LA QUOTIDIENNE DU CAPC 15 OCTOBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

Europe et Asie centrale : les dépenses de santé et d'éducation doivent augmenter pour une reprise économique durable post-COVID  (Banque mondiale)

La Banque mondiale supporte la connectivité numérique en Haïti pour renforcer la résilience (Banque mondiale)

Le coronavirus dope le commerce en ligne (ONU Info)

La Société africaine de participation agricole lancera ses activités d’ici la fin du premier trimestre 2021 (Agence ecofin)

Nigeria : Buhari présente un budget record face à un risque de récession (La tribune)

La Banque mondiale et l’UE, principaux donateurs du Togo (Togo first)

Tanzanie : accès amélioré à l’eau et à l’assainissement en zone urbaine de Zanzibar  (Agence ecofin)

Kenya : consolidations et acquisitions en perspective dans le secteur de l'assurance (Agence ecofin)

Gabon: le gouvernement envisage-t-il réellement de réduire la masse salariale?  (Gabon Mediatime)

Botswana : la Banque centrale abaisse son principal taux directeur à 3,75% pour soutenir l’économie (Agence ecofin)

Tunisie : la pandémie plombe l’économie, avec des conséquences sociales désastreuses (Jeune Afrique)

Maroc : Aradei Capital veut tester la Bourse avec la 1re IPO post-covid-19 (Agence ecofin)

 

 

INTERNATIONAL

Europe et Asie centrale : les dépenses de santé et d'éducation doivent augmenter pour une reprise économique durable post-COVID - Les économies émergentes et en développement d’Europe et Asie centrale (a) risquent de se contracter de 4,4 % cette année, et enregistrer ainsi leur pire récession depuis la crise financière mondiale de 2008. C'est le constat qui ressort du dernier rapport semestriel de la Banque mondiale (a) consacré à la situation économique régionale, publié aujourd'hui. La croissance devrait reprendre en 2021, à un rythme compris entre 1,1 % et 3,3 %. Les perspectives restent toutefois très incertaines et les risques à la baisse sont prépondérants. Le rythme de la reprise dépendra de la durée de la pandémie de coronavirus (COVID-19), de la disponibilité et de la distribution d'un vaccin, et de l’amélioration de la situation mondiale sur le front des échanges commerciaux et des investissements. En conséquence, la croissance régionale pourrait être plus faible que prévu si la pandémie s'aggrave. « En ces temps difficiles, les pays d'Europe et Asie centrale doivent regarder au-delà des crises immédiates et se préparer à une reprise durable après la pandémie, estime Anna Bjerde, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Europe et Asie centrale. Cela passe par le renforcement de la gouvernance, l’amélioration du climat d'investissement et la promotion de l'innovation et du développement numérique. Il sera particulièrement impératif d'investir massivement et durablement dans une éducation et des soins de santé de qualité. » La contraction induite par la pandémie en 2020 risque également d’aggraver la pauvreté dans tous les pays de la région. Selon les estimations, 2,2 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté au seuil fixé à 3,20 dollars par jour. Et jusqu'à 6 millions de personnes supplémentaires si l'on considère le seuil de 5,50 dollars par jour, habituellement utilisé pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. (Banque mondiale)

Mots Clés: Europe, Asie, Covid-19, Reprise économique

La Banque mondiale supporte la connectivité numérique en Haïti pour renforcer la résilience - Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé ce vendredi un don de 60 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA) pour le « Projet d’accélération numérique pour Haïti ».  Ce financement vise à augmenter l’accès aux services à haut débit en Haïti et à poser les bases d’une résilience numérique face aux chocs sanitaires, climatiques et économiques. « La crise de COVID-19 a mis en lumière le rôle essentiel joué par les technologies numériques à la fois pendant et après la crise. Un accès plus large et plus abordable à internet pourrait accroître la résilience d’Haïti face aux éventuels chocs à venir », souligne Anabela Abreu, directrice pays de la Banque mondiale pour Haïti. « La Banque mondiale appuie Haïti dans ses efforts pour accroître l’accès aux services numériques à des prix abordables, tout en développant les compétences nécessaires à la maîtrise du numérique. Une connectivité à haut débit plus accessible peut contribuer à stimuler l’innovation et de nouvelles industries créatrices d’emplois. » Le manque d’accès à une connexion internet abordable et fiable constitue l’un des principaux obstacles à une croissance inclusive en Haïti où seulement 35 % de la population dispose d’un accès à internet haut débit. Le Programme d’accélération du numérique pour Haïti s’attaquera aux principaux goulots d’étranglements qui freinent le développement du secteur. Il aidera à faire de l’économie numérique un moteur de croissance, à assurer un redressement post-COVID-19 plus fort, et à développer les compétences nécessaires pour répondre plus efficacement aux chocs à venir. Ce projet devrait bénéficier à la population haïtienne dans son ensemble, étant donné son potentiel pour améliorer la connectivité et les services digitaux. L’une des composantes essentielles du projet consistera à fournir une assistance technique afin d’aider au développement de stratégies et d’outils réglementaires permettant de stimuler la concurrence dans le domaine de l’infrastructure numérique et du marché des services. Le projet aidera également les bénéficiaires et les entreprises à mieux se préparer pour les emplois et l’économie du futur, en développant leurs compétences numériques. Ces formations seront notamment assurées pour les femmes, les filles, les jeunes en situation précaire, et les populations rurales. (Banque mondiale)

