LA QUOTIDIENNE DU CAPC 20 OCTOBRE 2020
Les sujets du Jour :
L’OMD célèbre la 50e session du Comité technique de l’évaluation en douane (OMD)
Nouveau rapport de l’OMC sur le système mondial de propriété intellectuelle et la COVID-19 (OMC)
Au Niger, la croissance devrait atteindre 9 % à moyen terme, grâce aux exportations de pétrole (Agence ecofin)
Soudan du Sud : face à la crise économique, l'Etat va abandonner la livre sud-soudanaise, la monnaie nationale (Agence ecofin)
Tanzanie : le gouvernement lancera un programme d’assurance agricole en 2021 (Agence ecofin)
La CEMAC recherche des fonds pour des projets intégrateurs (Financial Afrik)
Cameroun : les recettes pétrolières baissent de 28% pour se chiffrer à 197 milliards FCFA à fin juin 2020 (Agence ecofin)
Angola : Pensana veut produire des aimants métalliques au Royaume-Uni avec les terres rares de Longonjo (Agence ecofin)
Maroc : la bourse résiste mieux au mauvais résultat des sociétés cotées (Agence ecofin)
INTERNATIONAL
L’OMD célèbre la 50e session du Comité technique de l’évaluation en douane - Le 12 octobre 2020, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) a organisé une session commémorative virtuelle pour célébrer la 50e session du Comité technique de l’évaluation en douane (CTED). Lors de cet événement présidé par M. Jan Birkhoff, le Secrétaire général de l’OMD, Dr Kunio Mikuriya, le Directeur général adjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Yi Xiaozhun, le Secrétaire général de la Chambre de commerce internationale, M. John W. H. Denton AO, et plusieurs orateurs issus de pays Membres, y compris d’anciens présidents du CTED, ont pris la parole devant le Comité technique. Plus de 170 participants du monde entier se sont inscrits à cet événement marquant, y compris les délégués et observateurs en exercice, d’anciens délégués et des membres du Secrétariat de l’OMD. Dans son allocution, le Secrétaire général Mikuriya a noté que l’adoption du code d’évaluation de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) constituait un changement révolutionnaire, avec l’utilisation de la valeur transactionnelle au lieu du prix normal prévu par la Convention sur l’évaluation en douane des marchandises (également connue sous le nom de BDV). Il a également souligné l’importance du Comité technique, établi en vertu de l’accord de mise en œuvre de l’article VII du GATT en vue de garantir, au niveau technique, l’uniformité de l’interprétation et de l’application du GATT. Dr Mikuriya a abordé les défis de mise en œuvre auxquels les administrations douanières et la communauté du commerce international continuent de faire face depuis l’entrée en vigueur de l’accord, il y a 40 ans. Selon lui, ces défis ne résident pas seulement dans les complexités techniques, mais aussi dans la capacité des administrations douanières à assurer la conformité, en particulier dans les pays en développement, et dans le maintien à jour de l’accord, compte tenu de l’évolution des chaînes de valeur mondiales, des nouveaux modèles commerciaux, du secteur du commerce électronique et de l’évolution rapide des technologies. (OMD)
Mots Clés: OMD, Evaluation douanière
Nouveau rapport de l’OMC sur le système mondial de propriété intellectuelle et la COVID-19 - Le Secrétariat de l’OMC a publié une nouvelle note d’information sur le système mondial de propriété intellectuelle dans le contexte de la COVID-19, et sur la contribution qu’il pourrait apporter aux initiatives déployées pour lutter contre la pandémie. Cette note donne un aperçu des mesures liées à la propriété intellectuelle prises par les Membres de l’OMC et d’autres parties prenantes depuis le début de la crise. Le document souligne que l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) est l’accord multilatéral le plus complet sur la propriété intellectuelle et constitue un cadre dans lequel les innovations indispensables en rapport avec la COVID-19 peuvent être encouragées, partagées et diffusées, tout en assurant un équilibre entre les droits et les obligations. Dans ce cadre, la manière dont le système mondial de propriété intellectuelle est conçu et mis en œuvre peut jouer un rôle important en facilitant l’accès aux technologies existantes et en