. Ce concours des deux géants privés a été garanti par l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), filiale de la Banque mondiale. Ces fonds seront affectés, apprend-on, aux secteurs public et privé de l'Uemoa. Selon Togo First, un peu plus de 131 milliards FCFA (200 millions €) sera affecté au secteur privé, dont la moitié (65,6 milliards FCFA) ira au refinancement des prêts concessionnels accordés par la Banque sous-régionale aux Etats. L’autre moitié de ces ressources sera quant à elle affectée « au financement de nouveaux projets », informe l’institution au sortir de son conseil d'administration.  En ce qui concerne le secteur privé, 98 milliards FCFA (150 millions €) en tout, seront destinés aux acteurs économiques des différents pays bénéficiaires de l'Uemoa. Notamment, aux PME, via des lignes de refinancement accordées aux banques commerciales, et dans des opérations de court et moyen terme.  (Agence ecofin)

Mots clés: BOAD, Financement, Jp Morgan, Société générale

 

AFRIQUE DE L’EST

Ethiopie : inauguration d'une zone industrielle à Baher Dar - Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a inauguré mercredi une zone industrielle construite dans le nord-ouest du pays par la Chine pour un coût de 60 millions de dollars. La zone industrielle de Baher Dar, située à plus de 550 km au nord de la capitale Addis-Abeba, a été bâtie par le groupe de BTP China Civil Engineering Construction (CCEC). Lors de la cérémonie d'inauguration, Abiy a estimé que cette zone industrielle (ZI) contribuera à un transfert de connaissances et renforcera les capacités techniques du pays, en plus de créer des opportunités d'emploi pour des milliers d'Ethiopiens. La nouvelle zone « n'est pas seulement un espace de production, mais aussi un lieu où les employés locaux acquièrent des connaissances », a-t-il en ajoutant qu'elle pourrait même aussi servir d'espace de loisirs pour le grand public. « L'Ethiopie a lancé à ce jour 13 zones industrielles qui sont cruciales pour les efforts entrepris par le pays afin de parvenir à la prospérité et de stimuler son développement économique », a salué le Premier ministre. Il a également déclaré que la ZI de Baher Dar et d'autres dans le pays devraient tisser des liens avec les zones agro-industrielles dans le cadre des efforts visant à transformer le secteur agricole éthiopien. Le président de la région d'Amhara, Temesgen Tiruneh, a estimé pour sa part que cette nouvelle zone industrielle aidera l'Ethiopie à engranger des devises grâce aux exportations. Les exportations de textile de la ZI de Baher Dar « rapporteront à l'Ethiopie les devises dont elle a tant besoin, en plus de contribuer au développement économique global du pays », a-t-il dit, cité par l'agence Xinhua.Sandokan Debebe, directeur général de la Société de développement des zones industrielles (IPDC), a révélé que l'Ethiopie a déjà démarré l'exploitation de 10 des 13 zones industrielles commandées. (La tribune)

Mots clés: Ethiopie, Zone industrielle, Exportations  

 

AFRIQUE CENTRALE

Gabon : suite à un examen rigoureux, 241 milliards de FCFA de dette intérieure annulée…  - A l’issue d’un travail qui a porté sur un stock de 370 milliards de FCFA de dette intérieure, la Task Force mise sur pied par le président gabonais Ali Bongo a présenté un nouveau bilan. 241 milliards de FCFA, soit environ 70% de la dette auditée, ont déjà été annulés. Ce résultat est très différent de celui qui avait été produit PwC. La firme internationale d’audit n’avait procédé qu’à des examens sur pièces, des différents marchés publics audités. Elle était même parvenue à déceler 282 milliards de FCFA supplémentaires de dette intérieure... La Task Force est allée plus loin, en associant les compétences de plusieurs administrations publiques, notamment celles en relation avec les finances publiques et la justice, ainsi que plusieurs conseillers techniques. Son approche justifie aussi qu’on soit parvenu à ces nouvelles conclusions. Ses équipes sont allées sur le terrain pour confirmer l’effectivité des travaux, objets des commandes publiques. Aussi, la solvabilité des sociétés qui se revendiquaient créancières de l’Etat a été examiné. Sur ce point, il était question de savoir si elles avaient payé leurs impôts et autres charges sociales.Plusieurs griefs et manquements ont ainsi pu être relevés. L’aspect le plus important est la passation de marché non conforme. Plus de 90% des marchés examinés étaient passés en gré à gré, et l’Etat a souvent été engagé par des personnes qui n’avaient pas autorité à le faire. L’audit a aussi révélé beaucoup de surfacturations évidentes, des travaux non effectués, et le non-respect des engagements fiscaux et sociaux. (Agence ecofin)

Mots Clés: Gabon, Dette intérieur

 

AFRIQUE AUSTRALE

Atelier de formation consacré à l’ACES à l’intention d’administrations des douanes de pays membres de la SADC - L’équipe de l’OMD en charge du Programme sur l’Application des contrôles aux échanges de nature stratégique (ACES) continue de dispenser par voie virtuelle ses activités de renforcement des capacités ce dernier trimestre de 2020, en espérant pouvoir à nouveau organiser des sessions de formation en présentiel l’année prochaine. Du 22 au 25 septembre 2020, l’équipe en charge du Programme sur l’ACES a dispensé un atelier de formation à l’intention d’administrations des douanes de pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). En raison du format virtuel sous lequel a dû être dispensé cet atelier, le programme du cursus a été adapté pour pouvoir être compatible avec un horaire de 3 heures de sessions par jour. Avec cet aménagement, les formateurs ont pu présenter de manière générale l’ensemble des domaines principaux couverts par le Programme sur l’ACES, en passant en revue le cadre juridique international applicable et les différents biens répondant à la définition de substances et matériels de nature stratégique et à double usage ainsi que leurs spécificités. Aux côtés des membres de l’équipe en charge du Programme sur l’ACES, un expert formateur accrédité et un expert formateur pré-accrédité de la région − M. Francisco Martins d’Angola et M. Bongani Dlamini d’Afrique du Sud − ont eu la possibilité de co-animer l’atelier en faisant part de leurs expériences nationales respectives dans le domaine de l’ACES et en dispensant une partie des activités de formation à leurs collègues de pays voisins. Les participants à l’atelier ont également pu bénéficier de l’expertise du Responsable du Projet de l’OMD sur les Armes légères et de petit calibre (ALPC), M. Andrew Reynolds, qui a dispensé le module consacré aux armes et aux équipements militaires en présentant certaines études de cas très intéressantes. (OMD)

Mots clés: OMD, SADC, Formation, Douanes

 

 

AFRIQUE DU NORD

La Tunisie veut développer ses exportations agricoles vers l’Afrique subsaharienne En Tunisie, le secteur agricole compte profiter de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pour trouver de nouveaux relais de croissance. En effet, selon Tunis Afrique Presse (TAP), l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), examine actuellement des opportunités d’exportation de produits agricoles vers plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Parmi les pays visés figurent notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et le Nigeria. Cette démarche du pays du Jasmin lui permettra de se placer dans la perspective d’augmentation des échanges agricoles, prévue avec l’abolition des tarifs douaniers à la faveur de la Zlecaf qui sera lancée en janvier 2021. Actuellement, la Tunisie exporte très peu ses produits agricoles vers l’Afrique subsaharienne. Ses expéditions faites essentiellement de dattes et d’huile d’olive sont surtout orientées vers le Maroc et la Libye qui ont absorbé respectivement 12,2 % et 5,3 % de ses cargaisons en 2019.   (Agence ecofin)

Mots clés: Tunisie, Afrique, Exportations