Mots Clés: Banque mondiale, Haïti, technologies

Le coronavirus dope le commerce en ligne - Une enquête conjointe de la CNUCED et de la « Netcomm Suisse eCommerce Association » montre comment le nouveau coronavirus a « changé à jamais les achats en ligne ». Pour les consommateurs, il s’agirait de changements dans les comportements d’achat en ligne, qui sont susceptibles d’avoir « des effets durables ». Aussi, la pandémie de Covid-19 aurait accéléré le passage à un monde plus numérique, affirme l’agence onusienne. « Les changements opérés maintenant auront des effets durables alors que l’économie mondiale commence à se redresser », a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, dans un communiqué. L’enquête, menée auprès de quelque 3.700 consommateurs dans neuf économies émergentes et développées, a examiné comment la pandémie a changé la façon dont les consommateurs utilisent le commerce électronique et les solutions numériques.  Elle a porté sur l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Allemagne, l’Italie, la République de Corée, la Fédération de Russie, la Suisse et la Turquie. L’enquête montre que les achats en ligne ont augmenté de 6 à 10 points de pourcentage dans la plupart des catégories de produits. Les plus gros gagnants sont les catégories des nouvelles technologies et de l’électronique, le secteur du jardin/bricolage, les produits pharmaceutiques, éducation, les meubles/produits ménagers et le commerce des cosmétiques/soins personnels.

  • La plus forte hausse des achats en ligne observée en Chine et en Turquie

Plus de la moitié des personnes interrogées ont indiqué faire désormais plus souvent des achats en ligne. Elles se sont appuyées davantage sur l’internet pour obtenir des nouvelles, des informations sur la santé et des divertissements numériques.  L’enquête montre que les consommateurs des économies émergentes sont ceux qui ont le plus tendance à faire des achats en ligne. « L’accélération des achats en ligne au niveau mondial souligne l’urgence de veiller à ce que tous les pays puissent saisir les opportunités offertes par la numérisation alors que le monde passe de la réponse à la pandémie à la reprise », a ajouté M. Kituyi. (ONU Info)

Mots Clés: Covid-19, Commerce en ligne

 

PANAFRICAIN

La Société africaine de participation agricole lancera ses activités d’ici la fin du premier trimestre 2021 - La Société africaine de participation agricole (SAPA), un véhicule financier axé sur les entreprises agroalimentaires en Afrique australe et orientale démarrera ses activités d’ici la fin du premier trimestre 2021 selon un communiqué consulté par l’Agence Ecofin. Concrètement, la SAPA compte faciliter l’entrée d’entreprises européennes actives dans l’agrobusiness, de groupes coopératifs et/ou d’institutions financières de développement au capital des entreprises. Au-delà du simple apport en fonds propres, elle compte aussi accompagner les entreprises en mettant à leur disposition l’expertise technique, marketing et commerciale de partenaires. Cette expertise est apportée grâce à la structure originale du fonds qui associe banques de développement et entreprises d’agrobusiness pouvant apporter l’expérience du métier sur le long terme. Dans le cadre de sa stratégie, la SAPA devrait s’adresser aux compagnies actives dans la production animale (lait, viande, œufs et volaille), la production végétale (fleurs, fruits et légumes), l’aquaculture ou en amont de la chaîne de valeur agricole (intrants, équipements et semences). Les principaux pays ciblés sont le Kenya, l’Ouganda, l’Ethiopie, la Zambie, le Zimbabwe, le Mozambique, l’Afrique du Sud et l’Angola. Pour rappel, la SAPA possède un portefeuille de 267,3 millions d’euros de projets confirmés, dont la moitié est concentrée en Zambie, au Kenya et en Afrique du Sud. Elle est née de l’initiative de Cobasa, un bureau de conseil basé à Johannesburg.  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Agriculture, Financement  