soutenant la création, la mise au point et la diffusion de nouvelles technologies. Cela inclut l’accès aux équipements de protection, aux logiciels de traçage des contacts, aux diagnostics, ainsi qu’aux vaccins et aux traitements qui doivent encore être mis au point et qui seront essentiels pour répondre efficacement à la crise liée à la COVID-19. Le système de PI peut aussi soutenir la collaboration et la coopération entre les concepteurs de technologies de la santé, les gouvernements et d’autres parties prenantes, ainsi que la mise en œœuvre d’un certain nombre d’initiatives concernant le partage volontaire et la mise en commun des droits de propriété intellectuelle (DPI), concrétisant ainsi l’esprit de collaboration nécessaire à l’effort mondial de lutte contre la pandémie de COVID-19. Le rapport attire l’attention sur l’éventail des options possibles dans le cadre de l’Accord sur les ADPIC pour traiter des questions de santé publique, telles que la délivrance de licences obligatoires et l'utilisation d'un brevet par les pouvoirs publics sans l'autorisation de son titulaire, moyennant un certain nombre de conditions visant à protéger les intérêts légitimes du détenteur du brevet. Il souligne que la réponse face à la pandémie de COVID-19 a conduit les offices nationaux et régionaux de la propriété intellectuelle à prendre des initiatives pour accélérer ou simplifier leur administration du système de PI, en particulier en ce qui concerne les brevets et les marques de fabrique ou de commerce, et à fournir un soutien pratique aux entreprises qui cherchent à mettre au point des produits susceptibles de favoriser la lutte contre la pandémie. (OMC)
Mots Clés: OMC, Propriété intellectuel, Covid-19
PANAFRICAIN
StatCom7 s’achève par un appel à l’Afrique à prioriser la numérisation des systèmes statistiques du continent - La septième session de la Commission de statistique pour l’Afrique (StatCom7) s’est achevée ce jeudi, avec des participants de haut niveau soulignant l’importance de la numérisation des systèmes statistiques du continent ; l’utilisation des méga données ; la coordination des données et des statistiques ; et la volonté politique pour un développement statistique efficace en Afrique. La réunion de trois jours a vu les participants de la réunion virtuelle discuter des moyens de concevoir des solutions statistiques innovantes pour renforcer les systèmes statistiques nationaux afin de tenir les décideurs informés des développements économique, social et environnemental en temps réel. Oliver Chinganya, Directeur du Centre africain pour la statistique (ACS), à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), déclare que la coordination statistique et le partenariat sont essentiels pour garantir que les statistiques soient produites de manière holistique par les systèmes nationaux de manière efficace conformément aux normes et principes communs et harmonisés.
- Recommandations
Prenant note du développement en cours des capacités statistiques aux niveaux national, sous-régional et continental dans le contexte du développement durable et des effets du COVID-19, les participants ont approuvé la création du Groupe africain sur la transformation et la modernisation des statistiques officielles et demandent à la CEA d’entreprendre son opérationnalisation. Les experts invitent les États membres à utiliser des indicateurs de développement statistique sur une base annuelle afin de mesurer les progrès de leur développement statistique ; les organisations panafricaines et les partenaires à travailler en étroite collaboration et à favoriser les synergies afin de soutenir les pays africains, en particulier ceux dont le niveau de développement statistique est le plus bas pour atténuer le les effets du COVID-19 ; et les pays ont été instamment priés de renforcer l’intégration entre les Systèmes d’informations géospatiales et les autres systèmes statistiques. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Statistiques, StatCom7
AFRIQUE DE L’OUEST