 

AFRIQUE DE L’OUEST 

Nigeria : Buhari présente un budget record face à un risque de récession - Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a présenté jeudi devant l'Assemblée nationale un budget record pour 2021 au moment où son pays, première économie du continent africain, s'attend à faire face à une récession au troisième trimestre 2020. Plus grand producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, le Nigeria est frappé de plein fouet par la crise économique mondiale provoquée par la pandémie de coronavirus, qui a fait chuter les cours de l'or noir. D'un montant de 13 080 milliards de nairas (28,9 milliards d'euros), le budget de 2021 est supérieur à celui présenté l'année passée d'environ 20%. « Générer des revenus est notre principal défi », a déclaré le président Muhammadu Buhari, alors que « notre économie fait face à un risque de récession pour la deuxième fois en quatre ans, avec des conséquences négatives importantes ». « La croissance du PIB devrait être négative au troisième trimestre de cette année », a prévenu le chef de l'Etat. « Cependant, nous travaillons assidument à une reprise rapide de la croissance en 2021 », a-t-il ajouté. En 2021, le déficit devrait grimper à 4.980 milliards de nairas (11 milliards d'euros), soit un peu moins du tiers du budget total. Il devrait être « financé principalement par des prêts », a précisé Buhari. Ce n'est pas la première fois que son administration adopte un budget ambitieux, mais elle peine généralement à trouver les fonds pour le financer. Soumis au contrecoup de la baisse des cours du pétrole, dont l'exportation représente environ 90% des recettes en devises étrangères du pays, et près des deux tiers du budget national, il devra emprunter aux institutions financières internationales s'il veut tenir son budget.  (La tribune )

Mots clés: Nigeria, récession, Budget

La Banque mondiale et l’UE, principaux donateurs du Togo - Au Togo, la Banque mondiale et l’Union Européenne (UE) ont été les principaux contributeurs en dons au budget national en 2019, montrent de récentes statistiques officielles. Alors que l’ensemble des dons (projets et programmes) perçus au titre du budget a atteint 122 milliards FCFA, en hausse de 15%, l’institution de Bretton Woods s’est particulièrement illustrée dans le financement des programmes, au détriment des projets. Une situation qui a eu pour effet de booster le montant concédé aux programmes. Avec un total de 62 milliards FCFA accordés au titre des programmes, Lomé dépasse ses objectifs de début d’année, qui étaient de 20 milliards FCFA de dons programmes. C’est une hausse de plus de 200%. 80% de cette enveloppe, soit 51 milliards FCFA, provenait de la Banque mondiale. Le reste, soit environ 10 milliards, avait été alloué par l’Union européenne. Les mêmes données montrent que les bailleurs de fonds ont manifesté moins d’intérêt vis-à-vis des projets, comparativement aux attentes du gouvernement. Sur les 110 milliards espérés, seulement 60 milliards FCFA ont été débloqué au profit du Togo.  (Togo first)

Mots clés: Togo, UE, Banque mondiale, Don

 

AFRIQUE DE L’EST

Tanzanie : accès amélioré à l’eau et à l’assainissement en zone urbaine de Zanzibar  - Le Projet d’alimentation en eau et d’assainissement urbains de Zanzibar (PAEAUZ), mis en œuvre entre 2012 et 2018 en Tanzanie, a permis à 287 000 personnes de bénéficier de services d’alimentation en eau et en assainissement, selon un rapport de la Banque africaine de développement publié le 2 septembre dernier. Financé par la Banque à hauteur de 19 millions de dollars américains, le projet PAEAUZ a été réalisé dans les régions urbaines de Saateni et Welezo, situées dans l’archipel de Zanzibar. À l’achèvement du projet, le rapport, conduit par Nancy Ogal, ingénieure eau et assainissement à la Banque, et le consultant Alphone Tiba, note que les progrès réalisés pour atteindre les résultats initiaux ont été satisfaisants dans une large mesure. En effet, 71% des 287 000 personnes visées dans les régions de Saateni et Welezo bénéficient désormais de services d’alimentation en eau, douze écoles primaires ciblées disposent d’installations sanitaires améliorées et 5 000 élèves du primaire ont été sensibilisés à l’hygiène et à l’assainissement. « De même, 76% des trente forages non existants ciblés ont été réhabilités et de nouvelles pompes submersibles ont été installées, six nouveaux puits ont été forés et de nouvelles pompes submersibles ont été installées. Au total, 56 782 m3/jour d’eau sont produits, ce qui représente 154% de la quantité de production visée qui était de 36 755 m3/jour », souligne le rapport d’achèvement du projet. Le document souligne également la réhabilitation et le prolongement de plus de 68 kilomètres de conduites principales d’adduction d’eau et de distribution, l’installation de plus d’une quinzaine de compteurs, l’acquisition de près de 4 000 compteurs domestiques, la réhabilitation et la construction d’environ 454 installations sanitaires et d’hygiène ciblées dans des écoles primaires et adaptées aux enfants et personnes en situation de handicap. (Agence ecofin)

Mots clés: Tanzanie, Accès à l’eau

Kenya : consolidations et acquisitions en perspective dans le secteur de l'assurance - Le secteur kényan des assurances risque de connaître une vague d'annonces de consolidation ou d'acquisition d'ici la fin de l'année 2020. Selon l'autorité en charge de la régulation de cette activité, 20 compagnies d'assurance sur les 56 que compte le Kenya ne sont toujours pas parvenues à procéder aux augmentations de capital qui avaient été décidées. Elles ont jusqu'à décembre pour se conformer. Une première annonce est venue de Jubilee Holdings, le groupe d'assurance le plus important du Kenya en termes de valeur boursière. Le groupe allemand Allianz avait fait une offre de 100 millions $ pour reprendre plusieurs de ses filiales africaines dans le segment de l'assurance non vie. Il faut dire que Jubilee Holdings a connu un exercice 2019 difficile. Aussi, avec un rendement des fonds propres qui a baissé entre 2017 et 2019, et une situation économique difficile au Kenya, il aurait été difficile de convaincre les actionnaires d’apporter des ressources supplémentaires. La nouvelle exigence de fonds propres est destinée à réduire les cas où les sociétés d'assurance ne sont pas en mesure de payer les sinistres déclarés par leurs clients. Elle prévoit par exemple une hausse du capital standard actuel de 300 millions de shillings kényans (2,7 millions de dollars) pour les assurances générales à 600 millions de shillings, ou 20% des primes nettes acquises de l'année précédente. Un engagement qui est jugé très élevé par les observateurs et certains analystes. (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, Assurance

 

AFRIQUE CENTRALE

Gabon: le gouvernement envisage-t-il réellement de réduire la masse salariale? - A l’analyse du dernier tableau de bord de l’Économie gabonaise établi par la Direction générale de l’Economie et de la Politique fiscale (DGEPF), force est de constater que sur le plan de l’optimisation des ressources publiques pas grand chose n’a été réalisé en un an notamment en ce qui concerne l’emploi public. En dépit d’une très légère baisse du nombre de fonctionnaires, ce volet continue d’étrangler les finances publiques. En effet, avec pas moins de 106631 agents salariés dans le secteur public dont près de 15000 pour la main d’œuvre non permanente et près de 7300 personnes pour les collectivités locales, les effectifs des agents de l’Etat demeurent pléthoriques et extrêmement budgétivores avec près de 650 milliards de FCFA de salaires cumulés. Pour des résultats plus que mitigés, ces agents engloutissent donc quasiment trois fois le budget d’investissements (281,2 milliards de FCFA en 2019). Largement supérieur aux effectifs du secteur privé établis à 84731 agents à fin décembre 2019 en baisse de 3,6% en glissement annuel, le nombre d’agents publics suscite donc moult interrogations au regard de leur impact peu prononcé sur l’économie gabonaise. Loin de « l’austérité » et de la « discipline budgétaire » censés garantir au pays une sortie de crise, le gouvernement continue donc de manier langue de bois et politique de l’autruche dans ce domaine. En hausse de 1,1% au premier semestre 2020 comme le révèle la dernière note de conjoncture sectorielle, les effectifs du secteur public font donc de plus en plus grincer des dents d’autant plus que les finances publiques sont dans le rouge. Par ailleurs, dans un pays qui compte “officiellement” en 2019, plus de 20000 demandeurs d’emploi, cette pléthore d’agents publics se révèle une entrave manifeste au développement d’autres secteurs pourvoyeurs d’emplois et de valeur ajoutée, bloquée par une absence accrue d’investissements pertinents et efficients. (Gabonmediatime)

Mots Clés: Gabon, Emploi publique, Masse salariale

 