Au Niger, la croissance devrait atteindre 9 % à moyen terme, grâce aux exportations de pétrole - « Avec le début prévu des exportations de pétrole en 2022 et le maintien de la vigueur de l’investissement, à moyen terme, la croissance devrait être de 9 % en moyenne », a conclu le FMI, au terme d’une mission virtuelle qui s’est déroulée du 9 au 29 septembre 2020, rapporte le site Niamey et les 2 jours. Dès l’année prochaine (2021), l’économie nigérienne devrait rebondir à 6,9 %, après les contrecoups de la pandémie de la Covid-19 qui a ralenti la dynamique économique. Si le Niger semble épargné par une contraction, sa croissance devrait rester très faible en 2020. L’institution de Bretton Woods table sur au moins 1%, tout en félicitant les autorités d’avoir pris des mesures rapides pour circonscrire les dégâts. « La riposte économique à la pandémie de COVID-19, qui comprenait une aide alimentaire et un appui au crédit pour le secteur privé, permettra de maintenir une croissance supérieure à 1 % en 2020, et ce bien que les mesures décisives prises au départ pour endiguer la pandémie aient pénalisé l’activité économique », a déclaré le FMI. « Le projet de Loi de finances pour 2021, qui prévoit un déficit de 4,6 % du PIB, permettrait d'établir un équilibre raisonnable entre une reprise économique et un premier pas vers la normalisation des dépenses », préconise le Fonds. Touché par la pandémie de la Covid-19 qui tarde à être jugulée, l’Etat nigérien traîne un déficit budgétaire qui est passé de 3,6 % du PIB, l’année dernière, à 5,8 %, du fait des dépenses liées à la pandémie, ajoutées aux ressources allouées aux défis sécuritaires. (Agence ecofin)
Mots clés: Niger, Croissance
AFRIQUE DE L’EST
Soudan du Sud : face à la crise économique, l'Etat va abandonner la livre sud-soudanaise, la monnaie nationale - La livre sud-soudanaise, monnaie nationale du Soudan du Sud n’aura bientôt plus cours dans le pays. C’est ce qu’a annoncé le vendredi 9 octobre, Michael Makuei Lueth, ministre sud-soudanais de l'Information et de la Radiodiffusion. Il s’agit d’une décision du gouvernement visant à contrer la crise économique et la dépréciation de plus en plus inquiétante de la livre sud-soudanaise (SSP). Alors que la pandémie du coronavirus a entraîné une chute des cours du pétrole et fait ainsi baisser les revenus du pays, la monnaie a perdu de sa valeur, s'échangeant jusqu’à 510 SSP pour 1 dollar au marché noir, alors que le taux officiel est de 167 SSP pour un dollar. Pour les autorités de Juba, cette situation est due à une tendance de plus en plus grande à la thésaurisation observée au sein de la population. « La plupart des citoyens détiennent des devises chez eux, craignant que leur argent soit confisqué lorsqu'ils le déposent à la banque. Le cabinet a donc décidé de changer la monnaie », a déclaré le ministre Lueth. Cette décision intervient dans un contexte particulier pour l’économie sud-soudanaise affectée par plusieurs années de guerre civile, et que le gouvernement du président Salva Kiir cherche à réformer depuis plusieurs mois. Au milieu du mois de septembre, Salvatore Garang Mabiordit Wol, ancien ministre des Finances, a ainsi été limogé et remplacé par Athian Diing. (Agence ecofin)
Mots clés: Soudan du sud, Monnaie
Tanzanie : le gouvernement lancera un programme d’assurance agricole en 2021 - En Tanzanie, l’Autorité de réglementation de l’assurance (TIRA), le régulateur du secteur mettra en place d’ici 2021, un nouveau programme pour renforcer l’accès des acteurs agricoles aux produits d’assurance. Baptisée « National Agriculture and Livestock Insurance (NALI) Scheme », l’initiative s’étendra sur la période 2021-2025. Elle vise globalement à porter la part du secteur de l’assurance dans le PIB du pays à 5 % d’ici 2024 contre moins de 1 % actuellement et à améliorer la couverture de la production végétale et animale par les compagnies d’assurance. En effet, selon les données rapportées par The Citizen Tanzania, seulement 5 sociétés du secteur proposent des produits et services à l’endroit de l’agriculture sur les 26 que compte le pays. Dans le cadre du programme, le gouvernement devrait investir dans l’installation de systèmes d’irrigation pour réduire les risques liés à la vulnérabilité climatique. Il devrait également se porter garant d’une partie des risques associés au secteur pour permettre aux compagnies d’offrir une gamme de produits de microassurance abordables aux acteurs de la filière agropastorale. (Agence ecofin)