AFRIQUE AUSTRALE

Botswana : la Banque centrale abaisse son principal taux directeur à 3,75% pour soutenir l’économie - Au Botswana, la Banque centrale vient d’abaisser son principal taux directeur de 4,25% à 3,75%. L’annonce a été faite par Moses Pelaelo, gouverneur de l’institution, lors d’une conférence de presse organisée à Gaborone la capitale du pays. C’est la deuxième fois cette année que la Banque centrale botswanaise prend une telle mesure. Elle vise à soutenir l’économie nationale qui a été affectée comme toutes les économies africaines par la pandémie du coronavirus. Au deuxième trimestre 2020, la maladie a ainsi provoqué une contraction du PIB de l’ordre de 24% en glissement annuel, un record. Selon le gouverneur Pelaelo, l'état actuel de l'économie et les perspectives de l'activité économique tant intérieure qu'extérieure permettent d'assouplir encore la politique monétaire pour soutenir l'activité économique intérieure. L'inflation était de 1 % en août, et est restée inférieure à l'objectif de 3 à 6 % fixé par la Banque centrale depuis 11 mois. Elle ne devrait revenir dans la fourchette prévue qu'au troisième trimestre 2021. « L'économie fonctionnera en dessous de sa pleine capacité à court et moyen terme et nous nous attendons donc à de faibles pressions inflationnistes à l'avenir », a-t-il déclaré appelant les banques commerciales à procéder aux ajustements nécessaires des taux d'intérêt avec effet immédiat pour refléter la nouvelle décision de la Bank of Botswana. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le pays enregistrera une contraction économique de 9,6 % en 2020 avant de rebondir à une croissance de 8,6 % l'année prochaine. (Agence ecofin)

Mots clés: Botswana, Banque centrale, Taux directeur

 

AFRIQUE DU NORD

Tunisie : la pandémie plombe l’économie, avec des conséquences sociales désastreuses « La première vague de l’épidémie (de mars à juin, NDLR) a entraîné la perte de 165 000 emplois selon nos estimations, » a indiqué Béchir Boujday, membre du bureau exécutif de l’Utica, la principale instance représentant le patronat en Tunisie. 40% des entreprises d’artisanat ont déjà mis la clef sous la porte, et environ 35% des PME sont « menacées de faillite », s’inquiète-t-il au moment où les autorités ont annoncé une série de nouvelles restrictions pour endiguer la pandémie. Depuis mars, la Tunisie a recensé sur son sol presque 27 000 cas de Covid-19, dont 409 décès au 8 octobre, selon les autorités. Le pays enregistre actuellement plus de 20 morts de la maladie par jour, contre 50 au total entre mars et fin juin.

  • Le confinement général écarté

Les autorités ont interdit début octobre tout rassemblement et ont réinstauré depuis jeudi et pour 15 jours un couvre-feu dans de nombreuses zones du pays, notamment dans toute la région de Tunis. Le gouvernement a toutefois écarté un confinement général comme celui qui avait été mis en place au printemps, soulignant que le pays n’en avait pas les moyens.  (Jeune Afrique)

Mots clés: Tunisie, Covid-19, Economie

Maroc : Aradei Capital veut tester la Bourse avec la 1re IPO post-covid-19 Le marocain Aradei Capital, une entreprise qui fait partie du groupe Label'Vie coté sur la Bourse de Casablanca, réunira ses actionnaires le 9 novembre prochain pour décider d'une augmentation de son capital, avec introduction sur le marché financier marocain, a-t-on appris d'un communiqué. L'opération proposée consiste initialement à lever 800 millions de dirhams (86,7 millions $) par émission d’actions nouvelles à destination exclusivement des investisseurs non-actionnaires de l'entreprise. L'introduction en bourse pourra également porter sur la cession d’actions existantes dans l’hypothèse où les actionnaires de la société consentiraient à céder des actions dans le cadre de cette opération. Aradei Capital est l'entité qui construit et gère l'immobilier commercial, principalement pour son groupe Label’Vie, mais aussi pour d'autres enseignes. Rappelons qu'au mois de mai 2020, elle a mobilisé 50 millions $ dans un cycle de financement privé, à la suite d'un investissement de la Public Investment Corporation, l'entité qui gère les fonds de pension des retraités de la fonction publique sud-africaine. L'opération a pris la forme d'une augmentation de capital et de cession des parts d'un des actionnaires existants. Cette introduction boursière est la première au Maroc après le pic de la covid-19 et cela permettra de tester l'appétit des investisseurs qui ont été assez atones sur le marché financier marocain ces derniers jours.  (Agence ecofin)

Mots clés: Maroc, Bourse