Mots clés: Tanzanie, Agriculture, Assurance
AFRIQUE CENTRALE
La CEMAC recherche des fonds pour des projets intégrateurs - La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) organise une Table ronde internationale au mois de novembre en France, en vue de mobiliser des financements nécessaires pour la réalisation des projets intégrateurs estimés à plus de 5 milliards de dollars. Présentée comme la région la moins intégrée du continent, l’Afrique centrale semble enfin prendre conscience de son retard en multipliant des initiatives pour mobiliser des fonds destinés au développement des projets intégrateurs dont l’insuffisance des infrastructures plombe aussi bien, sinon davantage l’intégration communautaire que des atermoiements politiques des dirigeants. Une table ronde pour le financement d’infrastructures en Afrique centrale se tiendra les 16 et 17 novembre 2020 à Paris, en France, dans le cadre de l’implémentation du Programme des Réformes Économiques et Financières (PREF) de la CEMAC. « Cet événement important a pour objectif de financer 11 projets dans le cadre du Programme Economique Régional (PER) 2017-2020 de la CEMAC, qui comprend 84 projets. Les 11 projets intégrateurs prioritaires qui ont été choisis pour cette table ronde ont été choisis pour leur haut degré de maturité et de préparation », souligne la Commission de la CEMAC. Pour l’essentiel, ces projets portent sur les corridors régionaux de transport, la production et l’interconnexion énergétique, le marché unique, la libre circulation des biens, des services et des personnes et le capital humain ainsi que la diversification économique. Pas moins de 2812 milliards de FCFA (un peu plus de 5 milliards de dollars) doivent être mobilisés pour la réalisation de ce programme de développement, dont à peine 255 milliards composés notamment de contributions des partenaires au développement et du financement propre des six Etats de la CEMAC seraient actuellement disponibles. (Financial Afrik)
Mots Clés: Cemac, Financement, Intégration
Cameroun : les recettes pétrolières baissent de 28% pour se chiffrer à 197 milliards FCFA à fin juin 2020 - Selon les données publiées par le ministre des Finances (Minfi), les recettes pétrolières du Cameroun se chiffrent à 197,1 milliards FCFA à fin juin 2020, informe Investir au Cameroun. Elles sont en baisse de 79,4 milliards (-28,7%) par rapport à fin juin 2019. Le Minfi explique cette contreperformance essentiellement par la baisse de 39,6% en rythme annuel des cours mondiaux du pétrole. « Le faible niveau des cours mondiaux du pétrole, qui se relèvent difficilement après la chute enregistrée en mars 2020, et dont le cours moyen du baril est estimé à 39,9 dollars, en deçà des 54,4 dollars retenus dans la Loi de finances, affecte négativement les recettes pétrolières », écrit le département ministériel. Au cours de la période sous revue, ces recettes pétrolières du Cameroun comprennent 152,8 milliards FCFA de redevance pétrolière SNH (Société nationale des hydrocarbures) et 44,3 milliards d’impôts sur les sociétés pétrolières. Par rapport à la prévision semestrielle de 122,3 milliards FCFA, elles enregistrent un taux de réalisation de 161,2%. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, Pétrole, recettes
AFRIQUE AUSTRALE
Angola : Pensana veut produire des aimants métalliques au Royaume-Uni avec les terres rares de Longonjo - La compagnie minière britannique Pensana Rare Earths examine toujours les débouchés pour sa future production au projet angolais Longonjo. Elle a engagé le cabinet Wood Group pour réaliser une étude sur la faisabilité d’une usine de traitement de terres rares au Royaume-Uni, afin de produire des aimants métalliques. Ladite usine sera destinée, apprend-on, à satisfaire la prochaine demande du pays pour la production d’énergie éolienne. En effet, selon une étude indépendante, le gouvernement britannique devra dépenser près de 50 milliards £ pour mener à bien sa stratégie concernant l’énergie éolienne. Pensana indique que chaque centrale éolienne de 13 MW devrait nécessiter environ 7 tonnes d’aimants permanents, alors que l’approvisionnement pour ce matériau n’est pas sécurisé. Le cabinet Wood Group doit donc déterminer la meilleure manière de combler ce vide grâce au potentiel de la future mine Longonjo. « Nous voulons tous une économie verte, mais cette demande florissante de métaux magnétiques met en évidence l’importance des chaînes d’approvisionnement », a commenté Paul Atherley, président de la compagnie, précisant vouloir jouer ce rôle de partenaire sûr pour le Royaume-Uni, mais aussi toute l’Union européenne. (Agence ecofin)
Mots clés: Angola, Terres rares, Royaume uni
AFRIQUE DU NORD
ZLECAf : les représentants nord-africains appellent à l’accélération des négociations sur le e-commerce – Le Bureau de la CEA en Afrique du Nord a organisé, le mercredi 14 octobre 2020 un webinaire sous le thème de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) et l’atténuation de l’impact de la pandémie de la Covid19 sur les stratégies commerciales en Afrique du Nord. Organisée avec la participation de représentants des ministères du commerce, du secteur privé et de chercheurs de l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, le Soudan et la Tunisie, la rencontre a été l’occasion de se pencher sur les différentes stratégies commerciales adoptées pour limiter l’impact de la pandémie sur la santé des populations et leur approvisionnement en ressources alimentaires ainsi que ses effets négatifs sur le commerce extérieur des pays d’Afrique du Nord. Les participants ont ainsi constaté que la Covid19 a entraîné un dysfonctionnement des chaînes d’approvisionnement et du commerce international, ce qui a entraîné une reconfiguration de ce dernier caractérisée par une montée du protectionnisme. « Il était attendu que cette crise ait un impact sur le commerce extérieur. Entre avril et mai 2020, plus de 75 pays à travers le monde ont pris des mesures restrictives, qui ont non seulement touché les échanges de produits médicaux mais aussi de nourriture. On ne s’attendait cependant pas à assister à une telle baisse du commerce extérieur au sein même du continent africain, et en particulier en Afrique du Nord où les échanges étaient déjà très limités, de l’ordre de 3 à 5% des échanges extérieurs nationaux », a indiqué Khaled Hussein, Directeur a.i. du Bureau de la CEA en Afrique du Nord. Selon les experts de la CEA, la ZLECAf peut aider le continent à réduire l’impact de la pandémie et accélérer sa reprise économique. (UNECA)
Mots clés: Afrique du nord, Zlecaf, E-commerce
Maroc : la bourse résiste mieux au mauvais résultat des sociétés cotées – A l'exception de quelques indices sectoriels, les différents indices de performance des sociétés cotées sur la Bourse de Casablanca affichent une évolution négative depuis le début de l'année. Le Moroccan All Shares Index (MASI), l'indice qui regroupe l'ensemble des entreprises présentes sur le compartiment actions du marché financier marocain est en recul de 16,15% depuis le début de l'année, selon des données actualisées au 9 octobre 2020. Bien qu'élevée, cette baisse de performance du MASI se présente comme une résistance lorsqu'on la compare aux réalisations effectives des entreprises. Dans la logique financière basique, la valeur des sociétés cotées représente les perspectives de bénéfices futurs que les investisseurs en attendent. La survenance de risques de baisse de profitabilité est ainsi souvent suivie d'une baisse des valeurs boursières. Or, on assiste à une situation légèrement différente au Maroc actuellement. Pour le premier semestre 2020, le bénéfice net des 67 sociétés cotées qui ont publié leurs résultats financiers de la période est en baisse de 56%. Mais certains éléments permettent de comprendre un effondrement moins prononcé des valorisations boursières au Maroc. Le premier c'est la prudence des investisseurs qui attendent qu'un impact de l'ampleur de celui provoqué par la pandémie covid-19 ne se répètera plus. Attijari Global Research a fourni une autre part des indicateurs. Cette filiale du premier groupe bancaire au Maroc estime que les bénéfices hors effets de la covid-19 seront en baisse de 15,8% pour les sociétés cotées marocaines, au terme de l'année 2020, et on assistera à un rebond de près de 12% en 2021. (Agence ecofin)
Mots clés: Maroc, Bourse, Covid-19
